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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:11

 

Le 13 avril, j'interroge François Barouin sur le bidouillage de L'ISF pour "vendre" la fin du Bouclier Fiscal !



 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:44

Demandez le programme !

 

Résultat de plus de deux ans d'un vrai travail collectif, le programme du PS allie ambition et responsabilité.

Le groupe des députés socialistes de l'Assemblée Nationale s'est largement investi dans sa conception.

 

Les critiques outrancières de la Droite sont autant de preuves que nous avons vu juste, tant notre projet est le contrepoint de son bilan calamiteux.

 

La convention nationale de cette fin de semaine affinera les contours de ce qui sera le socle de nos campagnes présidentielles et législatives de 2012.

 

À l'avenir, en fonction de mes disponibilités, je m'efforcerai de décliner sur ce blog, les mesures sur lesquelles nous nous engageons.

 

Mais avant d'en détailler les différentes points, il faut préciser en quoi ce projet est ambitieux et responsable:

 

Il nous faudra d'abord revenir sur bien des textes ravageurs que la Droite a accumulés durant l'ère Sarkozy : loi TEPA, droit du travail, réforme des retraites, réforme territoriale, niches fiscales....

 

Il nous faudra ensuite remettre à plat notre fiscalité, qui privilégie les hauts-revenus par rapport aux salariés de base, qui pénalise les plus petites entreprises en épargnant les plus grosses, et qui pèse plus sur les revenus du travail que sur ceux du capital.

 

Il nous faudra encore retrouver la dignité que notre République a perdue, en donnant aux institutions leur pleine efficacité, que ce soit au niveau local ou au niveau national.

 

Mais si nos ambitions sont fortes, notre sens des responsabilités – et cela nous différencie d'autres composantes politiques de la gauche – impose de prendre en compte une situation difficile à plusieurs points de vue.

 

Sur le plan national d'abord, la droite va laisser des finances désastreuses. Elle impute l'explosion des déficits à la crise. Elle oublie de dire que les cadeaux fiscaux faits aux gros revenus et aux gros patrimoines, allègrement pratiquées depuis 2002 et amplifiées depuis 2007, ont privé notre budget de recettes considérables. La cour des comptes estime à un tiers la part du déficit dû à la crise.

 

Sur le plan international, l'Europe s'est enfermée dans un pacte de stabilité adopté sous la pression des prêteurs internationaux. Nul doute que les politiques de relance que nous envisageons se heurteront à des difficultés, probablement venant d'Allemagne. L'endettement que Nicolas Sarkozy a doublé en cinq risque de peser sur les politiques sociales que notre pays attend légitimement.

 

Le projet des socialiste a été longuement travaillé. Encore ce matin, avec les commissaires socialistes aux finances, nous évoquions la nécessaire réforme fiscale, son rythme et ses modalités.

 

Nous nous préparons, sans précipitation excessive, à défendre bec et ongles notre projet, et si les électeurs le veulent, à le mettre en oeuvre.

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 15:20

 

 

 

Pour prendre connaissance du projet du PS :

 

 

 

 

 

 

CLIQUEZ ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

Faites part de vos réactions !!!

 

 

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 13:31

A PROPOS DE LA FIXATION DES TARIFS DU GAZ :

 

«Je souhaite que la CRE fasse un audit de cette formule parce que je suis assez surprise de la rapidité d'exécution et j'aimerais bien qu'à la suite de cet audit, on détermine si la formule est bonne», a déclaré la ministre au micro de France Inter.

 

«D'ici là, je souhaite que les tarifs restent inchangés, c'est à dire que jusqu'au 1er janvier, on fasse une pause complète dans l'examen de toute mesure supplémentaire tant que les résultats de l'audit ne sont pas fournis», a ajouté Christine Lagarde.

 

Ces propos de Christine Lagarde datent du 4 février 2010 ! Il y a exactement 14 mois !

 

Aujourd'hui, après une nouvelle hausse de 5,2% au premier avril 2011, le Ministre Besson tient les mêmes propos que sa consoeur !

