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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:06

Les élections municipales ont livré leur verdict du premier tour. Tout le monde y va de son commentaire et tantôt revendique sa victoire, tantôt minimise son mauvais score, et essaie de se placer dans une dynamique gagnante pour le second tour, quand il y en a un. C'est un peu court.

 

Dans ma modeste commune de Trieux (2 500 habitants) en Meurthe et Moselle, l'élection était jouée d'avance, ma liste étant seule en piste. En 2001, mes concurrents habituels avaient perdu d'une seule voix ! N'avoir aucune opposition en capacité ou en volonté de présenter une liste contre la mienne était déjà une certaine satisfaction.  Près de 32% des électeurs inscrits se sont déplacés et ont voté pour ma liste complète, alors même qu'il n'y avait pas d'enjeu. Près de 13% des électeurs se sont déplacés et ont voté blanc ou nul, dans la moitié des cas en déposant une enveloppe vide, les autres ayent rayé souvent quelques noms, ce qui était courant avant le changement du mode de scrutin. Les autres ne se sont pas déplacés. La comparaison suivante peut être faite entre les communes n'ayant eu qu'un seul tour :

 

VILLE électeurs ayant voté électeurs ayant voté pour le vainqueur électeurs ayant voté blanc, nul ou contre le vainqueur
  (% des inscrits) (% des inscrits) (% des inscrits)
JARNY 53,55 29,71 23,85
JOEUF 57,84 31,11 26,74
HOMECOURT 39,55 31,32 8,23
MONT SAINT MARTIN 51,54 31,54 20,00
FAMECK 49,39 31,55 17,84
TRIEUX 44,45 31,74 12,71
TUCQUEGNIEUX 42,48 35,22 7,26
CONFLANS 50,32 38,10 12,22
HAUCOURT 45,69 40,78 4,92
SAULNES 47,99 41,28 6,71
BRIEY 58,21 42,01 16,20
HUSSIGNY 50,77 42,40 8,37
CRUSNES 54,37 48,08 6,29

 

Chacun appréciera.


Concernant notre circonscription, rappelons qu'aucune liste étiquetée Front National n'était présente dans nos communes. Il reste un second tour à jouer à Longwy. Il s'annonce comme prévu serré et dépendra des alliances souvent difficiles à droite. A Villerupt, le score est comparable à celui de 2008, mais la droite progresse un peu. A Longuyon, Pierre Mersch(Divers Droite) est largement battu par une liste que nous soutenions. A Audun le Roman, notre ami René Thiry remporte une très belle victoire contre le Front de Gauche. A Mont Saint Martin, notre liste fait un score remarqué dans un contexte difficile. Près de nous, à Bouligny, Le PS l'emporte très largement face au Front de Gauche donné pourtant comme indéboulonnable. Déception à Joeuf pour Emmanuel Bergé, qui se place pour l'avenir et qui s'est bien battu. Nous gardons nos sortants, à Sancy, Mercy le Bas, Landres, Haucourt Moulaine, Ugny... Et avons des beaux challenges dans d'autres communes pour le second tour.


Au niveau national, le tableau est bien sombre. La sanction de notre politique est évidente, et la droite en bénéficie. Le Front National cultive le populisme et surfe sur tous les mécontentements. C'est un risque majeur. Les électeurs jouent avec le feu, mais ils sont souverains. Les responsabilités sont multiples et nous ne saurions nous en exonérer et les rejeter seulement sur la droite, la presse ou nos alliés. Nous avons insuffisamment décrit les difficultés du pays, insuffisamment joué collectif au PS et à Gauche, pas été assez clairs sur les efforts nécessaires demandés aux Français et devrons convaincre que la seule voie possible est celle que nous conduisons. Notre position sur l'Europe doit être précisée, plus ambitieuse et offensive, faute de quoi les prochaines échéances seront (à nouveau) douloureuses.

 

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Published by Christian Eckert
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:54

Drôle de campagne électorale, dans notre commune de Trieux comme dans bien d'autres endroits. Les rares collègues parlementaires, croisés au Palais Bourbon en léthargie pour cause de campagne municipales sont du même avis : peu de passion, une focalisation sur les questions locales, un accueil courtois mais beaucoup de réserve de la part des citoyens dont on peut craindre qu'ils ne se transforment pas spontanément en électeurs.

 

Mon propos de ce matin se concentrera sur la commune où je suis candidat, pour la sixième fois depuis 1983.

