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Blog de Christian Eckert

Nicolas Sarkozy veut rayer deux siècles de progrès intellectuels...

26 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

La tournure de cette campagne présidentielle donne la nausée. La drague des voix du FN par Nicolas Sarkozy et ses acolytes Guéant et Buisson, représente un danger majeur : Ces mercenaires avides du pouvoir, au service des intérêts financiers qui veulent diriger notre pays, l’Europe et le Monde, remettent en cause plus de deux siècles de progrès intellectuel, d’humanisme et de conscience collective, qui ont fait de l’Homme sa noblesse et sa supériorité par rapport à l’animal.

 

Les réflexes individualistes, communautaires, identitaires, et - j’ose le dire -  racistes, que tous ont un jour ressenti, ont été intelligemment combattus depuis au moins le siècle des lumières, par des visionnaires capable d’une hauteur de vue que nous avions l’habitude de saluer et de respecter.

 

  • - Ainsi en est-il des philosophes tels Rousseau, Voltaire et bien d’autres, qui ont su au 18° siècle faire œuvre de pédagogie philosophique sur la conscience sociale, le sens de l’intérêt général, et les notions de droits et de devoirs des individus face à la collectivité, qui ne connaît comme seules limites que la nature humaine, et nous ont fait considérer l’Homme comme acteur responsable collectivement de son avenir.
  • - Ainsi en est-il aussi des auteurs du 19° siècle, comme Victor Hugo ou Emile Zola, qui au travers de leur rôle d’écrivains engagés, ont mis l’accent sur les combats pour la justice et l’égalité, dont le respect est incontournable pour la pérennité de la République qui protège et qui fait progresser.
  • - Ainsi en est-il des membres du Conseil National de la Résistance, qui après les atrocités vécues durant une guerre abominable, ont su poser des principes fondateurs d’un modèle de société où la solidarité rassemble, motive et redistribue. Ces grandes valeurs, oubliant l’esprit de revanche, ont d’ailleurs été jusqu’il y a peu, salués et respectées par les gouvernements successifs.
  • - Ainsi en est-il, même si le sujet peut paraître délicat compte tenu du principe de laïcité de notre République, des valeurs portées par le mouvement chrétien, au sein duquel beaucoup de nos esprits ont grandi. Il m’est apparu que le respect d’autrui, le partage et la solidarité étaient pour beaucoup dans les vrais principes de la religion chrétienne au sein de laquelle beaucoup ont été élevés.
  • - Ainsi en est-il enfin de l’instruction publique que l’école de la République nous a dispensée, qui est fondatrice de l’unité nationale, qui se caractérise plus par le respect de la diversité que par la fermeture sur soi-même source de conflit et de régression. Les hussards de la République auraient-ils fait des leçons de morale pour rien ?

 

Le Front National, même revu et corrigé par Marine Le Pen, fait appel aux sentiments individualistes et communautaristes qui sont tentants pour répondre aux difficultés quotidiennes, surtout en période de crise. Le national-socialisme, qui a cherché à exterminer des races (!), n’est-il pas né aussi durant des situations économiques difficiles ?

 

Aucune difficulté économique ne saurait justifier le principe d’exclusion, de stigmatisation et de rejet de telle ou telle catégorie d’êtres humains.

 

La responsabilité de Nicolas Sarkozy est énorme : il a, dans ses discours, dans ses actes et dans ses outrances, redonné force et vigueur aux bas instincts des individus plus prompts à accabler les autres qu’à se remettre en cause eux-mêmes…

 

Il se sent obligé de dire qu’il n’envisage pas de nommer des Ministres du Front National… Aucun Président avant lui, fut-il de droite, n’avait eu besoin de faire pareille déclaration ! Ce seul fait est l’aveu même de sa faiblesse et de sa compromission.

 

Sa réélection serait pour la France et pour le Monde, une insulte aux valeurs humanistes dont la France a été un des creusets.

