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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:45

Communiqué de Presse de

Michel DINET, Président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

C’est avec beaucoup d’attention que j’ai pris connaissance des professions de foi envoyées par les candidat-es aux électeurs de Meurthe-et-Moselle pour le premier tour des élections cantonales qui se tiendra ce dimanche 20 mars.

 

Chacun aura pu constater que de très nombreux candidats de droite ont choisi de ne pas faire apparaître leur appartenance ou leur affiliation à l’UMP. Le débat d’opinion étant essentiel à notre démocratie, Il est regrettable que ces candidats aient décidé d’avancer masqués, camouflant ainsi leur solidarité pourtant bien réelle avec le bilan désastreux du gouvernement.

 

De même, c’est avec surprise que j’ai pris connaissance de certaines professions de foi de candidats qui indiquaient ou laissaient supposer qu’ils disposaient de mon entier soutien pour cette élection.

 

Entre des candidats de droite qui refusent d’assumer leur positionnement et des candidats qui alimentent l’ambiguïté, il me paraissait important de rappeler aux Meurthe-et-mosellans ma position : au premier de tour de cette élection cantonale, j’appelle clairement à voter pour tous les candidats et toutes les candidates soutenus par le Parti Socialistes :

 

Edith COLIN (Canton d'Herserange), Francis HERBAYS (canton de Villerupt), Daniel MATTERGIA (canton d’Audun le Roman), Marie-Claire DONEN (Canton de Conflans en Jarnisy),

 

Jean-Pierre MINELLA (Homécourt), Noël GUERARD (Pont-à-Mousson), Bernard LECLERC (Nomeny), Olivier JACQUIN (Thiaucourt), Mathieu KLEIN (Nancy Nord), Nicole CREUSOT (Nancy Sud), Dominique OLIVIER (Nancy Est), Henry CHANUT (Seichamps), René MANGIN (Jarville), Jean-Claude PISSENEM (Saint-Nicolas-de-Port), Gérard HUSSON (Arracourt), Philippe COLIN (Blâmont), Monique JEAN (Badonviller), Grégory GRANDJEAN (Lunéville Nord), Jean-Marc MARCHAL (Haroué) et Alde HARMAND (Toul Sud).

 

 

Michel DINET Président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:19

Cela prend un quart d’heure, cela ne fait pas mal, ça permet de voir quelques connaissances, et ça donne le droit de râler après !

 

La démocratie peut décevoir parfois, mais elle reste la meilleure des façons pour une communauté humaine, d’organiser et de mutualiser les indispensables œuvres collectives qui conditionnent notre vie individuelle. Ecoles, routes, transports en commun, accès à la solidarité entre générations, infrastructures locales, autant de défis que seule l’organisation collective peut relever devant la fragilité de l’être humain pris individuellement.

 

Au sein du département, un conseiller général doit être animateur local, relais départemental, coordonnateur des projets pour que le vivre-ensemble ait un sens collectif dans l’intérêt de chacun. Ce ne sont pas des formules creuses : Chacune et chacun d’entre nous souhaite un environnement de vie que lui-même ne peut seul prendre en charge. La démocratie, les impôts, les assemblées délibérantes, la loi, les droits et les devoirs ont été inventés pour cela.

 

Il est donc indispensable que chacun utilise son droit de vote individuel, égalitaire et personnel. Dimanche 20 mars, dans la moitié des cantons de France, chacun doit s’exprimer selon sa conscience, ses convictions et ses espoirs. Il est trop facile de dire que l’offre de la « classe politique » est insuffisante, et de se « réfugier » dans l’abstention qui déresponsabilise autant les électeurs que les élus. Que serait une société sans organisation, sans gestion publique et sans projets ?

 

Alors, aux urnes le 20 mars, dans la diversité des opinions et le respect du fait majoritaire qui n’a jusque là pas trouvé de substitutif !

 

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:27

Le nucléaire, l’énergie et l’environnement sont des sujet aussi complexes que fondamentaux pour les citoyens et donc pour leurs élus.


Les traiter est une nécessité permanente, et ne doit pas se faire seulement lors d’une catastrophe, si impressionnante soit-elle.