 

Trieux est un commune qui compte officiellement 2 260 habitants, mais où le dernier recensement en a dénombré 2 500. Dans les années 60, elle en a compté plus de 3 000. Nous étions 1 870 dans les années 80, et autour de 2 000 il y a 10 ans. C'est peu dire sire la fermeture des mines de fer et les crises économiques dans la sidérurgie ont été très marquantes.

 

Cette longue et profonde dépression avait vidé les écoles, fermé les commerces, asséché les finances communales. Pire encore, la Mine, omniprésente dans l'urbanisation, avait laissé se dégrader les rues, les cités, les infrastructures qu'elle possédait, et pendant 20 ans, les élus en place n'avaient pas pris le relais, accentuant ainsi le besoin de rénovation et d'investissement.

 

La cité minière a été rénovée entre 85 et 90, et des investissements lourds ont été faits. Remise en état vers 95, notre commune a commencé, d'abord lentement, à tirer profit de ses investissement, de l'attractivité du Grand Duché voisin et de son attrait  lié à sa position géographique.

 

Elle a été freinée dans son redéveloppement par les questions d'inconstructibilité dues à l'ancienne exploitation minière. Après avoir mis en place, après une dure bataille contre les administrations, des Plans de Prévention contre les Risques Miniers, nous avons enfin pu répondre à la forte demande de terrains et de logements enregistrée chez nous.

 

Un peu contrariée par la crise immobilière et économique depuis 2008, la croissance forte mesurée chez nous permet de redonner vie à la commune, dans les écoles, dans l'offre commerciale, dans la vie associative...

 

Cette longue présentation est nécessaire pour que tous, anciens comme nouveaux habitants, mesurent d'où on vient, ce qui a été fait et pourquoi il a fallu faire des choix, compter notre argent et patienter parfois pour avoir chez nous ce que l'on pense "normal" dans des communes de notre  taille.

 

Les autres communes du bassin ont été confrontées aux mêmes crises. Elles ont eu leur propre approche, parfois plus frileuse que nous. À chacun d'estimer lesquelles s'en sont mieux sorties...

 

Pour le scrutin de dimanche prochain, il n'y aura qu'une liste en présence.

 

Cela n'était pas arrivé depuis longtemps. J'entends qu'on m'en fait le reproche... Cela n'a pas de sens... Tout le monde pouvait être candidat. Je crois que quelques uns se sont interrogés et y ont renoncé. Je n'allais quand même pas faire deux listes ! Le journal de ce matin montre que dans notre circonscription législative, sur les 37 villes de plus de 1 000 habitants, il y en a 16 où une seule liste se présente ! L'absence d'adversité affichée n'encourage pas au vote et encourage les mouvements d'humeur, alors que parfois la diversité des candidatures provoque un choix plus motivant et réfléchi...

 

Beaucoup s'interrogent sur la composition de notre liste. Quelques remarques peu flatteuses et fausses sont faites. La vérité est la suivante : Nous avons comme toujours commencé par demander quels sortants souhaitaient continuer. J'ai émis le voeu d'un renouvellement important. Sur les 19 sortants, 8 ont décidé d'arrêter. Il nous revenait donc de trouver 2 hommes et 6 femmes pour tenir compte de la parité.

 

Pour les hommes, nous avions reçu 3 demandes spontanées, parfois depuis des mois, certaines avec insistance.


Avant d'y répondre, j'ai contacté après en avoir parlé avec tous mes anciens colistiers, quatre personnalités qui nous paraissaient pouvoir apporter des choses au Conseil Municipal. Deux anciens opposants, actifs dans la vie associative. Les conditions qu'ils y ont mises (venir à 6 sans me dire qui et avoir deux postes d'adjoints) ont conduit mon groupe à leur proposer une dernière fois de nous rejoindre individuellement, ce qu'ils ont refusé. J'ai contacté ensuite successivement deux personnes actives au club de foot. Elles ont refusé pour des contraintes professionnelles et familiales.

 

J'ai donc soumis au choix de mes collègues les trois candidatures spontanées. Nous avons ensemble, à une très large majorité, choisi les deux plus jeunes.

 

Concernant les 6 femmes à choisir, nous avons échangé longuement, répondu favorablement à des demandes spontanées, et été à regret conduits à choisir en fin de course entre certaines  personnes en faisant probablement quelques déceptions.