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Résultats complets du 22 avril dans notre circonscription

23 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Pour accéder au tableau des résultats, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

(Le tableau présente, en cliquant sur les onglets du bas, les résuitats détaillés par canton pour chaque commune)

 

 

 


Résultats 22 avril

 

 

 

 

 

 

 

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Les résultats dans la Circonscription de Longwy-Briey (54)

23 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Le premier tour de l'élection présidentielle est maintenant passé, et les analyses des résultats sont nombreuses et variées. Souvent, dans ce genre de situation, chacun claironne sa satisfaction, de peur de reconnaître un score peu flatteur et risquant de briser la dynamique toujours nécessaire pour gagner un second tour.

Acteur régulier de ces joutes électorales, je n’échappe sans doute pas à la règle…

 

Au niveau national :

 

Le score de François Hollande est intéressant, mais son avance sur Nicolas Sarkozy est un peu moins nette que certains l’espéraient. Pour autant, il y a quinze jours, on nous serinait que « les courbes se croisaient », que Nicolas Sarkozy serait en tête et qu’une nouvelle campagne s’ouvrirait… Il n’en est rien, et les réserves de voix du candidat sortant sont quasi-nulles, sauf à draguer (mais n’a-t-il pas déjà essayé cela en vain…) les voix du Front National.

 

Nicolas Sarkozy est en forte régression depuis 2007, et c’est la première fois qu’un Président sortant est devancé dans une seconde élection. La droite l’explique par l’impopularité engendrée par la crise. Les français ne sont pas sots. Ils savent qu’une crise internationale ne peut épargner la France. Mais ils savent aussi que les injustices et les inégalités sont encore moins supportables en temps de crise qu’en période de prospérité !

 

Marine Le Pen fait un trop gros score, supérieur à celui de son père. Elle n’en a pas repris les outrances verbales et les provocations. Cela lui a servi à se « dédiaboliser ». Cette même « dédiabolisation » a été amplifiée par les propos de Nicolas Sarkozy qui a cherché à stigmatiser et à diviser les catégories de français dans un discours populiste contre les profiteurs, les étrangers, les syndicats, les fonctionnaires, les extrémistes musulmans…

 

Jean Luc Mélenchon a dépassé (moins nettement qu’espéré et attendu) les 10%. Ce n’était pas si évident il y a quelques mois. L’évaluation de l’incontestable progression du Front de Gauche doit être nuancée suivant la référence prise en compte : si le score de Marie-Georges Buffet  est en effet « explosé », les voix de l’extrême gauche en 2007 incluaient celles d’Olivier Besancenot et d’Arlette Laguiller. Les candidats NPA et LO ne les ont pas retrouvées, faute d’un charisme de la trempe de celui de Jean Luc Mélenchon.

 

Au niveau local :

 

Le candidat socialiste arrive en tête dans notre circonscription incluant désormais le canton de Briey, avec 28,4% des voix. Il devance nettement Marine Le Pen, surprenante seconde avec 21,6% des suffrages. Les 20% de Nicolas Sarkozy marquent un recul de presque 6 points. Le Front de Gauche est quatrième avec 18,3% des voix, grâce à son implantation locale et au laminage des autres candidats de l’extrême gauche. François Bayrou passe de 14,7% à 6,4%, comme partout en France.

 

François Hollande l’emporte dans presque toutes les villes : largement à Briey, Joeuf, Longwy, Mont Saint Martin, et de justesse à Villerupt. Dans les villes de plus petite taille, il reste en tête, souvent nettement : Herserange, Haucourt-Moulaine, Longlaville, Mexy, Rehon, Landres, Lexy, Joudreville, Mancieulles, Tucquegnieux,, Piennes, Trieux… C’est encore le cas, mais avec un score plus étroit, à Audun le Roman, Mercy le Bas, Lantéfontaine, Saulnes et Gorcy… Sur les 7 cantons, Le candidat socialiste l’emporte 6 fois. Seul celui de Longuyon fait exception, donnant la première place à Nicolas Sarkozy.