 

Il annonce un blocage, APRES la hausse du 1° avril.

 

Les fonctionnaires de la CRE (commission de régulation de l'énergie), n'ont sûrement pas été compétents pour auditer la « formule » de révision de prix !

 

Un nouvel audit s'imposerait donc, 14 mois et une hausse plus tard.

 

Pendant ce temps, les actionnaires de GDF Suez, aujourd'hui pratiquement privatisée, se goinfrent. En 2010, les profits de GDF Suez se sont élevés à 4,6 Milliards d'Euros, dont près d'un Milliard sur le poste distribution du Gaz en France !

 

Les actionnaires recevront 3,35 Milliards d'Euros de dividendes...

 

Les usagers paieront, pendant que le Gouvernement cherchera à mettre au point une nouvelle formule de révision des prix.

 

On se moque de qui ?

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 08:48

Ci-dessous, le texte intégral de la saisine du Procureur Général Jean Yves Nadal par neuf parlementaires aux fins de l'examen du rôle de Madame Lagarde dans la procédure d'indemnisation de Bernard Tapie suite à la procédure d'arbitrage décidée par ses représentants.


Monsieur Jean-Yves Nadal
Procureur Général près
De la Cour de Cassation
5 quai de l’ Horloge
75001 Paris

 

Paris, le 1er avril 2011

 

Monsieur le Procureur Général,

Les conditions dans lesquelles un tribunal arbitral avait, en juillet 2008, condamné le Consortium de réalisation (CDR) à verser à Monsieur Bernard Tapie la somme de 285 millions d’euros en règlement du litige opposant Bernard Tapie au CDR à propos de la cession de la société Adidas au Crédit Lyonnais intervenue en 1993, ont retenu l’attention de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Son Président indique d’une part que le choix par la ministre de l’Économie et des finances de recourir, à la demande de Bernard Tapie, à une procédure arbitrale plutôt qu’à un règlement judiciaire illustré notamment par la décision rendue le 9 octobre 2006 par la Cour de cassation, suscite l’interrogation.

– C’est d’abord la question des motivations d’une telle décision dont la validité juridique paraît incertaine.

– C’est aussi l’anomalie dans les termes du compromis d’arbitrage dont la version signée et exécutoire est rédigée dans des termes substantiellement différents, et moins favorables à l’État, que ceux présentés à l’agrément du conseil d’administration du CDR.

– Il s’interroge enfin sur les raisons qui ont pu conduire la ministre à écarter le recours à une habilitation législative pourtant suggérée par les termes du protocole législatif du 5 avril 1995, laissant le CDR seul pour affronter ses responsabilités financières.

Un premier examen de ces éléments, dont la presse (Nouvel Observateur du 24 mars 2011) indique qu’ils ont conduit la Cour des comptes à saisir la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), pourrait parallèlement justifier la saisine du ministère public près la Cour de justice de la République, compte tenu de raisons plausibles de soupçonner que les faits en cause, et l’avantage considérable accordé à Bernard Tapie par le recours à une procédure décidée au plus haut niveau de l’État, puissent recevoir une qualification pénale.

  1.  La question de l’abus d’autorité

En premier lieu, la décision prise par Madame Lagarde dans l’exercice de ses fonctions de ministre de l’Économie et des finances, alors même qu’une instance judiciaire venait de se prononcer sur le litige opposant M. Tapie et le CDR, pourrait, sous réserve de vérifier si cette décision avait pour objectif de favoriser l’une des parties par rapport à l’autre, constituer des indices de l’infraction prévue à l’article 432-1 du code pénal, à savoir le « fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ».

Cet abus d’autorité serait constitué par un acte positif, le choix par la ministre de recourir à un tribunal arbitral, alors même que la décision judiciaire prise par la Cour de cassation était intervenue, renvoyant à la Cour d’appel pour un jugement au fond de l’affaire. Cette décision pourrait donc avoir pour objet de contourner une décision de justice.