 

Les avis sont différents, dans les partis comme entre eux…

 

Rappelons tout d’abord qu’avant de rentrer dans le débat, il est indispensable de tout faire pour circonscrire le grave accident en cours, et que le devoir de la communauté internationale est de mettre en œuvre tous les moyens disponibles pour sauver les vies et les territoires qui peuvent encore l’être. C’était le sens de mon propos d’il y a deux jours, qui reste plus que jamais d’actualité devant le dénuement des victimes du tsunami et devant l’aggravation de la situation des centrales nucléaires en « fusion ».

 

Mais poussés par la presse, par des expressions un peu rapides, les socialistes seraient accusés de « confusion » s’ils ne prenaient pas un certain nombre de positions claires. En voici quelques-unes, qui pourraient faire consensus :

 

  1. - Il faut qu’un audit transparent et indépendant soit fait de la situation de chaque centrale de notre pays. Il faudra ensuite décider peut-être des arrêts, sûrement des rénovations, et définir pour chacune la durée de vie restante, en prenant le critère sécurité comme prioritaire.

  2. - La capacité globale de production d’électricité nucléaire en France doit être figée, ce qui n’interdit pas de nouvelles ouvertures, sous réserve que des fermetures soient concomitantes.

  3. - La maitrise publique de ce secteur est impérative. Les maintiens d’Areva et d’EDF dans le secteur public doivent être gardés ou retrouvés. L’implication de GDF Suez doit être écartée.

  4. - Des normes internationales strictes doivent être imposées partout dans le monde, car le risque des uns peut engendrer le risque des autres.

  5. - La vente de centrales à l’étranger doit faire l’objet d’attentions particulières : les pays d’implantation doivent avoir la capacité technique et politique nécessaires à un fonctionnement sûr.

  6. - Le programme de mutations vers d’autres sources d’énergie doit être amplifié. Mais les éoliennes, l’énergie solaire et toutes les autres énergies dites propres ou renouvelables sont dans l’incapacité de fournir significativement la substitution à l’énergie électrique nucléaire, même à long terme.

  7. - L’énergie économisée n’est pas à produire ! L’isolation des bâtiments, neufs et anciens, est de première nécessité et doit faire l’objet d’un programme ambitieux et volontariste.

  8. - Le monde scientifique, les chercheurs et les ingénieurs doivent mettre en commun leurs compétences au service de questions prioritaires comme : les véhicules du futurs, le stockage de l’énergie, l’utilisation de l’hydrogène… L’Europe s’honorerait, comme elle a su le faire pour Airbus, de concevoir des programmes de travail en commun sur ces sujets.

 

Les déclarations péremptoires de ces derniers jours sont dérisoires face à ces enjeux. Le débat aura lieu. Les échéances électorales en seront une occasion. Peut être en faudra-t-il d’autres, pour le moins parlementaires ou législatives.

Mais ces questions ne sont pas binaires et méritent une approche réfléchie, une information objective, une prise en compte des expériences vécues et une réflexion approfondie. L’émotion légitime devant le drame japonais nous en fait mieux sentir la nécessité. Nous avions sans doute un peu oublié la puissance de la nature qui s’est rappelée brutalement à nous.

Quitte à choquer, je me demande souvent combien les mines de charbon ont tué de mineurs brutalement ou à petit feu, pour que l’on puisse utiliser cette énergie fossile. Combien y a-t-il eu d’ouvriers tués sur des chantiers, dans le bâtiment, dans la sidérurgie, dans les usines chimiques, dans les mines de fer, sur les voies ferrées… Le risque technologique est permanent et la sécurité ne souffre pas d’improvisation. La recherche du profit immédiat l’a trop souvent fait oublier.

 

Il y a là de formidables enjeux de société qu’il faudra trancher une fois l’accident japonais circonscrit.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:14

 

 

 

 

Un grand moment d'émotion !

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 13:25

 

Le tremblement de terre au Japon est une catastrophe qui nous interpelle toutes et tous.

Quels que soient les progrès de la connaissance, de la science et des technologies, l'humilité de l'Homme devant la nature reste de mise. L'échelle-temps de l'humanité n'est pas celle de l'individu. Il nous faut donc raison garder. Ceux qui réclament dans la semaine, un débat, un référendum ou la fin du nucléaire, apparaissent de façon indécente un peu opportunistes.