 

Marine Le Pen l’emporte dans la ville de Longuyon, juste devant François Hollande. Elle est en tête dans des villages comme Pierrepont, Saint-Jean les Longuyon, Ville-Houdlemont (ex aequo avec Hollande), Charency Vezin et Colmey (ex aequo avec Nicolas Sarkozy), Bazailles, Baslieux, Bréhain la Ville, Morfontaine, Avril, Les Baroches, Lubey, Anderny, Avillers, Mairy-Mainville, Mont-Bonvillers, Preutin-Higny, Saint Supplet, Avillers, Serrouville, Sancy…

 

Le Front de Gauche est en tête à Hussigny (pour 22 voix), à Crusnes (pour 16 voix) et très nettement à Thil. Hormis ces trois villes, il ne devance le PS que cinq fois : d’une voix à Han devant Pierrepont, de deux à Lubey et à Preutin-Higny, de trois à Avillers et de 17 à Anoux. Il est en outre 3° à Joeuf devancé outre par le PS, par le Front National de 9 voix. Le candidat front de gauche est second à Mont Saint Martin, derrière le PS pour plus de 300 voix. Il est devancé par le Front National à Briey, Cosnes et Romain, Lexy, Rehon, Gorcy, Audun le Roman, Landres, Mercy le Bas … Au niveau des 7 cantons, il devance le Front National dans ceux de Herserange et de Villerupt.

 

 

Il est clair que cette analyse est sans doute incomplète et peut contenir des erreurs. Elle ne doit cependant pas, comme je l’écrivais dans un autre post, être considérée comme transposable à une élection à venir à laquelle beaucoup doivent penser comme moi…

Pour l’heure, le principal effort doit porter sur la mobilisation derrière François Hollande pour le second tour. Pour battre Nicolas Sarkozy, il n’y a plus qu’un seul choix.

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Prévisions, pièges à c... !

19 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Fin de campagne, fin de règne, nous aurions tort de considérer que l’élection présidentielle est jouée… Le 21 avril 2002 a été pour beaucoup un choc terrible, et j’avoue avoir pour ma part aussi en tête deux autres élections où je n’avais absolument pas vu venir des résultats décevants : municipales de 2001 où j’ai été réélu maire de Trieux par le plus petit écart possible, et législatives de 2002 où Jean Paul Durieux - dont j’étais le suppléant sortant et candidat - a été battu de justesse par Edouard Jacque, dans notre circonscription qualifiée souvent d’imperdable pour la gauche.

 

A cela, on peut trouver quelques explications :

 

Tout d’abord, le candidat et son équipe, pendant une campagne, baignent toujours dans une ambiance un peu « cloisonnée »… Nous rencontrons du monde, certes, mais le plus souvent, ce sont nos amis et nos sympathisants, qui ont tendance à pointer plus nos atouts que nos défauts. Bien souvent par amitié, ceux là n’osent pas nous décourager, nous avertir, briser notre enthousiasme un peu béat qui tient parfois de la méthode Coué plutôt que du réalisme politique.

 

Et puis les commentateurs, observateurs, prévisionnistes en tout genre, sont nombreux en période électorale. Ils ont l’habitude de reproduire des erreurs grossières. Ainsi, la transposition des résultats entre les élections, présentée comme systématique, est loin d’être vérifiée :

 

Dans notre circonscription où j’ai été assez confortablement élu député socialiste en 2007, sur 6 conseillers généraux, un seul était socialiste ! Et les élections cantonales suivant mon élection n’ont pas modifié la donne, même si sur un canton nous avons failli l’emporter.

 

On dit aussi souvent que la victoire d’un camp aux présidentielles avantage les candidats qui s’en réclament aux législatives qui suivent… Mais en 2007, après la victoire de Nicolas Sarkozy, nous avons battu chez nous le candidat UMP pourtant député sortant !

 

Le bilan des élus influencerait beaucoup les résultats… Celui de Lionel Jospin, Premier Ministre à l’action remarquable et reconnue, a pourtant été suivi de son éviction surprise à la Présidentielle en avril 2002.

 

Enfin, les sondages, outre leurs marges d’erreurs non négligeables, sont des indications dont les effets sont divers : Les bons sondages sont réputés booster ceux qui en « bénéficient », mais à l’inverse, peuvent endormir ceux qui croient l’affaire « pliée » et réveiller ceux qui prennent peur devant des pronostics alarmants !

