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Blog de Christian Eckert

EN DIRECT SUR LCP

26 Octobre 2008

Lundi à 19 heures, la chaîne parlementaire (LCP) m'a demandé de participer à l'émission "CA VOUS REGARDE" intitulée "le dimanche au boulot".

Cette émission est en direct de 19H à 20H.

Elle est rediffusée plusieurs fois.

Le thème, chacun l'aura compris, est l'assouplissement des règles concernant le travail dominical.

Le groupe socialiste m'a confié la tâche d'être son porte-parole sur cette question. Un projet de loi, ou une proposition de loi, devrait être discuté prochainement.

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Fillon en colère !

22 Octobre 2008

Ce matin, entre deux réunions sur le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS dans notre jargon), j'étais de passage à notre réunion de groupe. La proposition de poser une question sur la reculade des députés de droite en commission à propos de la prime transports a reccueilli une belle unanimité. Personne n'ayant envie de la poser, j'ai levé la main et est été désigné.
Cavalcade jusqu'à mon bureau, recherches diverses sur internet, écriture rapide et frappe efficace de Jean Mathieu, j'étais fin prêt pour 15 heures, après avoir pris un repas avec ma soeur et des amis au restaurant du 8° étage à l'Assemblée.
Beau succès dans l'hémicycle, ma formule choc "des Milliards bien réels pour l'économie virtuelle et des primes virtuelles pour l'économie réelle" a fait fonctionner l'applaudimètre (surtout à gauche !).
Honneur suprème, le Premier Ministre himself me répond, ce qui n'est pas si fréquent.
Colère du Sarthois, piqué au vif par le Kiki.
Il justifie ses Milliards, parle d'un taux d'intérêt... et finit par dire que l'Assemblée devrait revenir en arrière sur la position de ses amis, en rétablissant la prime transports.
Pas peu fier, le député Eckert ! Deux interviews suivent dans la salle des quatres colonnes, où je passe un peu moins anonymement...
Beaucoup de collègues me félicitent, pour ma clarté et mon agressivité !
Pour les fans et les abonnés, je serai sur LCP lundi 27 entre 19 et 20 heures, pour débattre sur le travail du Dimanche.
Allez, ce fut une journée gratifiante pour mon égo, cela compense bien des séances de travail obscur et anonyme.
Espérons surtout qu'elle forcera la droite à tenir ses engagements, et que les gens percevront le P.S. un peu plus audible !

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ABSTENTION DES SOCIALISTES : LA VERITE

15 Octobre 2008

Les remous et commentaires vont bon train à propos de notre abstention de mardi soir sur le collectif budgétaire présenté par le gouvernement. Les socialistes se seraient déchirés en réunion de groupe et la direction du groupe et du parti auraient changé de posture en cours de réunion... Ceci est faux et Manuel Valls comme quelques autres (une infime minorité) utilisent des contre-vérités à des fins internes de combines d'avant-congrès.

J'y étais, et veux rétablir la vérité sur notre réunion de groupe de mardi. Sur le fond comme sur la forme :

  • Nous avons été saisi en catastrophe de ce texte qui prévoit de refinancer et recapitaliser les banques, avec un plafond de 360 Milliards, 6 000 € par français, plus que le budget de l' Etat que nous discuterons pendant un mois ! Le tout en une soirée.
  • Nous avons d'emblée exclu de voter contre, considérant que c'était un mal nécessaire et urgent, et qu'il avait fait consensus -certes difficilement- pour que les pays européens adoptent une démarche comparable.
  • Douze orateurs se sont succédés, dans un esprit parfaitement calme et constructif. Certains défendaient un vote pour, d'autres l'abstention, dans un débat de haute tenue et sans aucun haussement de ton. Les trois quarts des députés du groupe étaient présents et attentifs.
  • A l'évidence, Jean Marc Ayrault était indécis au début, et n'a pas influencé le vote, pas plus que Jérome Cahuzac, qui avait déserté la Commission des finances réunie au même moment pour étudier le texte, et qui nous en a présenté objectivement le contenu. Je savais pourtant Jérome penchant pour le oui, c'est un ami qui a son bureau en face du mien.
  • A l'issu du débat, considérant que la droite jouait les pompiers pyromanes, qu'elle ne méritait pas de réunir "l'unité nationale", que ce serait un piège pour nous, nous avons voté tranquillement. Moins de 10 collègues se sont prononcés sur un vote pour, l'écrasante majorité ayant rallié le camp de l'abstention. J'avoue avoir été partagé au début, mais ai été convaincu par les débats.
  • En séance publique, les orateurs ont parfaitement défendu la position du groupe, même si, individuellement, ils auraient choisi un vote pour. Jérome Cahuzac a été remarquable, de l'avis unanime des présents.
  • Manuel Valls a fait des déclarations à la presse, inadmissibles et déstabilisant notre groupe qui avait dû trancher une situation politique difficile. Si nous avions voté pour, qu'aurions nous entendu de ceux qui nous auraient accusé de "collabo" et de libéraux reniant nos valeurs de gauche ?
  • Ce matin, en réunion de groupe, le ton a cette fois été plus vif, beaucoup de collègues, et pas que des éléphants, rappelant la nécessaire unité dans des situations politiques comme celles-ci.