 

Au final, notre liste présente une moyenne d'âge de 44 ans, ce qui est inférieur à ce qui est constaté généralement ailleurs et antérieurement chez nous. Elle n'est pas parfaite sans doute, mais n'a pas été faite au hasard, la méthode ayant été ici précisément décrite.

 

J'entends aussi des observations, toujours légitimes, sur différents sujets qui méritent autre chose que des caricatures.

 

Sur la jeunesse, il est injuste de ne pas souligner les efforts réalisés notamment ces dernières années : Centres de loisirs durant les vacances, périscolaire aux activités multiples, associations sportives, bibliothèque, école de musique intercommunale, harmonie municipale, junior-associations, city-stades, jeux d'enfants... Tout cela est évidemment à compléter : salle d'activités sportives, locaux associatifs, sorties pour pré-ados et ados...

 

Sur la sécurité dans la traversée de la ville, des ralentisseurs sur cette route sont refusés par le Département qui en est propriétaire et gestionnaire. C'est tout. Le feu tricolore à la sortie de l'école a une efficacité certaine. Il ne pourra remplacer la discipline nécessaire des automobilistes. Les mesures faites sont formelles : La vitesse a très fortement ralenti depuis la rénovation de l'Avenue de la Libération. D'autres aménagements seront faits.

 

Sur les parkings et garages, souvenons nous que la ville s'est construite à une époque où de rares foyers possédaient un véhicules. Aujourd'hui, rares sont ceux qui n'en ont pas deux ! Les habitants sont-ils prêts à abandonner une partie de leur espace privatif pour les mettre à disposition, notamment dans la cité minière ? Les tentatives faites ont échoué.

 

Sur la zone d'activités artisanale (et ses nuisances), elle respecte le Plan Local d'Urbanisme connu de tous au moment de leurs acquisitions. Les permis de Construire ont été délivrés dans les règles sans que j'ai le moindre motif de m'y opposer. Ils n'ont pas été contestés, alors que chacun peut le faire. Les sociétés installées paient des loyers qui compensent intégralement à la Communauté de Communes, porteuse de l'investissement, les dépenses engagées. La commune n'y a pas mis le moindre sou. Faut-il rappeler enfin que les entreprises fournissent aussi des emplois, et que tout le monde souhaite voir reculer le chômage...

 

Le Conseil Municipal a un rôle essentiel dans la vie municipale. Ce n'est pas le seul, et il existe bien des façons de servir l'animation de la localité. Les commissions municipales existent. Elles sont et seront ouvertes à tous. La fréquence et la richesse de leur travail sont parfois inégales, c'est vrai. La fréquentation de ceux qui s'y sont librement inscrits l'est encore hélas beaucoup plus ! La vie associative est vivante. Etre vivant c'est aussi être mortel... Les associations doivent être mieux que des lieux de consommation, où quelques bénévoles courageux servent les adhérents qui considèrent que le paiement de leur cotisation annuelle leur offre tous les services...

 

Vaste débat, qui sera sans doute prolongé et passionné.

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Published by Christian Eckert
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 13:48

Les affaires reprennent !

 

La droite doit comprendre que quelque chose a changé dans ce pays : les interventions politiques dans le traitement des dossiers judiciaires sont terminées.

 

Les juges d'instructions doivent pouvoir travailler de façon indépendante dans le seul respect des règles de procédures fixées par le législateur et la constitution.

 

Qu'en est-il des écoutes téléphoniques de Monsieur Sarkozy par des magistrats instructeurs (celles de Monsieur Buisson ne concernent que ce clan).

 

Ces écoutes ont été semble-t-il déclenchées par... Monsieur Sarkozy lui même !

 

En avril 2012, le journal Médiapart faisait état de soupçons d'un financement lybien dans le cadre de la campagne de 2007. Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy, encore Président et déjà candidat, déposait plainte pour faux et usage de faux, recel de ce délit et publication de fausses nouvelles. Les magistrats instructeurs chargés de ce dossier ont ensuite décidé en 2013 dans le cadre de cette enquête, d'écoutes de Monsieur Sarkozy redevenu entre-temps simple citoyen. Celui-ci ayant retrouvé son statut d'avocat, le bâtonnier de Paris en a été avisé comme le prévoit la procédure. Les juges d'instruction se sont aperçus que Nicolas Sarkozy possédait une autre ligne ouverte sous un nom d'emprunt. Elle a fait aussi l'objet d'écoutes judiciaires. C'est au cours de ces enregistrements Monsieur Sarkozy a communiqué avec son avocat dont la ligne n'aurait semble-t-il pas été mise sur écoute. Les magistrats ont alors découvert des éléments conduisant à soupçonner un traffic d'influence à propos d'un haut magistrat de la Cour de Cassation, possible informateur de Nicolas Sarkozy et de son avocat dans le cadre de l'affaire Bettencourt, en échange d'appuis pour une nomination à Monaco. N'étant pas chargé d'une procédure sur ce motif, ils ont légitimement transmis ces informations au Procureur. Ce dernier a lui aussi légitimement, transmis ce dossier au nouveau Procureur Financier.

