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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:50

 

Avec 46 autres députés socialistes, j'ai signé le texte ci-dessous publié dans la presse pour soutenir la démarche de Martine Aubry qui, comme Première Secrétaire du Parti Sosialiste, a vocation à rassembler à Gauche pour 2012 !

 

 

Dimanche, le Parti socialiste, en remportant haut la main les élections cantonales, s'est solidement installé comme le premier parti de notre pays, au cœur d'une gauche nettement majoritaire. Ce succès, après celui des élections régionales, ouvre de grands espoirs pour 2012. L'espoir d'en finir avec dix ans de pouvoir sans partage de la droite, en particulier avec l'actuel quinquennat marqué par une des plus graves crises financière, économique, sociale et surtout morale que notre pays ait jamais connues. Surtout, l'espoir d'une autre France, plus forte, plus juste et plus confiante. 

Comme 2012 est l'année de tous les espoirs pour les Français, l'année qui la précède, 2011 doit être celle où la gauche crée les conditions de la victoire.  

Nous nous devons, pour les Français, d'être à la hauteur de nos responsabilités.

Cela suppose quelques conditions. 

A la fin de cette année, nous aurons choisi notre candidat à la présidence de la République. Dès cet instant, nous devrons être tous rassemblés, solidaires, unis autour de celle ou de celui qui aura été choisi. Les socialistes et leurs alliés les plus proches dès le premier tour, toute la gauche et au-delà pour le second. Alors, pensons-y dès maintenant: Rien à partir d'aujourd'hui ne doit compromettre ce futur rassemblement et chacun à gauche est déjà comptable des petites phrases toujours très médiatiques qui pourraient laisser des traces. 

Auparavant, entre juillet et octobre, nous vivrons les «primaires». Il n'est plus temps d'en discuter le principe. Les militants socialistes ont massivement validé ce processus. Nous leur devons son application. Nous devons en faire le premier acte de notre campagne présidentielle, un véritable moment de mobilisation populaire. Pour être réussies, ces primaires doivent être maîtrisées. Pour que cet exercice démocratique soit exemplaire, il faut qu'il respecte les règles rigoureuses de la démocratie. Et d'abord le respect des concurrents, qui ne seront pas des adversaires. 

Tout socialiste qui, dès à présent, exprime sa préférence pour tel(le) ou tel(le) candidat(e) doit impérativement s'abstenir de dénigrer les autres et le travail collectif engagé depuis des mois. 

Avant les primaires, c'est-à-dire d'ici la fin du mois de juin, va se dérouler une période essentielle, majeure pour la préparation du succès de la gauche en 2012: la discussion puis l'adoption du projet socialiste aux mois d'avril et mai; le nécessaire travail en commun entre les partis de gauche pour la préparation électorale et programmatique de 2012. 

Tout cela, c'est au Parti socialiste de l'initier, de l'animer, de le réussir, autour de sa première secrétaire, Martine Aubry. Non pas parce qu'elle est ou serait candidate. Mais parce qu'elle est notre première secrétaire, que nous lui avons confié cette mission essentielle et qu'elle a, à ce titre, la légitimité pour rassembler tous les socialistes et, au-delà, toute la gauche. 

Nous savons par expérience les risques de division qu'engendrent les périodes de désignation. Aujourd'hui critiquer notre maison commune et sa première secrétaire plutôt que le gouvernement et la droite, ce serait affaiblir le Parti socialiste et ne pas répondre à l'immense attente des français. Les militants et les électeurs de gauche nous observent et attendent de nous une responsabilité particulière. Ceux qui trouvent que le Parti socialiste est encore imparfait ne doivent pas hésiter à se retrousser les manches! Il y a du travail pour tous! 

Nous voulons insister sur le nécessaire rassemblement de la gauche, des écologistes et des forces populaires, clef stratégique du succès à venir. Nous souhaitons que le Parti socialiste, par la voix de sa première secrétaire, s'adresse aux responsables des autres partis de la gauche pour réunir les conditions du rassemblement. Dans le même élan, nous devons proposer qu'un groupe de travail réunissant des représentants de tous les partis de gauche se mette en place. Il aura pour objectif de réaliser un «état des lieux» des convergences et des divergences programmatiques entre les partis afin de déboucher sur une plate-forme commune de gouvernement. 