L’élément intentionnel constitutif de l’abus d’autorité pourrait notamment être recherché dans le fait que ce choix visait à préférer une solution, l’arbitrage, plus favorable à M. Tapie, et donc moins favorable aux intérêts financiers de l’État que la décision judiciaire déjà prononcée. En effet, cette solution, qui avait été demandée par la partie adverse, devait logiquement lui paraître avantageuse ; les avocats du CDR considéraient en outre que l’arrêt de la Cour de cassation rétablissait un rapport de force plus favorable à l’État.

En tout état de cause, la légalité du choix de recourir à la procédure d’arbitrage, qui reste discutable, doit être examinée attentivement pour vérifier si l’infraction d’abus d’autorité est susceptible d’avoir été commise par la ministre à l’occasion de ses fonctions.

Par ailleurs, se pose la question de la nécessité qu’il y aurait eu pour la ministre de faire valider par la loi l’interprétation du périmètre de la garantie financière du CDR donnée par la lettre du ministre chargé de l’économie du 17 mars 1999.

  1.  La possible infraction de faux et usage de faux

En deuxième lieu, les modifications, défavorables aux intérêts financiers de l’État et intervenues sous la signature du président du CDR postérieurement à la réunion délibérative du conseil d’administration du CDR, devront être examinées, afin de déterminer qui en a pris l’initiative ou en a permis la réalisation, que ce soit à la lumière de l’infraction de faux et usage qui pourrait également être retenue, ou pour constituer un élément constitutif des infractions à la probité éventuellement démontrables.

En effet, le fait de substituer dans le texte du compromis final – après examen par le conseil d’administration   la mention d’un préjudice moral au titre du plafonnement de la demande d’indemnisation des époux Tapie, pourrait constituer une infraction de faux et usage (article 441-1 du code pénal) commise comme auteur par le président du CDR, et comme auteur (donneur d’ordre) ou complice (approbation a posteriori) par la ministre, s’il était établi qu’elle en était informée.

Il s’agirait du moins d’un faux, non au regard d’une partie signataire du compromis d’arbitrage, mais au regard du conseil d’administration du CDR : l’établissement d’une telle infraction exigerait donc de connaître précisément les statuts du CDR ainsi que les règles régissant les relations entre le conseil d’administration et son président. Celui-ci avait-il obligation d’obtenir l’approbation de son conseil sur le texte même du compromis, pouvait-il se contenter de recueillir leur avis sur un projet de compromis, était-il investi d’un mandat lui laissant une latitude pour négocier les termes de ce compromis, etc. ? Dans la mesure où il avait recueilli l’avis du conseil d’administration sur un projet de compromis, n’était-il pas tenu de lui soumettre les modifications apportées après coup à ce projet ? Concernant le Président du CDR, l'éventuelle infraction commise devrait être recherchée et, le cas échéant, poursuivie par le procureur de la République de Paris. Nous vous laissons le soin d'apprécier si sa saisine vous semble nécessaire

  1.  L’éventuelle complicité de détournement de fonds publics ou infraction à la probité publique

L’analyse et la vérification des raisons données pour recourir à une telle procédure, et dans de telles conditions, sera déterminante pour vérifier si la solution retenue a pu être délibérément choisie en privilégiant, en connaissance de cause, les intérêts financiers particuliers de M. Tapie, au détriment de ceux de l’État.

Ceci imposera de vérifier si les infractions de complicité de détournement de fonds publics (article 432-15 du code pénal) ou de toute autre infraction à la probité publique (comme par exemple la prise illicite d’intérêts – article 432-12 du code pénal   ou le trafic d’influence – article 432-11 du code pénal) ne sont pas envisageables.

Compte tenu de la nature des actes à vérifier, accomplis dans le cadre de la fonction ministérielle de Mme Christine Lagarde, la saisine de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République peut apparaître comme le moyen le mieux adapté pour procéder à des vérifications indispensables.