 

Tout cela m'apparait conforme aux règles. Il n'y là pas trace d'intervention politique. Monsieur Sarkozy peut utiliser toutes les voies de recours (ce qu'il n'a pas encore fait) pour contester la validité des ces écoutes judiciaires.

 

La droite réclame une réunion du Parlement... Pour y faire quoi ? Remplacer les juges ?

La droite réclame une commission d'enquête parlementaire. Elle sait que c'est impossible lorsqu'il y a une procédure judiciaire engagée !

La droite s'oppose à une réforme constitutionnelle garantissant mieux l'indépendance de la justice. C'est révélateur de son approche.

La droite n'a qu'une chose à faire, laisser travailler les juges.

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Published by Christian Eckert
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 11:41

 

Les journalistes aiment les portraits, les parlementaires aussi... Surtout quand ça les flatte. On va encore me traiter de narcissique, mais ce portrait là est assez ressemblant, et à y regarder de près, pas si complaisant...

 

La Lettre du Pouvoir l'a sorti dans son numéro du 10 mars, et La Revue Parlementaire le fera dans son numéro d'avril.

 

Cet article est en lien   ICI.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 16:25

Quinze jours encore et le premier tour des municipales sera passé. Avant chaque élection, le sentiment dominant chez moi est la curiosité. Qu'en sera-t-il du comportement des électeurs en vrai ?

Le désamour des français vis à vis des socialistes, pointé tous les jours dans les médias, trouvera-t-il et dans quelles proportions sa traduction dans les urnes ?

Les ennuis de l'UMP et de l'avocat d'affaires et affairiste Copé, ceux de l'ex-Président Sarkozy, écouté par les juges et enrengistré par son propre camp, suffiront-ils à faire perdre à la droite ses restes de crédibilité ?

Tout cela profitera-t-il autant que beaucoup le prévoient aux populistes notamment du Front National ? L'abstention de gauche sera-t-elle plus forte que celle de droite ?

On en aura les réponses dans les quinze jours à venir, et les sondages fleurissanr ici et là pourront être confrontés à la réalité sortie des urnes.

La campagne électorale est curieuse. les candidats de droite et de gauche semblent vouloir la limiter aux questions locales. Comme s'il fallait à tout prix éviter de parler des questions qui renvoient à leur image nationale. Le FN lui, installé nulle part, fait au contraire tout pour surfer sur les questions globales pour tenter de faire élire des candidats locaux.

Dans ma commune de Trieux (2500 habitants), seule ma liste est déposée. Je serai donc reconduit dans mes fonctions. Drôle de situation, qui n'encouragera pas les électeurs à se déplacer. Peu de campagne électorale donc... Certains habitants semblent regretter qu'une seule liste se présente. Je n'y suis pour rien ! Il y a d'ailleurs bien d'autres communes où c'est le cas. Je trouve qu'il y a là plutôt une marque de confiance.

Les municipales autour de nous seront intéressantes dans beaucoup de communes. Audun le Roman, Piennes, Villerupt, et surtout Longwy. La Gauche y est unie, quoique certains en disent. La Droite multiplie les reniements et les ralliements. Après tout, c'est son affaire.

Concernant Longwy, il me revient à l'esprit qu'un certain Etienne Mangeot s'était engagé dans le Pays Haut. Ce jeune UMP était candidat aux législatives dans notre circonscription. Il avait dit s'attacher fortement à notre territoire, vouloir y demeurer et y prendre racine. Cet engagement pris publiquement plusieurs fois, aura fait long feu. Monsieur Mangeot a repris ses voyages électoraux : Il est en effet candidat aux élections municipales de... Toul ! Belle marque d'attachement au Pays Haut... Les engagements non tenus ne réhabilitent pas l'image des hommes politiques.