Martine Aubry a la légitimité pour engager cette démarche. C'est notre responsabilité  de l'aider à réussir ce processus de rassemblement. 
 
 Les députés signataires : BAPT Gérard, BATAILLE Christian, BATTISTEL Marie-Noëlle, BIEMOURET Gisèle, BROTTES François, CACHEUX Alain, COQUEMPOT Gilles, COHEN Pierre, DELUGA François, DREYFUS Tony, DUFAU Jean-Pierre, DUMONT Laurence, DUMONT Jean-Louis, DURAND Yves, DUSSOPT Olivier, ECKERT Christian, FAURE Martine, FORGUES Pierre, GAUBERT Jean, GLAVANY Jean, GOLDBERG Daniel, IDIART Jean-Louis, IMBERT Françoise, ISSINDOU Michel, JUANICO Régis, LACUEY Conchita, LEBRANCHU Marilyse, LEMORTON Catherine, LEROY Jean-Claude, LONCLE François, MALLOT Jean, MARCEL Marielou, MARSAC Jean-René, MARTIN Philippe, MARTINEL Martine, MATHUS Didier, MESQUIDA Kléber, MICHEL Jean, NERI Alain, PAUL Christian, PEIRO Germinal, PERAT Jean-Luc, REYNAUD Marie-Line, ROGEMONT Marcel, ROY Patrick, VERGNIER Michel, VIDALIES Alain.

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:55

D'ordinaire plutôt modéré, je suis aujourd'hui scandalisé. La position de l'UMP face à des duels FN/PS est proprement abjecte. En 2002, les socialistes ont sans aucune hésitation appelé à voter pour Jacques Chirac lorsqu'il s'est trouvé face à Jean Marie Le Pen.

 

Les masques tombent, et les risques sont énormes :

 

  • - La légitimation du Front National a été mise en route depuis que Nicolas Sarkozy, a engagé l'UMP à chasser les idées du FN. Le discours de Grenoble, le débat sur l'identité nationale, la gestion des roms, le débat sur la place de l'Islam, ont entre autre participé à rendre le FN fréquentable.


  • - La gestion économique et sociale de la crise a ecoeuré les français. La protection des nantis, les profits insolents des banques et des multinationales, la suppression programmée de l'ISF, les prix des carburants et de l'énergie, le chômage et le blocage des salaires onr autant contribué aux progrès du FN que les questions de l'immigration.


  • - La gestion pitoyable des affaires Woerth, Alliot Marie, Guérini, Longuet et autres affairistes politiques accrédite le discours réducteurs de style « tous pourris ! ». Les mesures destinées à réglementer les conflits d'intérêts tardent et ne sont pas convaincantes.


Si jusque là, la confusion des idées de la droite avec celles du FN était inquiétantes, aujourd'hui ce sont les actes concrets qui suivent. En cas de duel FN/PS il est inconcevable que les responsables politiques de droite ne recommandent pas un vote PS. Nicolas Sarkozy prend un rique énorme. Depuis quelques jours, beaucoup de mes amis, qui ont voté Chirac à contre-coeur en 2002 me disent qu'ils n'iront pas voter Sarkozy si d'aventure il devait affronter Marine Le Pen en 2012. Voilà où nous conduit ce Président devenu fou.

 

L'urgence est là, et toute la Gauche ferait bien d'en tirer les conclusions.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 15:59

 

"Heureusement qu'il était là. Parce que le monde entier s'apprêtait à contempler à la télévision des massacres commis par le colonel Kadhafi, heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et puis la Ligue arabe et l'Union africaine"

 

Tels sont les propos exacts de Claude Guéant, notre Ministre de l'Intérieur, inspirateur habituel de la « pensée » sarkozyenne.

 

Analyse du texte, en prémices du débat de cet après-midi à l'Assemblée Nationale :

 

  • - D'abord le « il » pour parler du maître ! Ne serait-il pas plus opportun de parler d'une position de la France ? N'y a-t-il pas là la preuve d'une utilisation des évènements internationaux au profit de la promotion d'une personne ? N'est ce pas grave lorsqu'il s'agit de faits de guerre provoquant la mort d'êtres humains ?

  • - Ensuite la subite et impérieuse nécessité d'intervenir devant les exactions d'un tyran. Pourquoi en Lybie, et pas au Yémen ou dans les dizaines de pays où sévissent des dictateurs ?

