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Blog de Christian Eckert

Les boulettes du candidat sortant...

27 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Force est de constater que chez le candidat sortant, "chassez le naturel, il revient au galop !" : Il a beau dire "J'ai changé...", "J'ai compris...", ou encore "J'ai appris...", il retombe immédiatement dans ses travers les plus abjects, en méprisant les français par les signes incontestables de ses aspects caractéristiques :

 

Le chômage connaît un "ralentissement de son augmentation" ! Voilà un art consommé de la formule trompeuse. Un gosse de 10 ans comprend l'objectif. Un chômeur de plus, encore mieux : Masquer son échec massif sur cette question, alors même que le Gouvernement a déjà croqué en quelques mois presque tout le budget "contrats aidés" prévu pour un an afin de dégonfler les statistiques !

 

Vient ensuite la formule "d'apparence musulmane". Rien ne résiste à une analyse sérieuse de ce qui n'est même pas un lapsus. La religion et les origines sont une fois de plus mélangées dans une confusion au service des bas instincts de l'électeur qui refoule sa souffrance sociale dans le rejet de l'autre, encouragé officiellement par des amalgames intolérables.

 

En toile de fond, même si peu de journaux en parlent, se profilent aussi les tripatouillages financiers, dont quelques juges courageux cernent tous les jours un peu plus les acteurs. L'un présumé d'entre-eux s'est auto-protégé par son immunité présidentielle. Bettencourt, Karachi, Takkiédine, De Maistre, Woerth, Tapie, Bidermann, Wildenstein, Hortefeux, Gaubert, les amis du Président, récompensés, puis parfois bannis, sont trop nombreux à ne pas répondre précisément de leurs actes

 

Devant ces dérives plus que droitières, le vote Hollande apparait bien sûr le choix raisonnable de la rupture et de la reconstruction d'un République fidèle aux valeurs de la France.Pour l'heure, les boulettes du candidat sortant ressemblent le plus souvent à des boules puantes.

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Alpha Santé : Rester vigilant et mobilisé pour une offre de soins complète !

17 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Hier soir, l’Assemblée Générales d’Alpha Santé a donné à SOS Hôpital les commandes de l’ensemble de ses établissements de santé, à savoir l’hôpital d’Hayange, celui de Mont Saint Martin et toutes les structures d’accueil de personnes âgées, existantes ou en projet. Qu’est ce qui est réglé, qu’est ce qui ne l’est pas, pouvait-on faire autre chose, comment en est-on arrivé là…

Pourquoi il fallait décider : Pour des raisons légales, compte-tenu de la situation financière d’Alpha-Santé, faute d’une décision majeure hier soir de l’Assemblée Générale, le commissaire aux comptes aurait sur le champ engagé auprès du tribunal une procédure de liquidation judiciaire. Le tribunal aurait alors liquidé les biens, c'est-à-dire vendu par morceaux le patrimoine, souvent pour rien compte tenu des dettes et des déficits chroniques de certains établissements. Les personnels auraient alors été licenciés, certains bien sûr auraient retrouvé auprès des acheteurs un nouvel emploi. Mais sans aucune garantie. Des communes ayant cautionné les emprunts d’Alpha Santé (pour permettre la construction d’établissements) auraient du payer les banques (au total 29.2 Millions d’Euros). Faute de repreneurs, les établissements les moins « rentables » risquaient tout simplement de disparaître, et au premier rang d’entre eux figure l’hôpital de Mont Saint Martin… Ce scénario du pire a été évité.