 

Alors, si une règle s’impose, c’est avant tout celle de la prudence et de l’humilité face aux électeurs. Rien n’est jamais acquis et les petits jeux des prévisions sont certes amusants, mais ne doivent pas se substituer à la mobilisation nécessaire devant les enjeux qui restent devant nous.

 

Si des indicateurs sont encourageants, ils devront se confirmer dans les urnes durant les semaines à venir.

Mobilisation, conviction, jusqu’à la mi-juin, avec tous les vecteurs de communication possibles…

 

C’est la seule règle qui vaille pour gagner et retrouver en France, une République debout au service de l’intérêt général !

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Réunion de Soutien à François Hollande à Longwy !

16 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

REUNION PUBLIQUE FH page 001

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Le succès de Vincennes...

16 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Hier dimanche, le Pays Haut était bien présent à Vincennes, pour le grand rendez-vous avec François Hollande. Un bus entier de militants a rejoint la capitale. Avec un couple d’ami, Nous avons fait le trajet en voiture, et force de constater que nous n’étions pas seuls !

 

Entrés vers 14h dans l’espace dédié aux membres du comité de campagne, nous avons côtoyé des visages connus, parfois un peu marqués par une saine fatigue, celle de la campagne, mais tous souriant du bonheur d’une victoire que l’on sent à porté de vote !

 

Lionel Jospin, alerte et super sympa, Jean Marc Ayrault toujours proche de ses députés, Robert Hue au visage typique, Jérôme Cahuzac exceptionnellement mal rasé, Martine Aubry au large sourire pas seulement de circonstance, Laurent Fabius comme toujours cravatté et bien mis, comme de très nombreux amis et collègues députés venus de toute la France.

 

Guy Bedos bavardant avec Jacques Higelin, Firmine Richard aux côtés de Benjamin Biolay, cela avait franchement une autre allure que Chantal Goya et Régine qu’on nous annonçait à la Concorde.

 

Et puis cette foule colorée et riante, bardée de drapeaux et d’autocollants, au milieu de laquelle on croisait des amis : des collaborateurs du groupe à l’Assemblée, comme Sophie et Sylvain, s’esclaffant de me voir pour une fois en jean et sans cravatte, notre fille Sylvine venue en voisine et difficile à retrouver tant les réseaux de téléphone étaient saturés, Guillaume, militant de Villerupt qui avaient eu la chance, lui, d’avoir trouvé nos amis du Pays Haut dans cette marée humaine bruyante et pleine d’espoir.

 

Le discours de François sonnait juste comme d’habitude, malgré sa voie un peu cassée par des semaines de discours usant les cordes vocales pour la bonne cause ! Interrompu maintes fois par les applaudissements et des « François Président », une seule fois par les « On va Gagner » retenus par superstition plus que par crainte, François a déroulé dans son style rassembleur entrecoupé de mises au point précises et habilement enrobées de son humour aussi drôle que grinçant.

 

Rien n’est joué, et on va consolider tout cela, mais les retours sont positifs. La campagne de François n’a rien à voir avec le mépris du candidat sortant, qui ne sait plus quelle peur agiter, comment masquer son bilan et comment convaincre qu’il pourrait faire demain autrement que ce qu’il a fait durant 5 ans.

 

A l’Assemblée Nationale, nous avons souvent levé les mains en écartant les doigts pour rappeler que la droite était au pouvoir depuis dix ans. De sa voix de ch’ti forte et chaude, notre regretté collègue Patrick Roy tonnait, quand la maladie ne l’en avait pas encore empêché : « Dix ans de malheur ! ».

 

Ces dix ans doivent trouver leur fin pour retrouver, sinon le bonheur intégral qui dépend de chacun, du moins la joie la construction collective d’une République soucieuse de tous et attentive à la justice et à la fraternité qui en garantissent son avenir.

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Législatives prochaines à Longwy-Briey : le contexte du moment....

13 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

La campagne pour les élections présidentielles masque un peu celle qui se prépare pour les élections législatives… C’est bien normal. Pour autant, la circonscription de Longwy-Briey, nouvellement agrandie par le rattachement du canton de Briey, regorge de spécialistes en prévision politique, et les rumeurs vont bon train pour prédire un avenir plus ou moins rose !