  • - Enfin, ce terme de « croisade », qui ne peut avoir été choisi par hasard, sauf à penser que son auteur méconnaîtrait à ce point l'histoire des guerres et des religions. La frontière entre intervention humanitaire et guerre de religion est franchie, mais cela ne surprend plus personne tant ces personnages en sont coutumiers.

     

Le contexte est par ailleurs inquiétant. Avec des caisses vides, avec le risque d'enlisement, je n'ose imaginer le trio Guéant, Juppé, Longuet, ministres reconvertis en croisés, prêts à tout pour dissimuler leur incurie à gérer les problèmes français. Et la première tête qui dépasse sera coupée au nom de la nécessité d'unité nationale devant une crise internationale !

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:30

Verdict des urnes dimanche soir dans les cantons du Nord de la Meurthe-et-Moselle :

 

  • - La participation est très faible. Plus faible que la moyenne nationale ou départementale. C'est d'autant plus surprenant que ce secteur ouvrier et fort syndiqué traditionnellement, nous avait, certes il y vingt ans, habitué à  une forte politisation de sa population. Comment l'expliquer ? Une piste de réflexion : La très forte proportion de travailleurs frontaliers (un actif sur deux) qui passent plus de temps au Luxembourg que chez nous et se désintéressent de la vie locale.

  • - L'effondrement de la droite. Autour de 15% dans deux cantons, et à 7% dans le troisième. Un étiage jamais vu. Le discrédit d'Edouard Jacque un temps leader, les bisbilles internes à l'UMP dans la Pays Haut et la force de la gauche sont sûrement des éléments d'explication. Le phénomène est pourtant plus fort qu'au niveau national. La droite ne peut se maintenir nulle part, et elle en est même très loin.

  • - La poussée du Front National. Elle survient chez nous plus tard qu'ailleurs, et grignotte évidemment des voix à l'UMP. Mais aussi au Parti Communiste. Présent seulement à Audun le Roman, le Front National contribue à ce que le candidat du PC (ou équivalent) y perd 11 points. C'est d'ailleurs dans ce canton que notre candidat, Daniel Matergia, manque la pool position de 77 voix seulement.

Ces constats faits, seuls les socialistes et les communistes étaient qualifiés dans les trois cantons. Si à Herserange et à Villerupt, le retrait des socialistes s'imposait tant la différence de voix restait forte, à Audun le Roman, Daniel pouvait emporter le second tour. Après mûres réflexions et une journée de discussions avec les militants, la Fédération, Michel Dinet, de nombreux soutiens, Daniel a pris la décision de ne pas participer au second tour. Pour plusieurs raisons :

 

  • - La montée du Front National et l'approche des présidentielles nécessitent des signes forts d'union à Gauche.

  • - Des situations symétriques existent ailleurs, et oblige à des positions claires, même si les électeurs restent libres des décisions d'Etat-Major...

  • - Les représentants des communistes (ou équivalents) se sont engagés à mieux équilibrer la gestion locale, notamment dans les structures intercommunales du canton.

Cette décision a été difficile à prendre pour Daniel et son équipe pour de nombreuses raisons :

 

  • - Les communistes (ou équivalents) entretiennent l'ambiguïté sur leur appartenance au PC : à ma connaisance, Jean Pierre Minella et André Corzani ne sont plus adhérents du PC depuis longtemps. Serge de Carli a annoncé l'an dernier qu'il ne remprendrait plus sa carte au PC. Les autres communistes (ou équivalents), on ne sait pas. Sans doute faudrait-il leur poser la question.

  • - Aux dernières élections régionales, les conseillers généraux communistes (ou équivalents) du Pays-Haut ont ostensiblement aidé à la constitution et soutenu une liste dite Front Lorrain de Gauche, contre la liste d'union PC/PS, sur laquelle figurait Michel Dinet aux côté de vrais communistes ayant clairement fait le choix de l'union.

  • - Notre électorat, nos sympatisants et nos militants ont bien du mal à expliquer qu'après une qualification (brillante à Audun le Roman), on ne dispute pas la finale alors même que le vainqueur sera de toute façon de gauche... Surtout pour la troisième fois consacutive.