Comme dans le cas de la procédure, actuellement en cours, relative à la cession de l’hippodrome du Putois, les faits en cause, qui mettent en lumière un manque flagrant de respect des procédures légales administratives ou judiciaires en vigueur, au profit d’intérêts particuliers et au détriment de l’intérêt général, doivent pouvoir être analysés par les magistrats indépendants de la commission d’instruction de la CJR, et dont les compétences judiciaires, administratives et financières sont exactement adaptées aux questions posées.

À ce prix, le soupçon porté publiquement sur des actes du Gouvernement pourra être confirmé ou levé dans des conditions d’impartialité et de professionnalisme satisfaisantes.

_____

Si l’intention frauduleuse est difficile à établir, élément par élément, en tout état de cause, n’a-t-on pas affaire à un faisceau d’indices suffisant tendant à montrer que les décisions, prises dans leur globalité, avaient pour objet de favoriser des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt public ?

Pour toutes ces raisons nous avons donc décidé, Monsieur le Procureur Général près la Cour de Cassation, de vous saisir en tant que ministère public près de la Cour de Justice de la République. Saisi « in rem », il nous semble que vous avez à déterminer la réalité des éventuelles infractions soupçonnées et à établir si d'autres n'ont pas été commises.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Procureur Général, à l'assurance de notre haute considération.

 

 

Jean-Marc Ayrault, Pierre-Alain Muet, Henri Emmanuelli,Thierry Carcenac, Christian Eckert, Delphine Batho,Pierre Bourguignon, Dominique Baert, Sandrine Mazetier

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 18:03
Neuf députés socialistes ont signé un courrier demandant que la Cour de Justice se penche sur l'affaire Tapie et les conditions dans lesquelles Christine Lagarde a autorisé la curieuse procédure d'arbitrage qui a laissé près de 200 Millions d'Euros aux époux Tapie. Je suis l'un des neuf signataires. La Ministre dit "étudier les possibilités" de nous poursuivre en justice ! En nous taisant, nous aurions mérité d'être poursuivis ! Nous n'aurions pas fait notre boulot de parlementaire. La Ministre menace de poursuivre des députés qui, comme la Constitution le leur demande, contrôlent l'action du Gouvernement. Elle doit en avoir, des choses à cacher !
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:50

 

Avec 46 autres députés socialistes, j'ai signé le texte ci-dessous publié dans la presse pour soutenir la démarche de Martine Aubry qui, comme Première Secrétaire du Parti Sosialiste, a vocation à rassembler à Gauche pour 2012 !

 

 

Dimanche, le Parti socialiste, en remportant haut la main les élections cantonales, s'est solidement installé comme le premier parti de notre pays, au cœur d'une gauche nettement majoritaire. Ce succès, après celui des élections régionales, ouvre de grands espoirs pour 2012. L'espoir d'en finir avec dix ans de pouvoir sans partage de la droite, en particulier avec l'actuel quinquennat marqué par une des plus graves crises financière, économique, sociale et surtout morale que notre pays ait jamais connues. Surtout, l'espoir d'une autre France, plus forte, plus juste et plus confiante. 

Comme 2012 est l'année de tous les espoirs pour les Français, l'année qui la précède, 2011 doit être celle où la gauche crée les conditions de la victoire.  

Nous nous devons, pour les Français, d'être à la hauteur de nos responsabilités.

Cela suppose quelques conditions. 

A la fin de cette année, nous aurons choisi notre candidat à la présidence de la République. Dès cet instant, nous devrons être tous rassemblés, solidaires, unis autour de celle ou de celui qui aura été choisi. Les socialistes et leurs alliés les plus proches dès le premier tour, toute la gauche et au-delà pour le second. Alors, pensons-y dès maintenant: Rien à partir d'aujourd'hui ne doit compromettre ce futur rassemblement et chacun à gauche est déjà comptable des petites phrases toujours très médiatiques qui pourraient laisser des traces. 