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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:41

Les parlementaires sont souvent en contact avec tous les acteurs locaux de leur circonscription. En particulier les entreprises. Cela représente pour eux un triple objectif : faire remonter les problèmes rencontrés sur le terrain et en proposer les solutions au "pouvoir central", informer chacun et accélérer la mise en oeuvre des mesures nationales décidées, soutenir le cas échéant des dossiers qui attendent une décision nationale pour se débloquer.

 

Notre travail sur ce dernier aspect est souvent méconnu : Ces sujets nécessitent souvent de la discrétion, ne doivent pas entretenir de faux espoirs, ne doivent pas faire l'objet de "récupération" politique déplacée.

 

Pour autant, avec les acteurs de ce type de dossiers, chefs d'entreprises, organisations syndicales, collectivités territoriales, groupes d'actionnaires, chambres consulaires, banques, Ministères..., nos contacts sont rès nombreux.

 

Ainsi, mon équipe parlementaire et moi travaillons actuellement sur plusieurs entreprises : parfois pour assurer leur survie, parfois pour conforter leur avenir et même parfois, malgré les difficultés économiques du moment, pour permettre leur développement.

 

Ainsi en va-t-il de l'entreprise Kaiser à Longuyon, de FVM à Villers la Montagne, de Performance Fibers à Longlaville, d'Affinage de Lorraine à Gorcy, des Emaux de Longwy, pour n'en citer que quelques exemples ...

 

Certaines de ces entreprises, employeuses non négligeables de notre circonscription, ont connu ou connaissent des passages difficiles dont les raisons sont diverses et mériteraient des explications trop longues pour être exposées ici.

 

Pour chacune d'entre-elles, j'ai eu l'occasion de mobiliser les moyens de l'Etat ou d'autres moyens, afin de leur permettre de poursuivre leur activité. Pour au moins l'une d'entre-elles, les perspectives de développement sont substantielles et bien réelles.

 

La Banque Publique d'Investissement a souvent fourni une solution. D'autres acteurs, publics ou privés, sollicités parfois au plus haut niveau, ont aussi agi à ma demande dans la discrétion et dans l'urgence.

 

Rien n'est jamais acquis et on parle bien évidemment plus des trains qui arrivent en retard que de ceux qui arrivent en temps et en heure.

 

En cette période de spleen économique, je trouve actuellement dans ce monde industriel impitoyable, plus de signes d'espoir qu'il y a quelques mois.

 

On dira sans doute qu'on ne fait en cela que notre travail. Mais encore faut-il reconnaître en cette période d'antiparlementarisme, qu'il arrive qu'il soit correctement fait.

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Published by Christian Eckert
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:34

Depuis très longtemps, je sais que les relations des élus avec la presse sont particulières.

 

L'indépendance de la presse est un principe intangible, que je n'ai jamais remis en cause. La gauche a même fait progresser la loi protégeant les journalistes, leurs sources et donc leur travail, nécessaire à la vie démocratique et au débat républicain. Les journalistes ont le droit de tout écrire, le devoir de tout montrer.

 

Ils doivent mesurer leur pouvoir et chercher l'objectivité, car dans nos circonscriptions, on entend bien souvent dire : "C'est vrai parce que c'est écrit dans le journal !".

 

Sachant l'impact des médias dans l'opinion publique, nous autres, femmes et hommes publics, en usons et parfois en abusons. Nous cherchons à être cités, à être commentés et flattés, quitte à manquer de mesure et à déformer la réalité.

 

Ce constat n'a rien d'exceptionnel. Les plus au fait de ces questions diront sans doute que je découvre la lune et que j'enfonce des portes ouvertes...

 

Les professionnels savent que le titre d'un article influe pour un tiers l'opinion des lecteurs et les photos pour un autre tiers. Le contenu, après tout le plus important, n'y est que pour assez peu, sachant que les sous-titres, les encadrés, le début et la fin sont aussi des marqueurs forts.

 

La lecture des journaux de ce matin m'a quelque peu irrité, et cela devient fréquent :

 

Hier, un journaliste des Echos m'appelle et me demande de revenir sur la question de la déductibilité de la CSG, qui fait débat dans la remise à plat de la fiscalité. En circonscription ce lundi, je n'avais pas encore vu le détail d'une étude qui traite de ce sujet complexe. Comme j'avais décidé de ne plus m'exprimer avant la fin de nos réflexions, je le lui ai dit, en précisant que rien n'est décidé, que toutes les hypothèses sont explorées, que la déductibilité totale ou la non déductibilité totale doit être compensée par des variations du taux de la CSG ou par des modifications du barême de l'impôt sur le revenu.

