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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 23:08

Sur le site d'une radio belge, un journaliste ecrivait à propos de nos ministres (ils ne peuvent pas parler des leurs, ils n'ont plus de Gouvernement !) :

 

" Comment font-ils au gouvernement français pour s’entendre en Conseil des ministres quand le bruit des casseroles sous les chaises doit couvrir toutes les conversations ? "

 

 

 

Malgré l'exil d'Eric Woerth à l'Assemblée Nationale et le remaniement destiné à installer une vraie équipe de "pros", les affaires reprennent :

 

Vacances dorées, jets privés, amitiés sulfureuses, jets publics, soupçons de commissions... On réentend les démentis indignés, les explications vaseuses et changeantes, les accusations proférées à l'encontre des sites internet et de la presse, les soutiens réaffirmés puis les silences gênés...

 

Tout redevient comme avant !

 

Pendant ce temps, les banques annoncent leurs bénéfices insolents, reversent les bonus, les entreprises du CAC 40 annoncent des dividendes quasi-record. Peugeot et Renault remboursent grâce aux primes à la casse versées par l'Etat,1 Milliard prêté par le même Etat pendant la crise... France Télécom a gagné presque 5 Milliards, en mettant l'ancien PDG, celui des suicidés, dans un placard doré. Le prix des carburants explosent. Les prix des matières premières flambent plus pour les consommateurs que pour les producteurs....

 

Tout redevient comme avant !

 

Le Gouverneur de la Banque Centrale Européenne déclare qu' augmenter les salaires (sauf le sien !) serait dangeureux. Il n'est que mollement contredit par Harry Potter Barouin, qui assume pourtant le blocage des salaires des fonctionnaires sur trois ans ! L'ISF vit probablement ses derniers mois, cela sera au moins une promesse tenue par le Président du pouvoir d'achat...

 

Tout redevient comme avant !

 

 

Les populations des pays arabes n'avaient pas la possibilité de s"exprimer librement dans les urnes. Elles ont choisi la rue et sont en train de gagner. Mais ce n'est pas sans vies perdues et sang versé !

 

Chez nous, le 20 mars, l'UMP aura des candidats aux éllections cantonales. Cherchez bien, ils mettent rarement l'étiquette, c'est pas porteur.

En allant voter, vous ne risquez pas votre vie comme ces lybiens qui affrontent des armes lourdes.

Et beaucoup de français n'iront pas voter alors que presque tous les lybiens sont dans la rue.

On a connu France plus courageuse...

  

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:22

La question de la dépendance des personnes âgées concerne tout le monde. Le Président a décidé d'en faire un enjeu de la dernière partie de son mandat.

 

CHICHE  !

 

Sur les mesures concrètes à prendre, il n'y a pas de vraies controverses : il est indispensable de construire plus d'établissements d'accueil, tout en développant les soins et services à domicile. Selon le degré de dépendance et selon les choix des intéressés et de leurs familles, le maintien à domicile est une alternative au déracinement que le placement entraine.

 

Les seules questions - mais elles sont bien sûr essentielles - concernent le financement.

 

Et là, oh surprise, les pistes avancées par la droite deviennent révélatrices de ne voir dans la prise en charge des personnes dépendantes, qu'un nouveau marché source de profits pour certains amis trop connus.

 

Que globalement les français doivent cotiser pour payer les dépenses susceptibles de générer leur possible dépendance est une évidence. On estime annuellement autour de 8 Milliards d'Euros les ressources à trouver (c'est le montant des bénéfices net de la seule BNP en 2010 !). Pour l'instant, les dépenses effectuée par les départements sont de l'ordre de 5,5 Milliards.

 

La droite veut réduire les prises en charge et obliger à une assurance privée.

Les socialistes estiment nécessaire la création d"une branche supplémentaire de la Sécurité sociale pour assurer la solidarité.

 

Pour en débattre, rejoignez nous !

 

 

MATERGIA

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:50

kadhafi

 


Dessin de Damien Kiernozeck

extrait du livre "C'est l'histoire d'un mec à la Rollex"

éditions "Paroles de Lorrains"

(http://parolesdelorrains.jimdo.com/)

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:04

Le Président Sarkozy n’a de cesse que de véhiculer des messages réducteurs destinés à justifier l’injustifiable !

Il prépare l’opinion à la suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), promesse faite à ses amis du Premier Cercle des généreux donateurs de l’UMP au Bristol ou au Fouquet’s.

 

Il ne cesse de dire, alors que c’est rigoureusement faux, qu’en Allemagne ce sont les socialistes qui l’ont fait.