  • - Alors même que les élus communistes (ou équivalents) sont prompts à dénoncer l'hégémonie du PS à gauche, a-t-on observé combien ils cumulent de postes de Maires, Présidents ou Vice-Présidents de Communautés de Communes, de Syndicats intercommunaux, de Présidents de Pays ou autres Scot ou Agences, quand ils ne sont pas en plus salariés ou ex-salariés de ces structures en même temps.

Néanmoins, Daniel  a pris cette décision avec beaucoup de sens des responsabilités. Il a montré, pour ceux qui en douteraient, que le PS, lui, a les sens collectif que n'ont pas toujours eu ces dernières années un certain nombre d'élus communistes (ou équivalents). Chapeau Daniel, il y aura d'autres échéances. 77 voix, ça n'est plus rien à rattrapper quand on en a déjà repris plus de 1000 !

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:45

Communiqué de Presse de

Michel DINET, Président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

C’est avec beaucoup d’attention que j’ai pris connaissance des professions de foi envoyées par les candidat-es aux électeurs de Meurthe-et-Moselle pour le premier tour des élections cantonales qui se tiendra ce dimanche 20 mars.

 

Chacun aura pu constater que de très nombreux candidats de droite ont choisi de ne pas faire apparaître leur appartenance ou leur affiliation à l’UMP. Le débat d’opinion étant essentiel à notre démocratie, Il est regrettable que ces candidats aient décidé d’avancer masqués, camouflant ainsi leur solidarité pourtant bien réelle avec le bilan désastreux du gouvernement.

 

De même, c’est avec surprise que j’ai pris connaissance de certaines professions de foi de candidats qui indiquaient ou laissaient supposer qu’ils disposaient de mon entier soutien pour cette élection.

 

Entre des candidats de droite qui refusent d’assumer leur positionnement et des candidats qui alimentent l’ambiguïté, il me paraissait important de rappeler aux Meurthe-et-mosellans ma position : au premier de tour de cette élection cantonale, j’appelle clairement à voter pour tous les candidats et toutes les candidates soutenus par le Parti Socialistes :

 

Edith COLIN (Canton d'Herserange), Francis HERBAYS (canton de Villerupt), Daniel MATTERGIA (canton d’Audun le Roman), Marie-Claire DONEN (Canton de Conflans en Jarnisy),

 

Jean-Pierre MINELLA (Homécourt), Noël GUERARD (Pont-à-Mousson), Bernard LECLERC (Nomeny), Olivier JACQUIN (Thiaucourt), Mathieu KLEIN (Nancy Nord), Nicole CREUSOT (Nancy Sud), Dominique OLIVIER (Nancy Est), Henry CHANUT (Seichamps), René MANGIN (Jarville), Jean-Claude PISSENEM (Saint-Nicolas-de-Port), Gérard HUSSON (Arracourt), Philippe COLIN (Blâmont), Monique JEAN (Badonviller), Grégory GRANDJEAN (Lunéville Nord), Jean-Marc MARCHAL (Haroué) et Alde HARMAND (Toul Sud).

 

 

Michel DINET Président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:19

Cela prend un quart d’heure, cela ne fait pas mal, ça permet de voir quelques connaissances, et ça donne le droit de râler après !

 

La démocratie peut décevoir parfois, mais elle reste la meilleure des façons pour une communauté humaine, d’organiser et de mutualiser les indispensables œuvres collectives qui conditionnent notre vie individuelle. Ecoles, routes, transports en commun, accès à la solidarité entre générations, infrastructures locales, autant de défis que seule l’organisation collective peut relever devant la fragilité de l’être humain pris individuellement.

 

Au sein du département, un conseiller général doit être animateur local, relais départemental, coordonnateur des projets pour que le vivre-ensemble ait un sens collectif dans l’intérêt de chacun. Ce ne sont pas des formules creuses : Chacune et chacun d’entre nous souhaite un environnement de vie que lui-même ne peut seul prendre en charge. La démocratie, les impôts, les assemblées délibérantes, la loi, les droits et les devoirs ont été inventés pour cela.

 

Il est donc indispensable que chacun utilise son droit de vote individuel, égalitaire et personnel. Dimanche 20 mars, dans la moitié des cantons de France, chacun doit s’exprimer selon sa conscience, ses convictions et ses espoirs. Il est trop facile de dire que l’offre de la « classe politique » est insuffisante, et de se « réfugier » dans l’abstention qui déresponsabilise autant les électeurs que les élus. Que serait une société sans organisation, sans gestion publique et sans projets ?