Cette situation a des causes nationales : Les hôpitaux sont financés par un système dit de tarification à l’acte (T2A) décidé par ce Gouvernement. En clair et pour faire simple : Avant, l’Agence Régionale de Santé (ARS) finançait des lits de façon forfaitaire : Un lit en service de cardiologie était payé selon un barème, que le lit soit occupé ou non, que le malade nécessite des soins coûteux ou pas. Le nombre de places autorisées et donc financées était ajusté régulièrement selon les besoins constatés. Maintenant, l’ARS finance les actes médicaux prodigués aux malades : Les radios, les prises de sang, les opérations, les analyses, les médicaments, etc., sont payés à l’hôpital malade par malade, et acte par acte… Un malade qui ne  nécessite qu’une petite surveillance n’est donc pas rentable. Un malade subissant une petite intervention et ne restant pas hospitalisé est plus rentable… Ainsi les cliniques privées se spécialisent dans les secteurs rentable (canal carpien, cataracte, prothèses…), laissant aux hôpitaux publics les cas peu rentables (soins de suite…). Ce système engendre des déficits dans bien des petits hôpitaux de Province, d’autant plus que les barèmes sont « serrés ».

Cette situation a des causes locales : Le groupe Alpha Santé, sans revenir sur toute sa genèse, avait été créé pour répondre à une contradiction que l’on peut résumer ainsi : A Longwy, il y a des besoins importants, les longoviciens (sans autre choix) viennent à leur hôpital, mais on y manque de personnels et notamment de médecins. En gros, face à une offre proche et concurrente, à Hayange c’est le contraire ! L’idée était de jumeler les deux pour optimiser le système. Cela n’a pas fonctionné. Les personnels sont peu mobiles, les malades non plus. Le caractère très libéral de la médecine ne permet pas de forcer les choses, et le manque de médecins causé par ce crétin numérus clausus qui limite les formations fait courir les établissements après des vacataires fort coûteux ou des médecins étrangers, qui, comme ils ont l’embarras du choix, choisissent d’exercer sur la côte d’azur plutôt que dans ce que beaucoup considère comme l’exil longovicien. Certains mercenaires daignent s’y aventurer mais dans des conditions financières qui accroissent les déficits !

On pouvait faire autrement : Depuis des mois, l’ARS, le Ministère, des élus, les Préfets, l’administrateur provisoire, les syndicats… travaillent sur ce dossier. Pas tous ensemble malheureusement, j’y reviendrai dans un autre article plus tard. On avait imaginé que le Centre Hospitalier de Metz-Thionville (CHR) puisse reprendre l’activité hospitalière d’Hayange, et la coordonner avec celle de Thionville. Certes la chirurgie disparait à Hayange, mais les urgences et d’autres activités médicales peuvent subsister en complémentarité de Thionville. POUR L’INSTANT, ceci n’est pas acté. Concernant Mont Saint Martin, c’est bien flou et souvent contradictoire : SOS n’est pas un spécialiste des maisons de personnes âgées, et n’est entré dans le secteur hospitalier que récemment. Avant de reprendre la partie « hôpital », et de s’engager clairement dans l’organisation de l’offre de soins complète, il souhaitait obtenir de l’Etat un engagement à couvrir tout ou partie des déficits qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain dans les deux hôpitaux. L’Etat, pourtant garant de l’organisation de la santé dans notre pays, n’a pris aucun engagement financier à ce jour. Légitimement, à situation comparable (excepté le bloc chirurgical d’Hayange dont la fermeture coupe une part des déficits), on peut craindre que l’on se retrouve dans un certain temps devant le même mur qu’aujourd’hui !

L’offre de soins future reste vague : Excepté les déclarations générales faites, rassurantes mais jamais argumentées, nul ne sait si les services de soins subsisteront. La décision d’hier a sauvé le très cout terme. Rien d’autre. Si j’ai bel et bien entendu en Préfecture, l’ARS évoquer la fermeture de la maternité, c’est parce que l’ARS sait que si rien ne change, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Elle peut toujours démentir ses propos, elles sait qu’avec les mêmes services, les mêmes personnels, les mêmes malades, la même tarification à l’acte, sans un apport financier que le Ministère a refusé jusqu’à ce jour, on ne règlera pas durablement les problèmes. SOS aussi le sait, et a menacé de retirer sa proposition de reprise jusqu’au bout pour obtenir des garanties de l’Etat. Comme rien n’est acquis, le mot d’ordre doit rester : « défendre l’intégralité de l’offre de soins ».