Rappelons qu’en France, cet impôt est acquitté par environ 2% des contibuables les plus fortunés (ceux dont le patrimoine calculé après abattements, exonérations et niches multiples dépasse 800 000 €). Ces malheureux paient en moyenne 5 854 €, avant application du scandaleux bouclier fiscal qui en rembourse une partie, du moins pour les plus gros contribuables style Madame Bettencourt…

 

L’UMP considère donc que la première injustice à corriger en France est l’ISF !

Mais l’argument matraqué par notre Président serait que la France est le dernier des pays à avoir un Impôt sur la Fortune !

Là encore, c’est assez largement contestable : Des impositions proches de l’ISF existent aux Pays Bas (basées sur un loyer fictif) au Luxembourg (pour les seules entreprises) en Suisse (fixées par les cantons) en Islande (tout juste rétabli), en Norvège, en Grèce ou même au… Lichtenstein.

Mais quand bien même nous serions les seuls, est-ce là un argument implacable ?

La France est le seul pays du monde à fabriquer du vin de Bordeaux, du Roquefort et la baguette française est la meilleure du monde.

La France a été le seul et premier pays à mettre en place la Sécurité Sociale.

La France a été le premier pays à faire sa révolution pour aller vers une République respectueuse des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Etre premier à faire ou dernier à renoncer n’est pas preuve de pertinence en soit !

Pas plus que l’originalité serait forcément gage de qualité !

Ce raisonnement qui consiste à dire que parce que d’autres font, c’est forcément bien chez nous est devenu la dernière crétinerie à la mode. Sans forcément rappeler l’histoire des moutons de Panurge, il ne manque pas de cas où l’alignement des pratiques d’ailleurs sur son cas particulier donne des résultats désastreux.

Bien sûr que regarder ce que font les autres et l’évaluer est une nécessité. S’en priver serait marque de fierté malsaine. Les technocrates appelle cela le bench-marking.

Mais considérer que les autres, même nombreux à faire pareil, ont forcément des méthodes reproductibles à l’identique chez nous, est un raisonnement imbécile qu’un cartésien invétéré ne saurait accepter.

Chaque chose doit être évaluée rigoureusement, en regardant le contexte particulier de chaque pays, qui peut d’ailleurs changer en fonction du moment, des priorités politiques ou du contexte international.

Pour juger de l’ISF, il faudrait aussi regarder bien d’autres impôts et cela pulvérise les arguments crétins du Président des riches. Un seul exemple : Aux Etats-Unis, s’il n’y a pas d’ISF, le poids des taxes foncières conduit finalement pour les gros propriétaires d’immobilier, à un résultat quasi-identique…Prendre dans chaque pays un seul volet de la fiscalité comme point de comparaison est une erreur intellectuelle majeure.

Enfin, la France n’a pas vocation à se banaliser et peut être plus solidaire et égalitaire que d’autres.

Au moment où on reparle de la fameuse chanson « Douce France », Nicolas Sarkozy ferait bien d'en écouter la version originale !

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:00

MATERGIA 

 

 

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 16:19

il est des jours où il faut se souvenir :

 

 

Extraits du journal « Le Monde » du 11/12/2007 :

 

"Echarpe noire, cape noire, costume noir sur chemise verte avec un badge lui aussi vert en forme de continent africain, le leader libyen est arrivé dans une limousine blanche, accueilli dans la cour par M. Accoyer, la garde républicaine à pied étant placée de part et d'autre d'un tapis rouge. Sur le perron de l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée, les honneurs lui ont été rendus. MM. Kadhafi et Accoyer se sont serré la main devant les drapeaux des deux pays dans le vestibule de la résidence. Puis les deux hommes se sont rendus dans le petit salon pour un entretien programmé pour une quinzaine de minutes.

 

M. Kadhafi devait rencontrer ensuite plusieurs responsables parlementaires dans la salle des Fêtes, parmi lesquels le président du groupe d'amitié France-Libye, Patrick Ollier (UMP), le président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, Axel Poniatowski.