Auparavant, entre juillet et octobre, nous vivrons les «primaires». Il n'est plus temps d'en discuter le principe. Les militants socialistes ont massivement validé ce processus. Nous leur devons son application. Nous devons en faire le premier acte de notre campagne présidentielle, un véritable moment de mobilisation populaire. Pour être réussies, ces primaires doivent être maîtrisées. Pour que cet exercice démocratique soit exemplaire, il faut qu'il respecte les règles rigoureuses de la démocratie. Et d'abord le respect des concurrents, qui ne seront pas des adversaires. 

Tout socialiste qui, dès à présent, exprime sa préférence pour tel(le) ou tel(le) candidat(e) doit impérativement s'abstenir de dénigrer les autres et le travail collectif engagé depuis des mois. 

Avant les primaires, c'est-à-dire d'ici la fin du mois de juin, va se dérouler une période essentielle, majeure pour la préparation du succès de la gauche en 2012: la discussion puis l'adoption du projet socialiste aux mois d'avril et mai; le nécessaire travail en commun entre les partis de gauche pour la préparation électorale et programmatique de 2012. 

Tout cela, c'est au Parti socialiste de l'initier, de l'animer, de le réussir, autour de sa première secrétaire, Martine Aubry. Non pas parce qu'elle est ou serait candidate. Mais parce qu'elle est notre première secrétaire, que nous lui avons confié cette mission essentielle et qu'elle a, à ce titre, la légitimité pour rassembler tous les socialistes et, au-delà, toute la gauche. 

Nous savons par expérience les risques de division qu'engendrent les périodes de désignation. Aujourd'hui critiquer notre maison commune et sa première secrétaire plutôt que le gouvernement et la droite, ce serait affaiblir le Parti socialiste et ne pas répondre à l'immense attente des français. Les militants et les électeurs de gauche nous observent et attendent de nous une responsabilité particulière. Ceux qui trouvent que le Parti socialiste est encore imparfait ne doivent pas hésiter à se retrousser les manches! Il y a du travail pour tous! 

Nous voulons insister sur le nécessaire rassemblement de la gauche, des écologistes et des forces populaires, clef stratégique du succès à venir. Nous souhaitons que le Parti socialiste, par la voix de sa première secrétaire, s'adresse aux responsables des autres partis de la gauche pour réunir les conditions du rassemblement. Dans le même élan, nous devons proposer qu'un groupe de travail réunissant des représentants de tous les partis de gauche se mette en place. Il aura pour objectif de réaliser un «état des lieux» des convergences et des divergences programmatiques entre les partis afin de déboucher sur une plate-forme commune de gouvernement. 

Martine Aubry a la légitimité pour engager cette démarche. C'est notre responsabilité  de l'aider à réussir ce processus de rassemblement. 
 
 Les députés signataires : BAPT Gérard, BATAILLE Christian, BATTISTEL Marie-Noëlle, BIEMOURET Gisèle, BROTTES François, CACHEUX Alain, COQUEMPOT Gilles, COHEN Pierre, DELUGA François, DREYFUS Tony, DUFAU Jean-Pierre, DUMONT Laurence, DUMONT Jean-Louis, DURAND Yves, DUSSOPT Olivier, ECKERT Christian, FAURE Martine, FORGUES Pierre, GAUBERT Jean, GLAVANY Jean, GOLDBERG Daniel, IDIART Jean-Louis, IMBERT Françoise, ISSINDOU Michel, JUANICO Régis, LACUEY Conchita, LEBRANCHU Marilyse, LEMORTON Catherine, LEROY Jean-Claude, LONCLE François, MALLOT Jean, MARCEL Marielou, MARSAC Jean-René, MARTIN Philippe, MARTINEL Martine, MATHUS Didier, MESQUIDA Kléber, MICHEL Jean, NERI Alain, PAUL Christian, PEIRO Germinal, PERAT Jean-Luc, REYNAUD Marie-Line, ROGEMONT Marcel, ROY Patrick, VERGNIER Michel, VIDALIES Alain.