Les personnels doivent être défendus : Personne n’a parlé de licenciements. Personne ne l’a exclu non plus. Les organisations syndicales jouent leur rôle. Elles sont satisfaites, comme moi, que le pire ait été évité hier soir. Elles y ont contribué et la mobilisation générale aussi. Pour autant, il va falloir se battre pour éviter ce qui se produit malheureusement le plus souvent dans ce type de situation : le personnel reste la variable d’ajustement. Avec les conséquences humaines que nous connaissons trop bien à Longwy et dans tous le bassin. Avec aussi le scénario trop connu qui consiste à supprimer du personnel, ce qui rend les services moins performants, ce qui rend l’hôpital moins attractif (si l’on peut dire pour un hôpital), ce qui justifie moins de personnel… A chaque fois que j’ai posé la question du Plan social, il m’a été répondu qu’il y en aurait un, sans jamais m’en préciser l’ampleur. Le volume du personnel dépendra lui aussi du calibrage de l’offre de soins.

 

 

La décision d’hier soir était la moins pire. Avec d’autres, nous aurions souhaité qu’avant de donner les clés à SOS, les questions qui restent sans réponses évoquées plus haut soient clarifiées. Une concertation entre l’ARS, SOS, le Ministère, les syndicats et le CHR, de façon collective et constructive, aurait du être conduite. Cela n’a jamais été fait, sauf par des échanges bilatéraux qui ont d’ailleurs conduit à bien des incompréhensions. Cela se fera je l’espère dans les prochains jours, mais pas dans les mêmes conditions. Il faut donc continuer à sensibiliser tout le monde et obtenir plus de garanties. Pas de procès d’intention au repreneur, qui a déjà le très grand mérite d’avoir franchi le pas sans garantie précise de l’Etat. Sans lui, c’est face au tribunal que seraient les salariés et la population. Mais la confiance n’exclut pas le contrôle !

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Le 2 février déjà, j'interrogeais le Gouvernement sur Alpha Santé... Toujours d'actualité !

16 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Réponse d'un ministre appliqué à bien lire la réponse du cabinet de Xavier Bertrand.
A revoir à la lumière de la situation d'aujourd'hui.... 

 
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Alpha Santé sauvé ? Si c'est vrai, je dis bravo !

14 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Toujours attaché à dire et expliquer ma perception des choses, voici pour la troisième fois aujourd'hui, les dernières nouvelles en ma possession sur le dossier Alpha Santé :

 

Ce midi, peu après avoir mis en ligne le précédent article, j'étais informé que sur facebook, Monsieur Etienne Mangeot, candidat UMP aux prochaines législatives, annonçait avoir été reçu au Ministère, et précisait :

  • que l'hôpital ne fermerait pas. (Je n'en ai jamais douté)
  • que la maternité était maintenue. (Je demande à voir dans la durée)
  • que l'offre de soin restait inchangée. (J'en doute malheureusement)

Pêché d'orgueil, j'ai d'abord été vexé : Le Maire de Metz, Président du CHR, Michel Liebgott, député de Moselle (PS), Anne Grommerch, députée de Moselle (UMP) et moi même, avions demandé une entrevue à Xavier Bertrand. Nous n'avions eu aucune réponse, et pensions que des élus représentant des populations, auraient justifié de l'attention du Ministre ou de son cabinet sur un tel dossier... Un candidat UMP aux législatives, arrivé récemment sur notre territoire, a semble-t-il justifié d'un traitement plus respectueux.

 

Passé ce moment de vexation, j'ai eu un sentiment de joie. Après tout, que pèse la fierté d'un représentant du peuple devant la finalité de la chose publique et l'intérêt des salariés et des populations ? Si ce candidat UMP pouvait obtenir qu'un hôpital soit sauvé en un aller-retour au Ministère, il nous faut faire chapeau bas et dire bravo. C'est en plus bien joué à trois mois des élections...