 

Ce matin, le titre de l'article, pleine page, est : "Impôts : La fin de la déductibilité ferait plus de 6 millions de perdants".

 

Il faut se plonger dans l'aricle pour trouver en petits caractères que : "le nombre de ménages ganants se chiffre à 18,4 millions". Après tout, ce n'est que trois fois plus !

 

La lecture attentive de l'article révèle encore une autre gymnastique : il y est précisé que cette étude est faite à prélèvement constant. Ce qui n'empêche pas le journaliste de conclure son article en écrivant : "L'exécutif craint qu'une telle réforme aille à l'encontre de son objectif d'allègement de la pression fiscale..."

 

Il est vrai que la première phrase donnait le ton : "Le Gouvernement savait le dossier explosif. Il sait désormais à quel point".

 

Les Echos ne sont pas la tasse de thé des électeurs de ma circonscription. J'ai donc lu Le Républicain Lorrain.

 

Là aussi, je suis un peu resté interloqué : Il y est relaté qu'un fonctionnaire territorial sera traduit devant le tribunal car accusé d'avoir détourné des livres de la bibliothèque de Villerupt pour les revendre à son profit.

 

Passe encore que l'information soit donnée avant que la chose soit jugée, encore que dans nos petites villes, chacun peut identifier le mis en examen, présumé innocent avant le verdict de la justice.

 

Ce qui m'a interpelé, c'est l'introduction de l'article : "Etre fonctionnaire donne droit à quelques avantages...".

 

Curieux constat, sans rapport avec l'affaire, qui doit choquer les millions de fonctionnaires qui se lèvent tôt, ont leur point d'indice gelé depuis 4 ans, vivent des suppressions de postes qui alourdissent leurs tâches, perçoivent des salaires que l'on doit parfois compléter pour qu'ils touchent le SMIC, sont partout présentés comme des nantis parce que leur CDI est garanti comme le réclament tous les autres salariés...

 

Dans le TGV qui me conduisait ce matin à Paris, j'ai finalement achevé ma courte nuit. J'ai révé d'un autre monde ! Où la presse serait ronde !

 


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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 19:03

 

 

 

 

Humilité, ambition et action, ma question au Premier Ministre le 18 février.

 

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Published by Christian Eckert
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 15:58

L'affaire pourrait faire sourire s'il n'y avait pas quelques Milliards d'Euros en jeu !

 

Le "Canard enchaîné" comme quelques autres journaux se sont fait l'écho dans le passé de situations "bizarres" qui ont parfois pu contribuer d'une part à enrichir quelques banques ou quelques compagnies d'assurance, et d'autre part à priver certains épargnants ou leurs héritiers de sommes rondelettes :

 

Les banques comptabilisent des dizaines de milliers de comptes bancaires inactifs, oubliés par leurs détenteurs aujourd'hui de plus en plus multibancarisés et mobiles, ou tout simplement ignorés au moment du règlement des successions du titulaire décédé. A titre d'exemple, la France compte environ 20 000 centenaires et les banques détiennent plus de 600 000 comptes bancaires de centenaires !

 

De même, les assureurs sur la vie laissent en déshérence de nombreux contrats souscrits au profit de bénéficiaires qui ne le savent pas ou qui restent introuvables faute parfois de recherches suffisantes.

 

Des frais abusifs sont parfois prélevés et des sommes importantes ne sont pas revalorisées. Des épargnants ou leurs ayants droit sont ainsi dépossédés de biens qui leurs reviennent.

 

La Cour des comptes, mandatée par la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, a évalué au minimum à 4 Milliards d'Euros les sommes en jeu.

 

Le groupe socialiste a donc décidé de soumettre au vote de l'Assemblée mercredi en fin de journée, une proposition de loi que j'ai rédigée après un travail en profondeur et une large concertation.

 

Ce texte mettra à la charge des établissements financiers un certain nombre d'obligations pour "nettoyer" le stock de ces avoirs en déshérence . Le texte plafonne les frais de gestion et oblige à revaloriser les actifs. Il donne aux notaires des nouveaux pouvoirs pour consulter les fichiers des comptes bancaires et des assurances vie. Les montants seront alors transférés à la Caisse des Dépôts et Consignations, pour être tenus à dispositions de ceux qui pourraient les réclamer, et reversés à l'Etat après la déchéance trentenaire déjà existante et peu respectée.