 

La priorité du moment consiste à venir en aide aux victimes et à mettre le paquet pour limiter les dégâts en cours. Dans le monde, il existe des équipes et des moyens pour agir dans l'urgence pour mettre fin à l'accident nucléaire qui semble se produire, et venir en aide aux populations sinistrées. Encore faudrait-il que les discours faussement rassurants cessent et que la mesure soit prise des risques possibles. Dans ce domaine, comme dans d'autres, le secret est à proscrire. Le principe de précaution est essentiel et toute tentative de minimiser les risques est à condamner.

 

Pour autant, les débats seront nécessaires, sans tabous. Pas sous le coup de l'émotion. Pas sans les expertises et leur nécessaire transparence.

 

Un collègue faisait justement remarquer à la réunion du groupe PS de ce matin l'importance de définir des normes de sécurité au niveau mondial. Les nuages radioactifs ignorent évidemment les frontières. De telles normes empêcheraient aussi une concurrence malsaine entre les constructeurs au mépris de la sécurité. La maîtrise publique de ces industries est également mise en évidence par ce nouvel accident !

 

 

Le temps est venu aussi de mettre en commun le potentiel scientifique pour apporter des réponses aux questions énergétiques qui se posent. L'Europe pourrait servir de creuset à cette belle ambition du développement d'énergies alternatives, plus propres, plus sûres et respectueuses de l'environnement. Hydrogène, méthanisation, éco-construction, autant de projets où nous ne serons pas trop nombreux à développer la recherche et les technologies innovantes.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 12:55

 

Notre monde n'est pas le pays des Bisounours. Partout, il existe des tricheurs, des gens qui profitent de leur situation, souvent pour des raisons financières, parfois par jalousie, quelquefois même tout simplement pour se prouver à eux-même qu'ils sont capables d'être au dessus des lois...

 

Si les lois de la République et les services chargés de leur application sont censés éviter et punir les abus, la frontière entre la maladresse, l'erreur, la faute ou le délit est souvent floue. Les principes de précaution, de présomption d'innocence ou du secret de l'instruction rendent encore plus complexe l'appréciation des citoyens sur l'opportunité, la transparence et la rigueur des poursuites.

 

Le contexte du moment des faits, la personnalité du fautif et les conséquences de la faute sont autant de facteurs susceptibles de minimiser ou d'amplifier les sanctions pénales ou civiles qu'une analyse à chaud peut conduire à estimer trop lourde ou trop insignifiante.

 

Ainsi, rappelons nous qu'un juge avait exempté de sanction des parents ayant volé de la nourriture pour leur famille dans la plus grande pauvreté. Souvenons nous aussi que tel ou tel brillant chirurgien peut dans une longue carrière commettre une faute aux conséquences irréparables. Ayons à l'idée que juger des conséquences sanitaires d'un vaccin, d'un médicament ou d'un aliment avec le recul d'une connaissance ayant progressé, peut faire accuser son concepteur d'une responsabilité exagérée eu égard à l'humilité nécessaire devant l'ampleur des paramètres scientifiques. L'amiante, le sang contaminé, la vache folle et peut-être demain les O.G.M. en sont des exemples non limitatifs. Avouons aussi que juger des fautes d'un Président de la République, très longtemps après les faits commis avant son élection, n'a pas le même sens que de le faire en temps et en heure. Constatons aussi que le pouvoir de la Presse dont Internet accélère la diffusion de l'information, et dont la recherche du « sensationnel » augmente eu égard à la concurrence médiatique, peut conduire à des raccourcis  aux effets dévastateurs individuellement ou collectivement.

 

Ce long préambule que certains pourraient trouver « jésuite », n'est nullement destiné à excuser, justifier ou minimiser certaines affaires récentes :

 

  • - Concernant le procès de Jacques Chirac : L'immunité d'un Président de la République durant son mandat devrait être limitée aux actes en rapport avec sa fonction. Le procès aurait dû avoir lieu plus tôt, et les reports décidés récemment ne servent pas l'image de la justice. D'autres grandes démocraties montrent régulièrement des exemples très différents.