 

Les députés de gauche (PS, PCF, Radicaux et Verts), eux, boycottent la réception. "L'Assemblée nationale, ce n'est pas n'importe quel lieu, c'est l'institution parlementaire qui s'inscrit dans une longue tradition des droits de l'homme. Il est important de rappeler nos valeurs. Je regrette profondément cette visite et nous continuerons de protester", a déclaré, peu avant l'arrivée de M. Kadhafi, le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. "

   

 

Michèle Alliot Marie et son compagnon Patrick Ollier doivent démissionner pour trois raisons simples :

 

  • Les mensonges devant l’Assemblée Nationale : elle a dit avoir rencontré son « ami » Miled fortuitement sur l’aéroport, et l’a présenté comme une victime du régime de Ben Ali. Son propre père a reconnu avoir fait organiser ce voyage par cette « relation d’affaire », membre du clan Ben Ali, avec lequel il a conclut des transactions au cours de ce séjour très préparé. Madame Alliot-Marie a également d’abord affirmé n’avoir eu aucun contact avec Ben Ali, et a été démentie par son propre cabinet qui a avoué un échange téléphonique entre la Ministre et le Président aux abois…

 

  • La Ministre est honnie en Afrique du Nord : La proximité du nouveau Ministre des affaires étrangères tunisien avec elle a conduit à la démission forcée de ce dernier, empêché par les manifestants et ses propres services ne serait-ce que d’entrer dans son bureau ! Aujourd’hui même, elle est expédiée au Brésil pour des dossiers économiques et est remplacée à Tunis par Madame Lagarde, justement ministre de l’Economie, missionnée pour recoller les morceaux des dégâts faits par sa consœur, aidée par un ambassadeur Sarko-boy qui alterne maladresses et excuses.

 

 

  • Le Ministre Ollier, admirateur de Kadhafi, voyageur de commerce zélé entre le France et la Lybie, fait l’objet de bien des questions. Le groupe Thalès aurait commandé des enquêtes sur lui. Le Général Rondot, conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (CROS) du ministère de la défense aurait fait état à Dominique de Villepin de « compromission de P.O.L. ». Tout cela n’est pas sans rappeler, avec la succession d’aveux partiels, de démentis véhéments, de révélations quotidiennes, l’affaire qui coûta son ministère à Eric Woerth après de pathétiques épisodes.

 

La France doit avoir un Gouvernement respecté des français : les Ministres ne peuvent pas mentir.

 

La France doit avoir un Gouvernement respecté dans le Monde : les positions de la Ministre des affaires étrangères l’a déconsidérée.

 

La France doit avoir un Président qui force le respect : Il doit tirer les conclusions de tous ces dysfonctionnements.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:00

 

Le Président de la République a promis qu’en juin, il réformerait l’impôt sur le patrimoine. Comme d’habitude, pour  lui, réformer signifie encore plus d’injustice pour le plus grand nombre, et le renforcement des privilèges de ses amis fortunés.

Les socialistes, dont la droite dit qu’ils ne proposent jamais rien, ont les idées claires sur la réforme fiscale à conduire. Ils ont d’ailleurs déposé régulièrement les amendements nécessaires dans les lois de finances, et la droite les a refusés systématiquement.

Nicolas Sarkozy et ses complices du Gouvernement commettent autant d’erreurs qu’ils racontent de bobards :

·   Réformer l’impôt sur le patrimoine sans toucher aux autres impôts est une première erreur de méthode. Il existe du patrimoine qui dort en prenant de la valeur (maison d’habitation, œuvres d’art, or…). Il existe du patrimoine qui produit des revenus, tout en prenant parfois de la valeur (actions, immobilier locatif, outil de travail…). La première chose à faire est donc d’imposer les revenus du capital autant que les revenus du travail. Il faut donc, de façon très simple, que tous les revenus (salaires, pensions, dividendes, loyers perçus…) soient additionnés pour fournir l’assiette large d’un impôt sur les revenus qui doit en outre être progressif dans ses taux.

 

·   La question de la plus-value doit être aussi examinée. Un bien, entre son acquisition et sa revente, peut laisser un bénéfice important lors de sa cession. L’imposition de ce produit pourrait, mais cela reste à trancher, être diminuée des impôts déjà payés sur sa détention (ISF et pourquoi pas impôts fonciers).

 

·   De même, l’imposition du patrimoine ne doit pas faire oublier la question de la transmission. Aujourd’hui, depuis 2007 et la funeste loi TEPA, la transmission du patrimoine aux héritiers devient possible sans droits de succession, même pour des patrimoines importants bien conseillés. La transmission pourrait être assimilée à la revente, sous réserve que la détention continue d’être assujetti à l’ISF.

