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Blog de Christian Eckert

Prévisions, pièges à c... !

19 Avril 2012 , Rédigé par Christian Eckert

Fin de campagne, fin de règne, nous aurions tort de considérer que l’élection présidentielle est jouée… Le 21 avril 2002 a été pour beaucoup un choc terrible, et j’avoue avoir pour ma part aussi en tête deux autres élections où je n’avais absolument pas vu venir des résultats décevants : municipales de 2001 où j’ai été réélu maire de Trieux par le plus petit écart possible, et législatives de 2002 où Jean Paul Durieux - dont j’étais le suppléant sortant et candidat - a été battu de justesse par Edouard Jacque, dans notre circonscription qualifiée souvent d’imperdable pour la gauche.

 

A cela, on peut trouver quelques explications :

 

Tout d’abord, le candidat et son équipe, pendant une campagne, baignent toujours dans une ambiance un peu « cloisonnée »… Nous rencontrons du monde, certes, mais le plus souvent, ce sont nos amis et nos sympathisants, qui ont tendance à pointer plus nos atouts que nos défauts. Bien souvent par amitié, ceux là n’osent pas nous décourager, nous avertir, briser notre enthousiasme un peu béat qui tient parfois de la méthode Coué plutôt que du réalisme politique.

 

Et puis les commentateurs, observateurs, prévisionnistes en tout genre, sont nombreux en période électorale. Ils ont l’habitude de reproduire des erreurs grossières. Ainsi, la transposition des résultats entre les élections, présentée comme systématique, est loin d’être vérifiée :

 

Dans notre circonscription où j’ai été assez confortablement élu député socialiste en 2007, sur 6 conseillers généraux, un seul était socialiste ! Et les élections cantonales suivant mon élection n’ont pas modifié la donne, même si sur un canton nous avons failli l’emporter.

 

On dit aussi souvent que la victoire d’un camp aux présidentielles avantage les candidats qui s’en réclament aux législatives qui suivent… Mais en 2007, après la victoire de Nicolas Sarkozy, nous avons battu chez nous le candidat UMP pourtant député sortant !

 

Le bilan des élus influencerait beaucoup les résultats… Celui de Lionel Jospin, Premier Ministre à l’action remarquable et reconnue, a pourtant été suivi de son éviction surprise à la Présidentielle en avril 2002.

 

Enfin, les sondages, outre leurs marges d’erreurs non négligeables, sont des indications dont les effets sont divers : Les bons sondages sont réputés booster ceux qui en « bénéficient », mais à l’inverse, peuvent endormir ceux qui croient l’affaire « pliée » et réveiller ceux qui prennent peur devant des pronostics alarmants !

 

Alors, si une règle s’impose, c’est avant tout celle de la prudence et de l’humilité face aux électeurs. Rien n’est jamais acquis et les petits jeux des prévisions sont certes amusants, mais ne doivent pas se substituer à la mobilisation nécessaire devant les enjeux qui restent devant nous.

 

Si des indicateurs sont encourageants, ils devront se confirmer dans les urnes durant les semaines à venir.

Mobilisation, conviction, jusqu’à la mi-juin, avec tous les vecteurs de communication possibles…

 

C’est la seule règle qui vaille pour gagner et retrouver en France, une République debout au service de l’intérêt général !

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