 

J'ai donc appelé le Directeur de l'ARS (Agence Régionale de Santé) pour une "franche" explication. Il m'a affirmé qu'il y avait sans doute eu une incompréhension de ses propos sur la maternité, qu'il s'était sûrement mal exprimé et que j'avais peut-être mal écouté... Il n'était au courant  ni de la démarche de Monsieur Mangeot dont je lui ai appris l'existence, ni de ce qu'il rapportait de Paris. Pour lui, les discussions avec SOS et le CHR continuaient et il restait optimiste mais prudent.

 

Plus tard dans la journée, j'ai eu un échange avec l'administrateur provisoire d'Alpha Santé. Il n'avait aucune information nouvelle, sauf que les repreneurs hésitaient sur le maintien de leur offre, faute d'engagement de l'Etat. Info ou intox ? Chantage pour obtenir des aides de l'Etat ? L'expérience m'encourage à la prudence.

 

Grâce à facebook et à quelques coups de fil, j'ai ensuite appris que Monsieur Mangeot avait parlé à l'hôpital de "la désinformation du député", et avait confirmé ses propos de facebook.

 

J'ai tendance à croire les gens importants et me réjouis sincèrement de ce succès.

  • Quand les repreneurs auront cofirmé leurs offres,
  • Quand l'Assemblée Générale de ce vendredi aura accepé les statuts qui donnent la gouvernance d'Alpha Santé à SOS,
  • Quand ce dernier aura confirmé le maintien durable de tout le potentiel de soins à Mont-Saint-Martin et qu'on l'aura vérifié,
  • Quand on connaîtra le niveau et le coût du plan social et que l'on saura qui le paiera
  • Quand on sera sûr que les garanties d'emprunt des collectivités ne seront pas actionnées,

                                    alors je songerai à m'excuser d'avoir transmis de bonne foi des informations alarmistes aux salariés.

 

En attendant, j'ai peur que bien des questions restent posées. Les réponses viendront une à une. Espérons qu'elles seront favorables.

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Transparence et clarifications nécessaires...

14 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Dans des dossiers complexes comme celui d'Alpha Santé, il est difficile, particulièrement en période électorale, d'éviter les sous-entendus, les arrières pensées et les manipulations.

C'est d'autant plus difficile que l'on touche à la politique de santé qui touche les habitants, à l'emploi direct ou indirect de nombreux salariés, aux intérêts financiers pas toujours avouables de certains groupes privés.

C'est encore plus difficile parce que les partenaires sont divers : l'Etat central, l'Etat décentralisé (l'ARS), les organisations syndicales, les élus locaux et nationaux, parfois engagés dans des campagnes électorales proches...

 

Face à cela, j'ai pour ma part pris le parti de la transparence totale, de la présence active sans caractère ostentatoire, de l'écoûte et du respect de chacun. J'assume mes prises de position, en sachant qu'elles se font en fonction des informations en ma possession à l'instant t, et qu'elles peuvent être reçues et évaluées par d'autres à la lumières des leurs, qui peuvent êtres plus complètes ou moins exhaustives que les miennes... Je les mets par écrit et les publie, par souci de clarté et de précision.

 

Il semble que certains s'interrogent, et quoi de plus normal, sur le fait qu'hier, en sortant de l'entrevue avec l'ARS et le Préfet, j'ai annoncé la fermeture programmée de la maternité de Mont-Saint-Martin. Avec les collègues présents dont, entre autres, Ahmed Zamoum, Christian Ariès, Michel Liebgott, Philippe David, Philippe Tarillon et Brigitte Vaisse, nous avons entendu le Directeur de l'ARS et le Préfet. J'ai pour ma part confronté avec nombre d'entre-eux depuis hier soir, nos analyses des propos tenus. Vous pouvez les interroger.

 

Si l'ARS souhaite démentir ses propres propos, c'est son affaire.