Globalement, tout le monde nous trouve inaudible. Pourtant, le travail est fait. J'ai passé ma journée sur des sujets comme la santé, les retraites, le financement de l'hôpital, etc...

Sérieusement, techniquement, en lien avec nos territoires, je suis de plus en plus admiratif de la qualité de notre travail parlementaire.

Il est dommage que le comportement de quelques-uns, amis des journalistes plus friands de ce qui divise que de ce qui rassemble, brouille notre image et gomme un vrai boulot de la grande majorité de vos députés socialistes.

Espérons qu'après Reims, cela sera fini. Quelle que soit la majorité de notre parti, elle devra rassembler et donner la ligne autour de laquelle tous les socialistes devront bien se tenir.

La situation dans notre pays exige de nous une vraie alternative à ce qui écrase la grande majorité des français. Cela va s'amplifier je le crains, les cours de bourse et les indicateurs restent au rouge, même après le Plan de Sarkozy. Ne nous en réjouissons pas, et restons nous même contre vents et marées.
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CE GOUVERNEMENT EST DANGEREUX !!!

12 Octobre 2008

Cette crise financière est grave et profonde.

Quelques commentaires pour tenter de répondre aux sornettes racontées à longueur de journées par les ministres. Plus c'est gros, plus ça passe !

  • Ils nous disent que la crise n'est due qu'aux américains, qui ont sacrifié une banque un peu vite, et qu'en France, rien n'est pareil. En fait, ils oublient leurs couplets qui voulaient faire de la finance française l'équivalent de la finance anglo-saxonne, ils oublient la complainte de Mme Lagarde qui rêvait de ne plus voir les financiers français traverser la Manche, ils oublient que tout le monde de la finance savait depuis fin 2006 qu'une crise grave s'annonçait. Ils oublient qu'interrogé en juillet 2007 à la commission des finances de l'Assemblée Nationale, le gouverneur de la Banque de France niait tout risque de crise majeure !

  • Ils nous disent que le Président préside et tient bon la barre, en France comme en Europe. Ils oublient que de réunions en réunions, un jour à 4, le lendemain à 25, puis à 8, la seule position commune obtenue est un communiqué dans la langue commune de leur monde : la langue de bois. Une fois rentrés chez eux, chacun en fait à sa tête : nationalisation massive en Angleterre, garantie illimitée en Irlande, pas de plan prévu en Allemagne.

  • Ils nous proposent des solutions radicales : en un soir, le Président achète sans budget, 30 000 logements non commencés, que ses amis intimes bétonneurs n'arrivent pas à caser sur le marché. Personne n'en connait la valeur, la localisation, la destination, les futurs proppriétaires ! Un petit maire ne saurait en faire autant pour un simple lopin de terre, sans consulter le service des domaines, son conseil municipal, ses possibilités budgétaires. Y avait-il urgence à ce point ou s'agissait-il d'enfiler sous prétexte de crise un cadeau au grands bâtisseurs amis intimes du Président.