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:55

D'ordinaire plutôt modéré, je suis aujourd'hui scandalisé. La position de l'UMP face à des duels FN/PS est proprement abjecte. En 2002, les socialistes ont sans aucune hésitation appelé à voter pour Jacques Chirac lorsqu'il s'est trouvé face à Jean Marie Le Pen.

 

Les masques tombent, et les risques sont énormes :

 

  • - La légitimation du Front National a été mise en route depuis que Nicolas Sarkozy, a engagé l'UMP à chasser les idées du FN. Le discours de Grenoble, le débat sur l'identité nationale, la gestion des roms, le débat sur la place de l'Islam, ont entre autre participé à rendre le FN fréquentable.


  • - La gestion économique et sociale de la crise a ecoeuré les français. La protection des nantis, les profits insolents des banques et des multinationales, la suppression programmée de l'ISF, les prix des carburants et de l'énergie, le chômage et le blocage des salaires onr autant contribué aux progrès du FN que les questions de l'immigration.


  • - La gestion pitoyable des affaires Woerth, Alliot Marie, Guérini, Longuet et autres affairistes politiques accrédite le discours réducteurs de style « tous pourris ! ». Les mesures destinées à réglementer les conflits d'intérêts tardent et ne sont pas convaincantes.


Si jusque là, la confusion des idées de la droite avec celles du FN était inquiétantes, aujourd'hui ce sont les actes concrets qui suivent. En cas de duel FN/PS il est inconcevable que les responsables politiques de droite ne recommandent pas un vote PS. Nicolas Sarkozy prend un rique énorme. Depuis quelques jours, beaucoup de mes amis, qui ont voté Chirac à contre-coeur en 2002 me disent qu'ils n'iront pas voter Sarkozy si d'aventure il devait affronter Marine Le Pen en 2012. Voilà où nous conduit ce Président devenu fou.

 

L'urgence est là, et toute la Gauche ferait bien d'en tirer les conclusions.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 15:59

 

"Heureusement qu'il était là. Parce que le monde entier s'apprêtait à contempler à la télévision des massacres commis par le colonel Kadhafi, heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et puis la Ligue arabe et l'Union africaine"

 

Tels sont les propos exacts de Claude Guéant, notre Ministre de l'Intérieur, inspirateur habituel de la « pensée » sarkozyenne.

 

Analyse du texte, en prémices du débat de cet après-midi à l'Assemblée Nationale :

 

  • - D'abord le « il » pour parler du maître ! Ne serait-il pas plus opportun de parler d'une position de la France ? N'y a-t-il pas là la preuve d'une utilisation des évènements internationaux au profit de la promotion d'une personne ? N'est ce pas grave lorsqu'il s'agit de faits de guerre provoquant la mort d'êtres humains ?

  • - Ensuite la subite et impérieuse nécessité d'intervenir devant les exactions d'un tyran. Pourquoi en Lybie, et pas au Yémen ou dans les dizaines de pays où sévissent des dictateurs ?

  • - Enfin, ce terme de « croisade », qui ne peut avoir été choisi par hasard, sauf à penser que son auteur méconnaîtrait à ce point l'histoire des guerres et des religions. La frontière entre intervention humanitaire et guerre de religion est franchie, mais cela ne surprend plus personne tant ces personnages en sont coutumiers.

     

Le contexte est par ailleurs inquiétant. Avec des caisses vides, avec le risque d'enlisement, je n'ose imaginer le trio Guéant, Juppé, Longuet, ministres reconvertis en croisés, prêts à tout pour dissimuler leur incurie à gérer les problèmes français. Et la première tête qui dépasse sera coupée au nom de la nécessité d'unité nationale devant une crise internationale !

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:30

Verdict des urnes dimanche soir dans les cantons du Nord de la Meurthe-et-Moselle :

 

  • - La participation est très faible. Plus faible que la moyenne nationale ou départementale. C'est d'autant plus surprenant que ce secteur ouvrier et fort syndiqué traditionnellement, nous avait, certes il y vingt ans, habitué à  une forte politisation de sa population. Comment l'expliquer ? Une piste de réflexion : La très forte proportion de travailleurs frontaliers (un actif sur deux) qui passent plus de temps au Luxembourg que chez nous et se désintéressent de la vie locale.