 

Peut-être que ma réaction au cours de la réunion, déapprouvant ouvertement les positions de l'ARS, l'ont conduit à atténuer les choses devant les syndicats ! Si c'est le cas, tant mieux !

 

Si les réactions d'indignations observées, comme les nombreuses mobilisations conduisent l'Etat à revenir sur la décision de programmer la fin de la maternité sur le Bassin de Longwy, tant mieux aussi !

 

Que l'ARS annonce AVANT l'Assemblée Générale du 16 mars prochain le maintien de TOUTE l'offre de soins à Mont-Saint-Martin, et tout sera clair. Je serai alors prêt à "oublier" ce que j'ai entendu hier après-midi.

 

Bien sûr qu'en prenant la parole devent les salariés, j'avais conscience d'être le messager de mauvaises nouvelles.

 

Ceux qui la semaine dernière, ont annoncé au cours de la manifestation, les informations obtenues de leur centrale syndicale, faisant état de la FERMETURE de l'hôpital, ont eu la même attitude, et je le comprends.

 

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Mon compte-rendu d'hier sur Alpha Santé...

14 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

« La durée de règlement d’une situation est proportionnelle à sa complexité ».  C’est par cette phrase sibylline que le Préfet de Région, a ouvert et refermé la réunion qu’il a tenue hier avec les élus.

D’abord le contexte. Il y a un mois, le 6 février, le Préfet avait réuni les députés, départements et communautés de communes concernés par le dossier Alpha-Santé. C’est lui qui invite, fixe les modalités et les participants à ce type de réunions. Dès le lendemain, j’avais communiqué aux organisations syndicale les informations qui y avait été données, et qui posaient les jalons de l’adossement au CHR et à SOS Hôpital.  

Depuis, le mouvement de mobilisation s’est amplifié, notamment suite à la communication par une organisation syndicale, d’informations en provenance du Ministère précisant que l’Etat ne financerait pas les « adosseurs ». Beaucoup ont traduit cela de façon un peu synthétique par l’annonce de la fermeture de l’Hôpital de Mont-Saint-Martin.

Le Préfet a donc initié hier une réunion semblable à celle du 6 février. pour hier. Apprenant cette entrevue, les Syndicats ont fort justement organisé une manifestation à Metz, et demandé à être reçus aussi, ce qui a été fait dans la foulée, mais en séparant les deux entrevues. C’est la décision du Préfet…

Quelques remarques sur le fond :

Si certes le risque subsiste que les « adosseurs » finissent par retirer leurs propositions faute de contreparties, personne n’imagine que l’Hôpital de Mont-Saint-Martin puisse disparaître. De plus, à cet instant, le CHR et SOS continuent de discuter et leur intérêt à la reprise reste entier.

Tout la question est de savoir quel sera le calibrage de l’offre de soins pour le bassin de Longwy. C’est aussi cela qui conditionnera le nombre et le statut des salariés.

Encore une fois, aujourd’hui, il n’est nullement question de voir disparaître les urgences, la médecine et la chirurgie.

Si l’Etat avait décidé de garantir financièrement la reprise, il est certain que l’offre de soins sur Longwy n’aurait pas significativement évolué. C’était notre demande.

L’Etat n’a pas fait ce choix et tout laisse à penser qu’il ne changera pas d’avis. Je le regrette.

Le Ministère fait état de négociations globales, entre la CNAM, la Carmi, SOS, Hospitalor… Plus personne n’y comprend rien…

D’autre part, le CHR demande à ce que la rénovation et le redimensionnement de la maternité de Thionville soit enfin financé, en attente depuis longtemps bien que classé prioritaire…

Bref, la reprise de Alpha Santé se fait au prix de négociations extérieures, et il est anormal que l’offre de soins et l’emploi sur Longwy soient la conséquence de tractations où Longwy et Hayange n’ont rien à voir.