 

Alors, aux urnes le 20 mars, dans la diversité des opinions et le respect du fait majoritaire qui n’a jusque là pas trouvé de substitutif !

 

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:27

Le nucléaire, l’énergie et l’environnement sont des sujet aussi complexes que fondamentaux pour les citoyens et donc pour leurs élus.


Les traiter est une nécessité permanente, et ne doit pas se faire seulement lors d’une catastrophe, si impressionnante soit-elle.

 

Les avis sont différents, dans les partis comme entre eux…

 

Rappelons tout d’abord qu’avant de rentrer dans le débat, il est indispensable de tout faire pour circonscrire le grave accident en cours, et que le devoir de la communauté internationale est de mettre en œuvre tous les moyens disponibles pour sauver les vies et les territoires qui peuvent encore l’être. C’était le sens de mon propos d’il y a deux jours, qui reste plus que jamais d’actualité devant le dénuement des victimes du tsunami et devant l’aggravation de la situation des centrales nucléaires en « fusion ».

 

Mais poussés par la presse, par des expressions un peu rapides, les socialistes seraient accusés de « confusion » s’ils ne prenaient pas un certain nombre de positions claires. En voici quelques-unes, qui pourraient faire consensus :

 

  1. - Il faut qu’un audit transparent et indépendant soit fait de la situation de chaque centrale de notre pays. Il faudra ensuite décider peut-être des arrêts, sûrement des rénovations, et définir pour chacune la durée de vie restante, en prenant le critère sécurité comme prioritaire.

  2. - La capacité globale de production d’électricité nucléaire en France doit être figée, ce qui n’interdit pas de nouvelles ouvertures, sous réserve que des fermetures soient concomitantes.

  3. - La maitrise publique de ce secteur est impérative. Les maintiens d’Areva et d’EDF dans le secteur public doivent être gardés ou retrouvés. L’implication de GDF Suez doit être écartée.

  4. - Des normes internationales strictes doivent être imposées partout dans le monde, car le risque des uns peut engendrer le risque des autres.

  5. - La vente de centrales à l’étranger doit faire l’objet d’attentions particulières : les pays d’implantation doivent avoir la capacité technique et politique nécessaires à un fonctionnement sûr.

  6. - Le programme de mutations vers d’autres sources d’énergie doit être amplifié. Mais les éoliennes, l’énergie solaire et toutes les autres énergies dites propres ou renouvelables sont dans l’incapacité de fournir significativement la substitution à l’énergie électrique nucléaire, même à long terme.

  7. - L’énergie économisée n’est pas à produire ! L’isolation des bâtiments, neufs et anciens, est de première nécessité et doit faire l’objet d’un programme ambitieux et volontariste.

  8. - Le monde scientifique, les chercheurs et les ingénieurs doivent mettre en commun leurs compétences au service de questions prioritaires comme : les véhicules du futurs, le stockage de l’énergie, l’utilisation de l’hydrogène… L’Europe s’honorerait, comme elle a su le faire pour Airbus, de concevoir des programmes de travail en commun sur ces sujets.

 

Les déclarations péremptoires de ces derniers jours sont dérisoires face à ces enjeux. Le débat aura lieu. Les échéances électorales en seront une occasion. Peut être en faudra-t-il d’autres, pour le moins parlementaires ou législatives.

Mais ces questions ne sont pas binaires et méritent une approche réfléchie, une information objective, une prise en compte des expériences vécues et une réflexion approfondie. L’émotion légitime devant le drame japonais nous en fait mieux sentir la nécessité. Nous avions sans doute un peu oublié la puissance de la nature qui s’est rappelée brutalement à nous.

Quitte à choquer, je me demande souvent combien les mines de charbon ont tué de mineurs brutalement ou à petit feu, pour que l’on puisse utiliser cette énergie fossile. Combien y a-t-il eu d’ouvriers tués sur des chantiers, dans le bâtiment, dans la sidérurgie, dans les usines chimiques, dans les mines de fer, sur les voies ferrées… Le risque technologique est permanent et la sécurité ne souffre pas d’improvisation. La recherche du profit immédiat l’a trop souvent fait oublier.