  • - L'effondrement de la droite. Autour de 15% dans deux cantons, et à 7% dans le troisième. Un étiage jamais vu. Le discrédit d'Edouard Jacque un temps leader, les bisbilles internes à l'UMP dans la Pays Haut et la force de la gauche sont sûrement des éléments d'explication. Le phénomène est pourtant plus fort qu'au niveau national. La droite ne peut se maintenir nulle part, et elle en est même très loin.

  • - La poussée du Front National. Elle survient chez nous plus tard qu'ailleurs, et grignotte évidemment des voix à l'UMP. Mais aussi au Parti Communiste. Présent seulement à Audun le Roman, le Front National contribue à ce que le candidat du PC (ou équivalent) y perd 11 points. C'est d'ailleurs dans ce canton que notre candidat, Daniel Matergia, manque la pool position de 77 voix seulement.

Ces constats faits, seuls les socialistes et les communistes étaient qualifiés dans les trois cantons. Si à Herserange et à Villerupt, le retrait des socialistes s'imposait tant la différence de voix restait forte, à Audun le Roman, Daniel pouvait emporter le second tour. Après mûres réflexions et une journée de discussions avec les militants, la Fédération, Michel Dinet, de nombreux soutiens, Daniel a pris la décision de ne pas participer au second tour. Pour plusieurs raisons :

 

  • - La montée du Front National et l'approche des présidentielles nécessitent des signes forts d'union à Gauche.

  • - Des situations symétriques existent ailleurs, et oblige à des positions claires, même si les électeurs restent libres des décisions d'Etat-Major...

  • - Les représentants des communistes (ou équivalents) se sont engagés à mieux équilibrer la gestion locale, notamment dans les structures intercommunales du canton.

Cette décision a été difficile à prendre pour Daniel et son équipe pour de nombreuses raisons :

 

  • - Les communistes (ou équivalents) entretiennent l'ambiguïté sur leur appartenance au PC : à ma connaisance, Jean Pierre Minella et André Corzani ne sont plus adhérents du PC depuis longtemps. Serge de Carli a annoncé l'an dernier qu'il ne remprendrait plus sa carte au PC. Les autres communistes (ou équivalents), on ne sait pas. Sans doute faudrait-il leur poser la question.

  • - Aux dernières élections régionales, les conseillers généraux communistes (ou équivalents) du Pays-Haut ont ostensiblement aidé à la constitution et soutenu une liste dite Front Lorrain de Gauche, contre la liste d'union PC/PS, sur laquelle figurait Michel Dinet aux côté de vrais communistes ayant clairement fait le choix de l'union.

  • - Notre électorat, nos sympatisants et nos militants ont bien du mal à expliquer qu'après une qualification (brillante à Audun le Roman), on ne dispute pas la finale alors même que le vainqueur sera de toute façon de gauche... Surtout pour la troisième fois consacutive.

  • - Alors même que les élus communistes (ou équivalents) sont prompts à dénoncer l'hégémonie du PS à gauche, a-t-on observé combien ils cumulent de postes de Maires, Présidents ou Vice-Présidents de Communautés de Communes, de Syndicats intercommunaux, de Présidents de Pays ou autres Scot ou Agences, quand ils ne sont pas en plus salariés ou ex-salariés de ces structures en même temps.

Néanmoins, Daniel  a pris cette décision avec beaucoup de sens des responsabilités. Il a montré, pour ceux qui en douteraient, que le PS, lui, a les sens collectif que n'ont pas toujours eu ces dernières années un certain nombre d'élus communistes (ou équivalents). Chapeau Daniel, il y aura d'autres échéances. 77 voix, ça n'est plus rien à rattrapper quand on en a déjà repris plus de 1000 !

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