 

Cour des Comptes, Caisse des Dépôts, Assureurs, Banques, Notaires, CNIL, Conseil d'Etat, Ministères, Généalogistes, Associations d'Epargnants... ont été consultés sur ce texte.

 

Ce dernier sera examiné en séance publique ce mercredi après les questions d'actualité. Il pourrait, en cas d'adoption, être discuté au Sénat avant l'automne et rentrer en apllication au premier janvier 2016.

 


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Published by Christian Eckert
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:09

J'aime mon pays, son histoire, son originalité, sa culture, son école, sa sécurité sociale, ses vins, ses paysages, ses fromages, ses victoires, ses déceptions,...


Ces atouts, il m'a été donné de les vivre, de les connaître, d'en user, d'en profiter...


J'avoue humblement m'être souvent trouvé coupable de conservatisme !


Probablement est-ce pour avoir eu par chance parfois, par des efforts aussi, bien des occasions de me réjouir d'être "gâté" par ce pays et son mode de vie.


Dans mes fonctions politiques, même localement, je me suis surpris à faire de temps à autre résistance au changement. Phénomène lié sûrement à l'avancée en âge, j'ai eu des pensées du style : "après tout, pourquoi vouloir bouleverser cet environnement qui m'a apporté tant de satisfactions ?".


Par exemple, cette école de la République, qui m'a tant donné d'un côté ou de l'autre du bureau,  il m'est bien trop souvent arrivé de me dire : "pourquoi la réformer ?"


La richesse de l'Homme réside beaucoup dans sa capacité à réfléchir sur lui-même, et à vite s'adapter individuellement ou collectivement à son entourage.


Pourrait-on imaginer aujourd'hui enseigner avec une craie et un tableau noir, dans des "tunnels" de 2 voire 4 heures de cours magistral consécutives, des programmes aussi théoriques que pléthoriques ?


Cette éducation là, qui a si bien réussi à beaucoup d'entre nous, ne fonctionne plus et en être nostalgiques ne fera sûrement pas progresser les élèves aujourd'hui habitués à zapper, munis de tablettes et de calculatrices, gavés d'internet et d'audiovisuel plus interactifs que le professeur, dont le langage lui même n'est très souvent plus le leur !


Coupables de résistance naturelle au changement, les élus ont plus que d'autres le devoir d'accompagner les mutations, et le slogan de campagne de François Hollande mérite d'être rappelé.


Je suis frappé des conservatimes qui émergent ces derniers mois :


Une droite réactionnaire qui nie des évolutions sociétales sur les structures familiales pourtant évidentes : familles recomposées, naissances hors mariages, couples homosexuels...


Une économie et des entreprises qui oscillent entre mondialisation source de marchés nouveaux en développement et protectionisme frileux niant besoin de compétitivité et de modernisation...


Une école déstabilisée, que l'on a forcé à travailler quatre jours seulement en supprimant plus de 90 000 enseignants. Ce que tous regrettent aujourd'hui, tout en contestant la mise en place de nouveaux rythmes scolaires.


Des pays heureux d'envoyer leurs étudiants étudier à l'étranger et peureux de voir arriver chez eux des travailleurs déplacés ou des migrants déchirés de fuir leur misère pour chercher leur survie ailleurs...


Manifs pour tous et votation en Suisse sont des signes forts, mais nous en avons bien d'autres sous nos yeux :


Le cas de la fiscalité est aussi symptomatique : on demande une réforme, voire une révolution, de ce que tous trouvent complexe, opaque et injuste. Les mêmes hurlent à la moindre proposition de modification, prétextant tantôt le besoin de stabilité, tantôt le risque de transferts... Très prosaïquement, je crains que réformer sans transferts et en assurant la stabilité est tout simplement mission impossible.


Les grandes réformes sociétales sont aussi le fait d'individus : De Simone Veil à Christiane Taubira, en passant par Robert Badinter.


Mais elles ont aussi été l'aboutissement de mouvements collectifs. François Mitterrand a eu les mots justes en parlant de "laisser le temps au temps".


Un des problèmes principal de notre vie politique est de trouver le bon tempo. A nous de le régler.




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