  • La dernière ficelle est énorme : pour combattre la crise et retrouver la croissance, ils veulent libéraliser le travail du dimanche ! Voilà la solution pour un nouveau cadeau à la grande distribution ! Les français fragilisés, endettés, menacés dans leur emploi, vont pouvoir dépenser les sous qu'ils n'ont pas le dimanche ! Pourquoi ne pas y avoir pensé avant ? Pourquoi pas ouvrir les commerces la nuit ? Ils nous disent que seuls les volontaires travailleront ! Comme si les salariés avaient le choix de dire aux employeurs " Non merci, pas moi, demandez aux autres..." Ils nous prennent pour des niais. Un sondage bidon, une visite organisée sur un terrain ciblé et bien préparé, une proposition de loi en panne depuis longtemps car mêm des parlementaires de droite trouvent cela crétin, et voilà le travail du dimanche vendu comme contrepied à la crise !

Le danger de ce gouvernement, ce n'est pas tant d'avoir encensé le modèle qui s'effondre aujourd'hui, ce n'est pas non plus de ne pas mieux gérer cette crise. C'est surtout de se préparer à faire passer tout un tas de mesures partisanes et injustes en les présentant comme des remèdes ou des conséquences de la crise.

Pour ceux qui en doutent encore, souvenez-vous de la proposition vite remballée de Bernad Accoyer, le Président de l'Assemblée Nationale, d'une grande amnistie fiscale pour ceux qui rappatrieraient des capitaux peu propres !!! Ils n'ont même pas honte de leurs outrances.

Ayant été pressenti en juillet dernier pour être porte-parole du PS sur la proposition de loi sur le travail du dimanche, je devrai organiser la résistance !!!

Comptez sur moi !!!

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LA VIE AU PARLEMENT

7 Octobre 2008

Beaucoup d'occupations ici au Parlement, depuis le 22 septembre dernier.

J'ai un peu délaissé le clavier pour m'investir à fond dans la rentrée parlementaire. Quelques lignes pourtant pour que vous ne perdiez pas le fil....

Dès le 22 septembre, après le débat et le vote sur l'Afghanistan, j'ai animé le groupe socialiste dans l'hénicycle sur le projet de loi rebaptisé "dynamisation des revenus du travail".

Cela nous a pris trois jours (et trois nuits !) alors que le gouvernement avait prévu une seule demi-journée...

En effet, le groupe unanime avait considéré que mettre un texte en urgence pendant une session extraordinaire sur les revenus du travail nous imposait d'aborder au fond toutes nos propositions, et pas seulement les détails sur l'intéressement et la participation contenus dans le projet de loi du Gouvernement.

D'où le dépot de 1800 amendements, portant sur le SMIC, le pouvoir d'achat, les franchises médicales, la TVA, et aussi sur le texte lui-même.

J'ai assumé, avec mes collègues, de très longues heures de débat, avec obstination, patience et méthode. Xavier Bertrand et Laurent Vauquiez en ont été marris, tout comme Roger Karouchi qui voyait le texte sur le RSA passer en catimini et leur opération de communication se désintégrer....

Modeste succès donc, sans grand retentissement, sinon une valorisation de mon travail salué au sein du groupe.

Quelques articles et communiqués de presse, sur le moment, et aujourd'hui un interview dans La Croix et un débat d'une heure sur BFM radio en direct sur les parachutes dorés et les stock options....

L'assemblée examine le RSA, passera au Grenelle ensuite avant les budgets qui sont programmés. Entre temps, la crise financière emporte tout : ce soir, audition du Gouverneur de la Banque de France, et cet après-midi, rendez-vous chez Nadine Morano sur les TISF avec Le Déaut et Féron.

Ce soir, séance de nuit sur le RSA.

La vie parlementaire est décidément chargée. Mais comment ne pas la trouver passionnante au vu de la profondeur et de la diversité des thèmes abordés. J'apprends beaucoup, cela faisait longtemps que je n'avais pas connu période aussi riche intellectuellement.

La semaine dernière, j'ai quand même pris le temps d'aller à Bercy, pas au ministère mais au POPB, pour le concert de James Blunt dont je suis fan ! Sylvine m'y accompagnait, et de son avis aussi c'était un très bon concert, plus punchy que l'image traditionnelle de ce chanteur pas toujours très gai !

Pomis juré, j'écrirai plus régulièrement,
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