Dans ce contexte, j’ai entre autre interrogé le Directeur de l’ARS sur l’avenir de la maternité de Mont Saint Martin. Dans le langage « diplomatique » qui sied à ce genre de milieu, il a fait état de difficultés, de l’âge du Pédiatre, de la rénovation de Thionville, de la proximité de Briey… Sur mon insistance à ne pas pratiquer la langue de bois, il a clairement –et je l’ai vérifié ensuite auprès des autres participants- confirmé, certes sans donner de délais, de modalités ni d’alternatives, la disparition de la maternité. Il a même précisé que cette fermeture serait un argument supplémentaire pour obtenir les moyens de rénover Thionville.

Avant de partir, j’ai demandé au directeur « s’il allait annoncer cette fermeture aux syndicats ? ». Il m’a textuellement répondu : « S’ils me posent la question, oui ! ».

J’ai donc en sortant, annoncé les choses aux salariés présents. Aurais-je pu faire autrement ?

Il semble que la version de l'ARS aux salariés n'ait pas été bien claire...

 

Il faut donc poursuivre les actions. A chacun d’en décider les modalités…

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Alpha Santé, il faut exiger l'engagement de ce Gouvernement !

12 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Demain mardi, en Préfecture, il est prévu que le Préfet de Région et le Directeur de l'Agence Régionale de Santé (ARS) fassent le point du dossier Alpha Santé.

 

Espérons que nous saurons si l'Etat a pris conscience de l'enjeu : 2 000 salariés et 150 000 habitants risquent de voir pour les uns leur emploi et pour les autres leur offre de soins disparaître.

 

Il y a aujourd'hui un schéma qui permet la poursuite, certes au prix non négligeable de restructurations, d'éviter le dépot de bilan et donc le dépeçage après liquidation de l'ensemble Alpha Santé.

 

Personne n'imagine qu'un tribunal valide un plan social aussi massif et personne n'ose croire que le bassin de Longwy soit dépourvu d'un hôpital de première nécessité.

 

Le problème est que les propositions de reprise sont conditionnées au fait que l'Etat accepte de "couvrir" tout ou partie des déficits en cours et à venir pour au moins les premières années.

 

A ce jour, il n'y a aucune assurance et le risque existe, même si ce n'est pas une certitude, que les "adosseurs" retirent leur offre et que le tribunal mette en vente le patrimoine d'Alpha Santé.

 

On peut alors redouter que le secteur privé ne vienne reprendre que la partie qui les intéresse et ne laisse orpheline la partie hospitalière d'Alpha Santé.

 

Beaucoup m'interpellent et me demandent d'appeler François Hollande pour lui demander de s'engager : C'est un peu fort de café !

 

A deux mois des élections, alors que rien n'est joué, comment faire porter par avance sur lui les responsabilités que ce gouvernement doit gérer !

 

N'oublions pas que la droite est au pouvoir depuis 10 ans, que Nicolas Sarkozy est Président depuis 5 ans, que cette majorité a voté la loi HPST qui est en grande partie la cause des maux d'Alpha Santé.

 

Sachons qu'aujourd'hui en France -et ce n'est pas une consolation- il existe de multiples cas similaires à celui d'Alpha Santé.

 

Ayons conscience que la Gauche a une autre conception de la Santé que ce Gouvernement, et que brader des structures médicales ou médico-sociales au secteur privé n'est pas notre objectif.

 

Avec d'autres, nous avons bien sûr sensibilisé l'équipe de François Hollande sur ce dossier. François Hollande est aujourd'hui simple député et Président du Conseil Général de Corrèze. Il n'est pas Ministre de la Santé...

 

Pour autant, c'est au Gouvernement d'aujourd'hui de prendre ses responsabilités.

 

La mobilisation de tous, population, élus, personnels, est bien sûr pour cela nécessaire.

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Seul le Ministre peut débloquer le dossier hospitalier de nos bassins...

12 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Ci-dessous mon dernier courrier à Xavier Bertrand, avant les actions des prochains jours....