  • - Concernant les « affaires » de certains socialistes marseillais : La justice est saisie et doit aller rapidement au bout de ses procédures. Les intéressés devraient se démettre de leurs mandats en cours, au moins jusqu'au jugement. Le Parti socialiste, comme il l'avait fait pour Georges Frêche, devrait clairement suspendre, fût-ce provisoirement, leur appartenance à nos rangs. Soulignons quand même que la concomitance de ce bruit médiatique soudain avec les échéances électorales (internes ou externes au PS), sur des faits pointés depuis longtemps, est pour le moins étonnante.



  • - Concernant les conflits d'intérêts en général : Une loi devrait être discutée avant l'été sur les membres élus ou fonctionnaires de l'exécutif. Le gouvernement semble reprendre en partie seulement les préconisations du rapport « Sauvé ». Je regrette que ce texte ne concerne pas pour l'instant les parlementaires. L'Assemblée fera très prochainement des propositions concernant les députés. Ayant participé au groupe de travail sur le sujet, je sais que le Président Accoyer annoncera une première série des mesures. J'ai plaidé au sein de ce groupe pour que l'on aille plus loin dans deux domaines : les sanctions et les incompatibilités. Sur le premier point, le Président ne souhaite pas rouvrir une réforme du règlement de l'Assemblée. Sur le second, une réforme de la constitution est à prévoir et la question ne lui semble pas « mûre ».

 

 

 

Pour autant, les juges et les magistrats instructeurs font leur travail. Il serait souhaitable que les moyens leur soit donnés pour qu'ils puissent le faire plus vite. Le travail de la justice encadré des procédures nécessairement contradictoires, n'empêche pas une auto-discipline rigoureuse des acteurs. Individuellement, en attente de jugement, un homme public s'honorerait d'interrompre de lui même l'exercice de son mandat. DSK l'avait fait. Un parti, une association, l'ordre d'une profession, peut également suspendre un adhérent à titre conservatoire le temps d'une instruction. Les légitimes questions posées par les journalistes d'investigation ne peuvent rester sans réponse lorsqu'il s'agit d'acteurs publics, en particulier des élus.

 

La défiance des électeurs de la classe politique notamment, est la conséquence du manquement à ces principes élémentaires. Perdre le sens démocratique et républicain serait néanmoins excessif et dangereux, pour l'avenir même de nos institutions.

 

 

PS : Depuis Paris, j'ai l'habitude de prendre connaissance tôt le matin sur Internet des « murmures politiques » du Républicain Lorrain. Arrivé tôt ce matin à mon bureau, j'ai consulté le site du journal avant 8 heures. Il était en « rideau ». J'ai rédigé cet article bien avant de prendre connaissance du « murmure » qui parlai « d'Omerta » de ma part sur l'affaire Guérini. Mes nombreuses activités de la matinée m'ont empêché de le relire et de le publier avant 13 heures, mais entre-temps, le site du Répu m'a été accessible. Ma promptitude à m'exprimer sur mon blog, gentiment soulignée par l'auteur du murmure, trouve ses limites eu égard à la maladresse d'un quinquagénaire bien sonné à écrire vite (toujours personnellement) depuis un clavier. Cet article n'est donc en rien une réponse au « murmure » de ce matin. J'essaie, avec le temps dont je dispose, de communiquer à mes lecteurs et électeurs, mes positions. Je suis leur représentant et leur dois informations et explications. Si j'en avais le temps, j'aurai ce matin pu écrire des article sur : le texte des droits des immigrés en cours d'examen, sur l'affaire Tapie qui pourrait rebondir bientôt, la crise de l'Euro qui est loin d'être finie, le différentiel de compétitivité entre la France et l'Allemagne, le prix de l'énergie, l'exploitation en Lorraine du gaz de houille... autant de sujets sur lesquels j'ai travaillé depuis mon arrivée à Paris lundi soir et sur lesquels j'ai plein de choses à raconter. Ce sera pour plus tard... là, je vais manger !

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:50

SARKO DOUANIER 
Damien, l'actu en direct !!!