 

Il y a là de formidables enjeux de société qu’il faudra trancher une fois l’accident japonais circonscrit.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:14

 

 

 

 

Un grand moment d'émotion !

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 13:25

 

Le tremblement de terre au Japon est une catastrophe qui nous interpelle toutes et tous.

Quels que soient les progrès de la connaissance, de la science et des technologies, l'humilité de l'Homme devant la nature reste de mise. L'échelle-temps de l'humanité n'est pas celle de l'individu. Il nous faut donc raison garder. Ceux qui réclament dans la semaine, un débat, un référendum ou la fin du nucléaire, apparaissent de façon indécente un peu opportunistes.

 

La priorité du moment consiste à venir en aide aux victimes et à mettre le paquet pour limiter les dégâts en cours. Dans le monde, il existe des équipes et des moyens pour agir dans l'urgence pour mettre fin à l'accident nucléaire qui semble se produire, et venir en aide aux populations sinistrées. Encore faudrait-il que les discours faussement rassurants cessent et que la mesure soit prise des risques possibles. Dans ce domaine, comme dans d'autres, le secret est à proscrire. Le principe de précaution est essentiel et toute tentative de minimiser les risques est à condamner.

 

Pour autant, les débats seront nécessaires, sans tabous. Pas sous le coup de l'émotion. Pas sans les expertises et leur nécessaire transparence.

 

Un collègue faisait justement remarquer à la réunion du groupe PS de ce matin l'importance de définir des normes de sécurité au niveau mondial. Les nuages radioactifs ignorent évidemment les frontières. De telles normes empêcheraient aussi une concurrence malsaine entre les constructeurs au mépris de la sécurité. La maîtrise publique de ces industries est également mise en évidence par ce nouvel accident !

 

 

Le temps est venu aussi de mettre en commun le potentiel scientifique pour apporter des réponses aux questions énergétiques qui se posent. L'Europe pourrait servir de creuset à cette belle ambition du développement d'énergies alternatives, plus propres, plus sûres et respectueuses de l'environnement. Hydrogène, méthanisation, éco-construction, autant de projets où nous ne serons pas trop nombreux à développer la recherche et les technologies innovantes.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 12:55

 

Notre monde n'est pas le pays des Bisounours. Partout, il existe des tricheurs, des gens qui profitent de leur situation, souvent pour des raisons financières, parfois par jalousie, quelquefois même tout simplement pour se prouver à eux-même qu'ils sont capables d'être au dessus des lois...

 

Si les lois de la République et les services chargés de leur application sont censés éviter et punir les abus, la frontière entre la maladresse, l'erreur, la faute ou le délit est souvent floue. Les principes de précaution, de présomption d'innocence ou du secret de l'instruction rendent encore plus complexe l'appréciation des citoyens sur l'opportunité, la transparence et la rigueur des poursuites.

 

Le contexte du moment des faits, la personnalité du fautif et les conséquences de la faute sont autant de facteurs susceptibles de minimiser ou d'amplifier les sanctions pénales ou civiles qu'une analyse à chaud peut conduire à estimer trop lourde ou trop insignifiante.

 

Ainsi, rappelons nous qu'un juge avait exempté de sanction des parents ayant volé de la nourriture pour leur famille dans la plus grande pauvreté. Souvenons nous aussi que tel ou tel brillant chirurgien peut dans une longue carrière commettre une faute aux conséquences irréparables. Ayons à l'idée que juger des conséquences sanitaires d'un vaccin, d'un médicament ou d'un aliment avec le recul d'une connaissance ayant progressé, peut faire accuser son concepteur d'une responsabilité exagérée eu égard à l'humilité nécessaire devant l'ampleur des paramètres scientifiques. L'amiante, le sang contaminé, la vache folle et peut-être demain les O.G.M. en sont des exemples non limitatifs. Avouons aussi que juger des fautes d'un Président de la République, très longtemps après les faits commis avant son élection, n'a pas le même sens que de le faire en temps et en heure. Constatons aussi que le pouvoir de la Presse dont Internet accélère la diffusion de l'information, et dont la recherche du « sensationnel » augmente eu égard à la concurrence médiatique, peut conduire à des raccourcis  aux effets dévastateurs individuellement ou collectivement.