 

Monsieur le Ministre,


Je souhaite attirer votre attention par la présente sur la situation d’Alpha Santé, disposant de deux hôpitaux, l’un à Hayange (57) et l’autre à Mont Saint Martin (54), ainsi que de plusieurs EPHAD dans le Nord lorrain. Cette association emploie environ 2000 salariés dans des bassins d’emplois connaissant ou ayant connu des problèmes sociaux importants.


En raison de ses difficultés financières, cette association a été placée sous administration provisoire, en l'espèce celle de M. Bruno HEINRY, depuis le 1er décembre 2011, à la demande du Conseil d'Administration.


Afin d'éviter la liquidation judiciaire et pour préserver l'offre de soins, l’administrateur provisoire a échafaudé un plan de reprise et d'adossement.


Pour le site hospitalier de Hayange, la solution d'une reprise par le CHR de Metz- Thionville a été proposée et acceptée par le Conseil de Surveillance de cet établissement public régional, présidé par  le Maire de Metz, Dominique GROS.


S'agissant de l'hôpital de Mont-Saint-Martin, ainsi que des EPHAD, la solution de l'adossement à un groupe privé non lucratif a été retenue. Au départ 3 adosseurs s'étaient manifestés mais finalement seul le groupe SOS a marqué officiellement son intérêt par une lettre d’intention. Le Groupe SOS et le CHR de Metz-Thionville ont par ailleurs indiqué leur intention de travailler ensemble afin d’offrir une offre de soins adaptée aux besoins des territoires.


Il s'avère désormais, à quelques jours seulement du Conseil d'Administration où doit être présenté la proposition de SOS, que ce groupe hésiterait finalement à s'engager au motif de l'impossibilité de discuter avec l'ARS pour que celle-ci accompagne la mise en œuvre d'un plan de sauvetage de l’hôpital Mont-Saint-Martin.

 

J'ai été alerté par l'Administrateur provisoire qui s'inquiète également de cette absence de réponse précise de la part de l'ARS et de votre Ministère, lesquels se renvoient la décision quant à ce nécessaire accompagnement financier. Il en a d'ailleurs fait part à votre directeur de cabinet.


Vous l'aurez compris, il est urgent d’apporter un soutien au plan de SOS et du CHR, au risque de mettre en péril l'ensemble du projet de reprise-adossement, d'autant que la reprise de l'établissement de Mont-Saint-Martin par le groupe Alpha Santé a été rendue possible, en 2009, par la volonté de l'ARS et avec son soutien.

 

L’absence d’adossement et de plan de poursuite de l’activité, auraient des conséquences dramatiques sur plusieurs aspects :

 

·      L’offre de soins notamment sur le bassin de Longwy, serait remise en cause au détriment de la population qui a pourtant prouvé au fil du temps son engagement pour l’activité économique de la France entière.

·         Le plan social qui ne manquera pas de suivre une liquidation judiciaire inévitable sans l’engagement de l’Etat aura un impact social dramatique dans un secteur déjà fortement déstabilisé par le retrait industriel d’Arcelor Mittal.

·         La mise en œuvre par les prêteurs des cautions financières des collectivités locales (communes, communautés de communes et départements) apportées à Alpha Santé aura un effet dramatique sur des situations déjà précaires fragilisées par la désindustrialisation.

 

Les informations actuellement en ma possession montrent qu’aucun engagement d’accompagnement n’est envisagé. Seul votre appui personnel sur ce dossier peut éviter une nouvelle catastrophe sanitaire.

 

C’est pourquoi je sollicite, comme d’autres acteurs de ce dossier majeur, une entrevue auprès de vous pour échanger sur toutes ces questions, et ce dans les formes, périmètres, dates et lieux à votre convenance.

 

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes amitiés et de ma très haute considération.

 

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Action politique collective, la règle pour tous...

10 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Dans la vie politique, il est toujours des moments de colère, des moments de satisfaction, des moments d’injustice… Bref, c’est aussi comme cela dans la vie tout court !