 

·   Enfin, l’impôt sur les sociétés est d’une inégalité trop méconnue : On dit trop souvent que l’imposition sur les bénéfices des sociétés se fait à 33.33%. Mais c’est un taux maximal ! Grâce aux innombrables niches fiscales, à leurs montagnes de filiales basées ici où là et à des armées de conseillers fiscaux, les grandes entreprises sont imposées au taux moyen de 8%. Les petites entreprises, les commerçants et artisans, sont imposés sur leur bénéfice à hauteur de 30% en moyenne. C’est injuste :

« Une récente enquête du « Journal du dimanche » a révélé qu'un quart des entreprises du CAC 40 n'a pas payé d'impôt en 2009. Régime du bénéfice mondial consolidé, niches fiscales, sociétés offshore, prix de transferts... Les grands groupes français sont devenus des champions de l'optimisation fiscale. En 2009, malgré un bénéfice de plus de 8 milliards d'euros, Total n'a pas payé 1 euro d'IS en France. Même chose pour Danone, Suez, Essilor, Saint-Gobain ou Schneider.La fiscalité sur les entreprises est devenue en France une véritable passoire dont savent parfaitement jouer les grands groupes. Le dernier rapport du Conseil des prélèvements obligatoires a ainsi révélé que le taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises du CAC 40 était de 8 % seulement alors qu'il est de 30 % pour les entreprises de moins de 10 salariés et de 20 % pour les entreprises de moins de 500 salariés. »(LA TRIBUNE 22/01/2011)

 

Nicolas Sarkozy s'apprète donc à présenter la suppression de l'ISF ou sa diminution comme un progrès. Nous serons vigilants et proposerons d'autres solutions, fondées sur la justice et l'équité. S'ils n'en veulent pas en Juin, on attendra 2012 !

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 15:47

Dans la grisaille de l'actualité, il y a de tout !

 

  • Les salaires des fonctionnaires sont bloqués. Leurs embauches aussi ! On sait bien que ces nantis ne sont pas (encore) jetables comme les autres salariés.
  • Les prix des matières premières augmentent : le fioul, le blé, le courant électrique... Il faut bien payer les spéculateurs.
  • La finance internationale ordonne à l'Europe de décréter la rigueur et l'austérité. Ils appellent cela le "pacte de stabilité". En finir avec les droits sociaux est une une façon simple et rapide de faire converger les économies.

 

Heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles :

 

  • Le G20 est ouvert et un accord vient d'être arraché. Tenez-vous bien, c'est une révolution : "Les 20 pays les plus riches du monde viennent de s'accorder sur un début de liste d'indicateurs pour mesurer les déséquilibres macroéconomiques mondiaux, en excluant d'y intégrer les réserves de change !" Osons une image pour les moins initiés de nos concitoyens médusés par tant d'audace : 20 professeurs de médecine au chevet d'un grand malade se réunissent et passent la nuit à discuter. Au petit matin, les traits tirés, il annoncent satisfaits qu'on prendra la fièvre du malade avec un thermomètre à mercure mis sous la langue, mais qu'il est hors de question de lui prendre la tension. Cela valait bien une nuit blanche. Décidément, plus rien ne se passe comme avant.



  • Les grandes bourses du monde fusionnent ! On ne sait plus très bien qui achète qui, mais un nouveau monstre émerge. On y regroupera pour une meilleure "synergie" plein de choses où nous autres élus n'y comprenons déjà plus rien. Y compris des dark pool (que je traduis par trous noirs) pour plus de transparence (interdit de rire !).
    Un dark pool est un système exploité par un prestataire de services d'investissement ou un opérateur de marché. Sans avoir la qualité de marché réglementé, un dark pool assure la rencontre, en son sein et selon des règles définies, des transactions (achats et ventes) sur des instruments financiers, tout en permettant à ses clients de rester anonymes . Un dark pool est donc un système alternatif aux grandes bourses réglementées de chaque pays. (source : wikipédia)



  • Mais les bonnes nouvelles (pour qui?) s'accumulent : BNP Paribas annonce presque 8 Milliards de bénéfice net (record absolu) et Société Générale (seulement) la moitié. Les banques ont été à l'origine de la crise financière, elle même engendrant la crise économique que l'on utilise pour justifier des plans de régression sociale plus ou moins avoués dans tous les pays dits développés. L'argent public a volé par centaines de Milliards à leur secours. Elles étaient soit disant moribondes et aujourd'hui nous voilà rassurés. Au fait leurs bénéfices viennent d'où ? Du montant de leurs frais et commissions ou du montant des taux d'intérêts sur les prêts qu'elles accordent "généreusement"?