Revenons à quelques données fondamentales, tenant plus de la constatation que d’une volonté prédictive à laquelle il serait présomptueux de se livrer :

·         En 2007, dans l’ancienne circonscription, j’étais pour la première fois candidat aux législatives. Beaucoup relevaient le fait que, Maire de Trieux, modeste commune tout au sud de la circonscription, cette candidature souffrirait de ne pas être issue de l’agglomération de Longwy, grosse « pourvoyeuse » d’électeurs.

·         En 2007, j’étais opposé au député UMP sortant, qui aurait du bénéficier de la dynamique de l’élection victorieuse de Nicolas Sarkozy. L’élection aurait du intégrer ce que d’aucuns appellent le « prime au sortant ». En outre, Edouard Jacque, était le seul candidat de droite et était soutenu par Jean Luc André, rituel électron libre de la droite traditionnelle.

·         Les communistes présentaient la candidature de Laurent Righi, un des nombreux conseillers généraux de notre circonscription, bien implanté dans son territoire, comme ses nombreux soutiens Maires et élus locaux traditionnellement étiquetés communistes et solidaires de la majorité socialiste de Michel Dinet au Conseil Général.

Les résultats dans la 7° Circonscription furent clairs pour les deux tours :

Au premier tour :

·         Edouard Jacques (UMP) : 37,9 %

·         Christian Eckert (PS) : 24,5 %

·         Laurent Righi (PC) : 18,5% (soit 9,27% des inscrits, moins que les 10% nécessaires alors pour se représenter au second)

Au second tour :

·         Christian Eckert : 54 %

·         Edouard Jacques : 46 %

Qu’est-ce qui a changé dans les faits aujourd’hui ?

·         Notre circonscription s’est légitimement agrandie par l’ajout du canton de Briey. A toutes les élections nationales, présidentielles et législatives, ce canton a donné, au premier tour une large avance aux candidats socialistes par rapport aux candidats communistes. Au second tour, la gauche y atteint des records avec plus de 60% des voix.

·         Je me présenterai aux électeurs pour la seconde fois, et ils ont eu durant 5 ans bien des occasions de me connaître. Ils peuvent mesurer mes interventions, ma présence, mon engagement, sans préjuger des capacités de mes concurrents qui ont sans doute chacun des potentiels à révéler.

·         A droite, comme chez les communistes, des candidatures multiples sont évoquées. Nul ne sait si elles se concrétiseront. Je n’ai fait et ne ferait aucun commentaire sur ce sujet : Il est arrivé au Parti Socialiste de rencontrer ces problèmes et après tout, la diversité peut être facteur de richesse et d’un « ratissage » plus large au premier tour.

·         Pour être au second tour, la droite ayant changé la loi, il faudra cette fois obtenir 12,5 % des inscrits (ou être dans les deux premiers) au premier tour. Si la participation était similaire à celle de 2007, il faudrait donc au candidat classé troisième, plus de 23 % des suffrages exprimés pour prétendre concourir au second tour.

Voilà la donne pour les législatives, et au fil des semaines à venir, les choses se décanteront progressivement… Le premier tour des présidentielles aura eu lieu, et donnera quelques indications, même si les résultats des législatives diffèrent toujours beaucoup de ceux des présidentielles. Nous saurons quel est le nouveau Président, et les législatives ont jusqu’alors, toujours confirmé sa majorité. Nous saurons aussi quels sont in-fine les candidats du premier tour, et mesurerons les risques de dilution des voix au premier tour pour chaque sensibilité…

Nous allons donc vivre des moments de démocratie passionnants, dans lesquels nous devrons nous efforcer d’aborder les débats de fond, sur l’emploi, la santé, le pouvoir d’achat, l’éducation, le territoire… Pour ma part, j’éviterai après cette ultime analyse factuelle du contexte politicien et tactique, de jouer au petit jeu des combinaisons et des prévisions, qui plait beaucoup dans les repas de famille le dimanche, au comptoir des bistrots à l’heure de l’apéritif, mais qui détourne bien souvent la politique de son objet qui est d’organiser la société au service de ses citoyens.