 

Ce long préambule que certains pourraient trouver « jésuite », n'est nullement destiné à excuser, justifier ou minimiser certaines affaires récentes :

 

  • - Concernant le procès de Jacques Chirac : L'immunité d'un Président de la République durant son mandat devrait être limitée aux actes en rapport avec sa fonction. Le procès aurait dû avoir lieu plus tôt, et les reports décidés récemment ne servent pas l'image de la justice. D'autres grandes démocraties montrent régulièrement des exemples très différents.




  • - Concernant les « affaires » de certains socialistes marseillais : La justice est saisie et doit aller rapidement au bout de ses procédures. Les intéressés devraient se démettre de leurs mandats en cours, au moins jusqu'au jugement. Le Parti socialiste, comme il l'avait fait pour Georges Frêche, devrait clairement suspendre, fût-ce provisoirement, leur appartenance à nos rangs. Soulignons quand même que la concomitance de ce bruit médiatique soudain avec les échéances électorales (internes ou externes au PS), sur des faits pointés depuis longtemps, est pour le moins étonnante.



  • - Concernant les conflits d'intérêts en général : Une loi devrait être discutée avant l'été sur les membres élus ou fonctionnaires de l'exécutif. Le gouvernement semble reprendre en partie seulement les préconisations du rapport « Sauvé ». Je regrette que ce texte ne concerne pas pour l'instant les parlementaires. L'Assemblée fera très prochainement des propositions concernant les députés. Ayant participé au groupe de travail sur le sujet, je sais que le Président Accoyer annoncera une première série des mesures. J'ai plaidé au sein de ce groupe pour que l'on aille plus loin dans deux domaines : les sanctions et les incompatibilités. Sur le premier point, le Président ne souhaite pas rouvrir une réforme du règlement de l'Assemblée. Sur le second, une réforme de la constitution est à prévoir et la question ne lui semble pas « mûre ».

 

 

 

Pour autant, les juges et les magistrats instructeurs font leur travail. Il serait souhaitable que les moyens leur soit donnés pour qu'ils puissent le faire plus vite. Le travail de la justice encadré des procédures nécessairement contradictoires, n'empêche pas une auto-discipline rigoureuse des acteurs. Individuellement, en attente de jugement, un homme public s'honorerait d'interrompre de lui même l'exercice de son mandat. DSK l'avait fait. Un parti, une association, l'ordre d'une profession, peut également suspendre un adhérent à titre conservatoire le temps d'une instruction. Les légitimes questions posées par les journalistes d'investigation ne peuvent rester sans réponse lorsqu'il s'agit d'acteurs publics, en particulier des élus.

 

La défiance des électeurs de la classe politique notamment, est la conséquence du manquement à ces principes élémentaires. Perdre le sens démocratique et républicain serait néanmoins excessif et dangereux, pour l'avenir même de nos institutions.

 

 

PS : Depuis Paris, j'ai l'habitude de prendre connaissance tôt le matin sur Internet des « murmures politiques » du Républicain Lorrain. Arrivé tôt ce matin à mon bureau, j'ai consulté le site du journal avant 8 heures. Il était en « rideau ». J'ai rédigé cet article bien avant de prendre connaissance du « murmure » qui parlai « d'Omerta » de ma part sur l'affaire Guérini. Mes nombreuses activités de la matinée m'ont empêché de le relire et de le publier avant 13 heures, mais entre-temps, le site du Répu m'a été accessible. Ma promptitude à m'exprimer sur mon blog, gentiment soulignée par l'auteur du murmure, trouve ses limites eu égard à la maladresse d'un quinquagénaire bien sonné à écrire vite (toujours personnellement) depuis un clavier. Cet article n'est donc en rien une réponse au « murmure » de ce matin. J'essaie, avec le temps dont je dispose, de communiquer à mes lecteurs et électeurs, mes positions. Je suis leur représentant et leur dois informations et explications. Si j'en avais le temps, j'aurai ce matin pu écrire des article sur : le texte des droits des immigrés en cours d'examen, sur l'affaire Tapie qui pourrait rebondir bientôt, la crise de l'Euro qui est loin d'être finie, le différentiel de compétitivité entre la France et l'Allemagne, le prix de l'énergie, l'exploitation en Lorraine du gaz de houille... autant de sujets sur lesquels j'ai travaillé depuis mon arrivée à Paris lundi soir et sur lesquels j'ai plein de choses à raconter. Ce sera pour plus tard... là, je vais manger !

 

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