  

 

Les socialistes - dont on dit qu'ils ne proposent jamais rien - ont demandé depuis deux ans que l'impôt sur les sociétés des banques soit majoré en contrepartie des aides publiques accordées. Des amendements à toutes les lois de finances ont été déposés et défendus. Ne serait-ce que de 10%, ne serait-ce que pour un an, la droite et le Gouvernement ont refusé toutes nos propositions.  On mesure aujoud'hui combien ce type de majoration aurait été insupportable à nos "pôvres" banques ! A titre indicatif, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite fait économiser moins de 500 Millions au budget de l'Etat, soit la même somme que BNP Paribas dépense pour les bonus de ses traders en 2009.

 

Payer les bonus des traders ou fermer des classes et des services publics, Nicolas Sarkozy a choisi !

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 19:37

Ministre des Affaires Étrangères, Michèle Alliot Marie s'empêtre tous les jours un peu plus dans des explications dont les journalistes révèlent avec courage et précisions les contradictions.

Au cours de son voyage de décembre en Tunisie, qu'elle disait n'être que touristique, elle admet aujourd'hui avoir conversé avec Monsieur Ben Ali, sans doute pour parler de la pluie et du beau temps alors même que la révolte populaire montait en puissance.

Dans ce même moment, ses parents rachetaient des parts d'une SCI à leur hôte, présenté un temps comme un simple ami spolié par Ben Ali, et dont chacun mesure aujourd'hui la complicité avec feu le régime tunisien. Nul doute que les biens transférés avaient été acquis proprement.

 

Ces aveux progressifs rappellent les affaires Woerth Bettancourt, et les explications maladroites de l'ex Ministre et ex trésorier de l'UMP.

 

Les députés socialistes s'interrogent tous les jours sur l'attitude à adopter : faut-il interroger le Gouvernement sur ces étranges affaires ?

 

Ne pas le faire laisserait croire à une complicité bienveillante, et accréditerait le vieux refrain « tous pourris ! ».

 

Dénoncer ces agissements déshonorants peut  donner à penser que nous ne nous intéressons pas aux questions de vie quotidienne comme l'emploi, la protection sociale, la santé ou le pouvoir d'achat.

 

Les députés socialistes ne sont pas que dans la contestation :

 

En octobre 2010, j'ai défendu avec mes collègues, deux propositions de loi interdisant les cumuls de fonction et la multiplication des dons et des micro-partis.

 

La majorité les a rejetées en bloc.

 

A l'Assemblée Nationale, je représente les députés socialistes dans un groupe de travail constitué par Bernard Accoyer pour faire des propositions concernant les conflits d'intérêts des parlementaires.

 

Nul ne sait aujourd'hui si ces propositions feront l'objet de suites... avant 2012.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:49

 

Les élections cantonales du 20 mars prochain ne sont pas anecdotiques :

 

  1. Au moment où beaucoup saluent les combats des peuples en Tunisie, en Égypte et dans d'autres pays pour une vraie démocratie, il serait paradoxal de ne pas sacrifier une demi-heure de son temps pour exercer un droit de vote que certains ont obtenu pour nous au prix de leur vie.


  2. Ce vote fera l'objet d'interprétations nationales. Les candidats devront se positionner sur bien des sujets, à guère plus d'un an des échéances de 2012. Chacun aura l'occasion de donner un signe au Gouvernement actuel sur les politiques conduites. Un vote UMP validera les choix de la majorité de Nicolas Sarkozy, un vote contraire marquera indignation et désapprobation du pouvoir en place.


  3. Ce vote sera l'occasion aussi de choisir des représentants locaux pour défendre au niveau départemental, les projets et les aspirations de nos cantons parfois différents de ceux de l'agglomération Nancéienne. Choisir des conseillers généraux mélangeant leur fraîcheur à leurs premières expériences d'élu(e)s serait un atout et une rupture salutaires.


  4. Mettre en place des élus clairement inscrits dans la volonté de gouverner le Conseil Général dans la durée, en équipe soudée par la clarté du projet cohérent de son Président, donnerait à notre département, étranglé comme tous les autres par des transferts de charge insupportables, une force au service de ses habitants.

Tous les choix sont respectables à conditions d'être réfléchis. Nous sommes tous des citoyens et des contribuables. Nous sommes concernés personnellement ou dans notre entourage, par les collèges, par l'aide à l'enfance, par l'aide aux personnes âgées ou handicapées, par les infrastructures du Département, par la vie associative, autant de domaines où le Conseil Général agit en responsabilité.

 

Pour cela, chacun, selon ses convictions, devra participer aux élections du 20 mars prochain.

 

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