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Présidentielles et marchés : le vrai risque pour les français....

11 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Dernière commission des finances pour examiner le pacte de stabilité transmis par ce gouvernement à Bruxelles.

 

Quel décalage entre l'exercice d'autosatisfaction des députés UMP et de leurs Ministres, avec le ressenti des français que nous rencontrons pendant la campagne.

 

La sortie de crise, que Mme Lagarde annonçait déjà quand elle était encore aux affaires, il n'y a vraiment personne qui la voit sur le terrain ! Socialement et économiquement, notre pays est dans la panade.

 

N'oublions jamais que la droite gouverne depuis 10 ans. Ils voudraient nous faire croire qu'ils ont enfin compris et qu'ils vont changer. Comment les croire ?

 

Ils jouent sur les peurs, les divisions, et menacent les socialistes de représailles des marchés. C'est leur dernière cartouche. Qui a creusé les déficits avec les cadeaux fiscaux, qui a perdu le triple A, qui a perdu les parts de marché à l'exportation en cédant à la concurrence faussée par le dumping social ?

 

La justice peut revenir dans notre pays, à condition de faire les efforts justes et partagés que propose François Hollande. Il représente l'espoir crédible d'un autre partage des richesses, aussi bien en France que dans le monde.

 

Le bilan de Nicolas Sarkozy est à lui seul une motivation profonde au changement. Rien ne serait pire que sa réélection, avec ceux qui l'ont soutenu et servi. Cela serait pour eux un encouragement à aggraver encore plus les inégalités insupportables qu'ils ont creusées.

 

C'est là le vrai risque de l'élection présidentielle : Les français ont en fait plus à craindre des marchés financiers servis par un Nicolas Sarkozy réélu, qu'affrontés avec un François Hollande légitimé par son élection à une Présidence nouvelle.

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Nicolas, François, Jean Luc, Marine et les autres....

5 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Ce mardi, un aller-retour à Paris m'a permis de prendre le pouls de mes collègues parlementaires, engagés comme moi dans cette campagne présidentielle qui entame sa dernière ligne droite. Nous avions décidé à la fin des travaux de l'Assemblée, de nous réunir tous les quinze jours entre députés et sénateurs, autour de l'équipe de campagne, pour faire "remonter" les impressions du terrain et convenir ensemble des réponses à y apporter.

 

Cette fois-ci, c'était au Sénat de nous accueillir. Nous étions particulièrement nombreux, dans les sous-sols dorés de cet endroit prestigieux. Pierre Moscovici, Jean Marc Ayrault, François Rebsamen et Jean Pierre Bel entre-autres, ont exprimé leur confiance et leur vigilance pour les semaines à venir.

 

Beaucoup ont comme moi souligné la percée de Jean Luc Mélenchon. La facilité comme la virulence de son discours tranchent avec la responsabilité et la volonté de rassemblement de François Hollande. Nous y avons vu plus un facteur de complémentarité qu'un risque de division. Ses voix ne viennent pas que de chez nous, loin s'en faut.

 

Les "spécialistes" en analyse des chiffres ont tous observé que le niveau dans les sondages de notre candidat reste l'un des meilleurs au premier tour des présidentielles, comme le total des voix de gauche d'ailleurs. Quant au second tour, il reste toujours favorable, et remonte même un peu après un tassement bien légitime compte-tenu du niveau atteint.

 

Soyons donc tous actifs et mobilisons autour de notre candidat, car rien ne serait pire que d'offrir un second mandat au sortant : lui qui prétend avoir appris, compris et changé, a bien sûr l'intention dans son programme caché, de faire en pire ce qu'il a fait durant les cinq dernières années.

 

Nous avons une responsabilité considérable pour protéger notre pays de ce risque majeur. Avec lucidité, précision et fermeté, nous avons beaucoup travaillé sur le souhaitable, le nécessaire et le possible.

 

Ce qui est annoncé sera fait, nos engagements sont sur la table, avec un timing précis et réfléchi.

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