Concernant le dossier Alpha-Santé et la question des hôpitaux, les questions se posent à un moment pré-électoral. Cela présente des avantages et des inconvénients :

Au rang des avantages - si l’on peut utiliser ce mot à propos de ce dossier – figure le fait qu’une question aussi importante en cette période sensible ne laisse forcément personne indifférent : Préfet, ARS, administrations, élus, ministère, tous cherchent à éviter les échecs, et leur énergie à trouver des solutions est inversement proportionnelle au temps restant avant l’élection…

Au rang des inconvénients, relevons le fait que certaines administrations peuvent être tentées de gagner du temps pour refiler la patate chaude aux successeurs. Certains hauts fonctionnaires sont d’ailleurs déjà plus occupés à préparer leurs cartons et à se recaser. Vu de Paris, l’avenir d’Alpha Santé n’est certainement pas le cœur de leur préoccupation.

Mais le plus gros risque est ailleurs, et doit être ici calmement posé : Défendre un hôpital et se battre contre la perte de 1 000 emplois directement menacés, peut devenir pour les candidats aux élections une magnifique tribune et donne l’occasion de tous les pièges habituels. C’est à qui sera le plus présent dans les manifs, le plus performant dans les prises de parole, le premier à voir le Préfet, le plus prompt à faire partie des délégations… C’est parfois l’occasion de surenchères ou de divisions qui nuisent à la cause.

Pour ma part, j’essaie d’appliquer quelques principes simples :

1.       les organisations syndicales et les personnels sont maîtres de leurs actions et je ne peux concevoir de prêter le flanc  à toute forme de récupération politique.

2.       Sauf lorsque cela risque de compromettre une solution en marche, je m’efforce de communiquer mes informations à tous les acteurs du dossier et d’entendre leurs avis.

3.       Lorsque c’est moi qui invite des collègues, je m’attache à ne pas en oublier et cherche au maximum à rassembler de la façon la plus large possible.

4.       Je réponds à toutes les sollicitations et si je ne peux le faire personnellement, charge un membre de mon équipe de le faire.

Depuis le début des alertes reçues sur Alpha Santé, je n’ai dérogé à aucun de ces principes.

·         J’ai reçu toutes les organisations syndicales qui me l’ont demandé.

·         Je ne me suis pas plaint de n’avoir pas été associé à certaines démarches initiées avec des maires, alors que la présence du député aurait apporté un peu plus d’unité face à l’Etat.

·         Le lendemain de la réunion en Préfecture du 6 février, j’ai personnellement informé les organisations syndicales de la situation décrite la veille.

·         Depuis quelques jours, outre les communiqués de presse qui ne sont repris que partiellement, je mets en ligne sur mon blog en temps réel, les informations dont je dispose.

Que chacun applique les mêmes principes…

Je travaille depuis plusieurs années sur ce dossier. Je n’ai jamais prétendu être le seul. Heureusement pour les salariés et la population. C’est là l’essentiel.

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Alpha-Santé, peu d'avancées...

9 Mars 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Sur le dossier Alpha Santé, aujourd’hui, peu de nouvelles concrètes. Les quelques nouvelles qui filtrent depuis Paris font toujours état d’un examen du dossier par le Ministère, mais d’un engagement de moins en moins probable de l’Etat à soutenir les « adosseurs » potentiels. Ceux-ci (SOS Hôpital et le CHR) sont bien candidats, mais veulent des contreparties sur tout ou partie des déficits à couvrir au moins dans les premières années.

Mardi, en début d’après midi, le Préfet de Région réunit les parlementaires, les Présidents de Conseils Généraux et des Communautés de Communes pour faire le point.

Pour montrer notre exigence, Michel Liebgott et moi-même, avons décidé d’inviter en soirée les maires et les acteurs du dossier avec Philippe David pour une réunion à Hayange. S’informer et montrer au Ministère notre unité et notre détermination, voilà l’idée de cette manifestation.

Parallèlement, nous avons demandé à rencontrer Xavier Bertrand, Ministre de la Santé, car une décision politique doit intervenir.

Mobilisation et détermination sont plus que jamais nécessaires.

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