Bientôt la sortie de "L'histoire d'un mec à la Rolex 2"

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 22:11

 

 

MORUE-3.jpg 

 

 

ENCORE UN JOLI DESSIN DE DAMIEN !

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 19:52

Les sondages confirment les perceptions ressenties sur le terrain : Le Front National est en passe de se légitimer durablement.

 

 

La Gauche ne peut être exonérée d'une part des responsabilités. Les trahisons intéressées de Kouchner, Besson et quelques autres, le flou parfois de quelques unes de nos prises de positions (Valls sur les 35 heures, DSK sur les retraites...), les divisions préalables aux primaires, l'extrémisme un peu fou de Mélanchon, Besancenot et quelques autres... Tout cela a pu brouiller le message, désorienter les électeurs, et accréditer l'idée que droite et gauche c'est pareil.

 

 

Mais l'essentiel des causes de la montée du FN est à rechercher à droite :

 

  • - Nicolas Sarkozy a dévalorisé la fonction présidentielle : Fouquet's, yacht de Bolloré, premier cercle au Bristol, EPAD pour le fiston, "casse toi pauv'con", communication désordonnée, autant de fautes sur la forme qui ont fait perdre à la fonction présidentielle son rôle de garant des institutions et de rassemblement du pays autour de ses valeurs fondamentales.

  • - Ce gouvernement a dévalorisé les fonctions ministérielles : Premier Ministre collaborateur et docile, Ministres hableurs et aux ordres, affaires Woerth, MAM et autres, mélange des intérêts publics et des intérêts partisans, remaniements ratés, autant de raisons de ne plus croire en des fonctions d'Etat dont les français attendent rigueur et efficacité.

  • - Le Parlement est devenu croupion : Les parlementaires de droite ne peuvent plus amender les textes. Ils votent des modifications en commission voire en séance, mais le Gouvernement fait inverser les votes à la fin. Ils cèdent aux menaces de représailles lorsqu'ils ont le malheur de contester un projet de loi.

  • - Plus grave encore, ce Président et sa majorité ont bafoué la démocratie : vote en Congrès du traité européen rejeté par un référendum, fin de la retraite à 60 ans que le candidat promettait de ne pas remettre en cause, disparition programmée ou déguisée de l'ISF que le même candidat déclarait intouchable.

  • - Les efforts demandés aux français épargnent les nantis : Les salaires sont bloqués et les dividendes des actionnaires n'ont jamais été aussi élevés. Le SMIC ne connait aucun coup de pouce et les honoraires des notaires viennent d'augmenter de 7% en catimini. La baisse de la TVA sur la restauration profite essentiellement aux seuls restaurateurs, et la hausse du pétrole se répercute sur les taxes et le prix de l'Energie. On fiscalise les indemnités journalières des accidentés du travail et on supprime l'impôt sur la fortune. On instaure les franchises médicales et les consultations augmentent de 1 €. On "sauve" les banques à coup de Milliards et leurs profits comme leurs tarifs n'ont jamais été aussi élevés.

  • - Le flirt assumé du Président et de quelques autres avec le FN  légitime ce dernier : Le pathétique débat sur l'identité nationale, les tests ADN, l'accent systématique mis sur la sécurité au gré des faits divers fussent-t-ils cruels, la chasse aux Roms, le récent débat lancé sur l'Islam en France, la mise en avant des seuls flux migratoires suite aux événements du Maghreb, autant de clins d'oeil délivrés aux électeurs du Front National. Alors, comme elle le dit, les électeurs préfèrent l'original !

Comment s'étonner alors du manque de confiance des français dans nos institutions ? Comment faire reculer l'abstention et le vote protestataire "gratuit" ? Comment redonner espoir dans une démocratie vivante ?

 

L'explosion des inégalités fait le reste.

 

Le Parti Socialiste devra en tenir compte.

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:56

Seuls les députés ont eu droit à assister à l'audition de Jacques Servier, qui avait accepté de répondre à la mission d'information de l'Assemblée Nationale, à condition qu'elle se déroule à huis-clos. Curieuse manière, quand on prétend être transparent. Les journalistes seraient moins sujet à accusation si les principaux intéressés acceptaient la publicité des débats !

 

Bien que non membre de la mission d'information, j'ai décidé de m'y rendre, tant le sujet me semble important.

 

Une petite douzaine de députés présents, face à cet homme à l'oeil vif, bien que tassé dans son siège : 88 ans et parmi les 10 plus grosses fortunes de France...

 

Entouré de pas moins de 11 collaborateurs, le patron des Laboratoires Servier a d'abord pendant un bon quart d'heure réécrit l'histoire du Médiator, à sa façon, contredisant le fameux rapport de l'IGAS qui pose plutôt clairement la responsabilité du labo. Il s'appuyait sur des notes écrites soigneusement par ses juristes, mais s'en écartait spontanément avec une aisance étonnante.

 

Par la suite, il a laissé ses collaborateurs répondre aux nombreuses questions, souvent très précises. Beaucoup des parlementaires présents étaient des médecins et des pharmaciens, et le débat a été très technique. Mais il n'a pas hésité à répondre lui-même à quelques interpellations. Par exemple, lorsque Gérard Bapt a fait allusion à un congrès destiné à vanter les mérites de son produit s'étant déroulé ... aux Bahamas (!), il a sèchement dit ne pas pouvoir se souvenir de tout ce qui s'est dit il y a si longtemps et si loin.

 

N'étant pas du métier, je n'ai pas tout retenu, mais sur quelques sujets, j'ai été très choqué :

 

  • - Cet antidiabétique un temps reconnu comme tel, a été souvent promu comme coupe-faim. Les dénégations du labo n'ont pas convaincu, de nombreux documents évoqués par le Président de la mission en font la preuve. Si les effets secondaires peuvent  être acceptables chez certains malades à haut rique face aux effets positifs, il n'en est rien chez les patients seulement soucieux de maigrir !

  • - Interpellé sur le fait que la promotion du médicament a été variable suivant les pays, le labo déclare que leur attitude peu être différente suivant le contexte (?) :  En fonction de la concurrence, de l'implantation de la maison Servier, de l'intérêt économique (sic)... Comme si l'intérêt des malades n'étaient pas la seule exigence ! Si le médicament est bon pour les français, n'en va-t-il pas de même en Suisse ou en Espagne ?

 

  • - Le discours sur le nombre de morts a été un temps fort. Après un couplet émotionnel du Directeur sur ses nuits blanches face aux attaques des médias, un peu indécent devant la mort des gens, on a eu droit à une querelle de chiffres sur le nombre de décès nominativement recensés, comparés aux données statistiques basées sur des extrapolations... Comme si les morts ne comptaient qu'à partir du moment où on a découvert le risque et qu'ils se sont eux-même fait connaître !

 

  • - Pas évoquée, mais je suis parti un peu avant la fin, la question de l'indemnisation, même si une vie n'a pas de prix. Sans doute a-t-on gardé cela pour plus tard, lorsque la mayonnaise sera retombée. A peine évoquée la question des conflits d'intérêt entre les experts rémunérés par les labos et siégeant dans les instances d'homologations elles même financées par les labos. Il est vrai que ce sont des sujets qui fâchent...

 

Cette audition a démontré la nécessité de réformer en profondeur ce système sinon corrompu du moins peu conforme à l'éthique exigée La recherche publique doit exister et le progrès médical ne peut être fonction des seuls intérêts privés, fussent-ils des amis-clients du Président actuel. La pharmaco-vigilance doit être indépendante des labos, comme nous socialistes le disons depuis longtemps. Notre collègue Catherine Lemorton l'a écrit avant les affaires récentes dans un rapport enterré par la droite, et en cela, les pouvoirs publics sont complices.

 

La preuve est faite, dans ce domaine comme bien d'autres, que l'Etat doit assurer son rôle pleinement. Laisser tous les pouvoirs au "privé" en le présentant comme seul capable d'être compétent et efficace, c'est l'objectif inlassable de cette droite ultralibérale qui provoque en France comme en Europe, des dégâts irréparables.

 

Les morts du Médiator, comme les suicides au travail, en sont un terrible exemple qui doit nous faire réfléchir et agir...

 


 

 


 

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