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Blog de Christian Eckert

Articles récents

Elections départementales dans le Nord de la Meurthe et Moselle

23 Mars 2015 , Rédigé par Christian Eckert

Les élections départementales viennent de livrer leur verdict du premier tour dans la 3° circonscription de Meurthe et Moselle, dont j'ai été le député de 2007 à 2014.

Essayons d’abord d’en tirer quelques analyses avec le maximum d’objectivité, exercice toujours difficile lorsqu’on est soi-même engagé dans la vie politique.

Le premier élément incontestable concerne la participation au scrutin. Pour les quatre cantons de notre sixième circonscription (Longwy 35,2%, Mont-Saint-Martin 42,1%, Villerupt 40,8% et Pays de Briey 42,4%), elle est très largement inférieure à la moyenne de Meurthe et Moselle (48,2%) et à la moyenne nationale (50,2%). Ce n’est pas la première fois, et il faut s’interroger. Ce phénomène est souvent constaté dans les zones frontalières, particulièrement là où les travailleurs frontaliers sont nombreux et pourraient se montrer moins sensibles aux politiques locales voire nationales. Le même phénomène est d'ailleurs observé dans les cantons frontaliers de Thionville, Yutz et Algrange.

Le second constat est aussi factuel. La droite institutionnelle est partout éliminée. Elle n’aura aucun élu dans le Nord du département. Elle en avait un seul dans l’ancien canton de Longuyon. Observons néanmoins que son éviction dès le premier tour à Longwy est sans doute la conséquence de la présence de deux candidatures concurrentes. La droite classique n’a donc pas de quoi se réjouir de ses résultats dans notre circonscription.

Il convient aussi de noter que les candidats du Front National se qualifient partout pour le second tour. Ils arrivent même en tête dans le Pays de Briey (entre autres à Briey, Piennes, Trieux, Mercy le Bas) avec 35% des suffrages (comme dans le canton voisin de Jarny avec 32,1%). Ce phénomène déjà connu ailleurs gagne notre territoire de façon inquiétante pour ceux qui, comme moi, considèrent que les idées et les propositions de ce parti flattent les plus bas instincts de l’Homme.

Le Front de Gauche (ou apparentés) se qualifie dans trois des quatre cantons, est nettement en tête à Villerupt et Mont-Saint-Martin et est éliminé à Longwy. C’est un résultat conforme à son implantation antérieure dans ce type d’élection. Il avait 5 élus parmi les 7 sortants (1 socialiste et un divers-droite). Il pourrait, avec le nouveau mode de scrutin, en avoir 6 sur 8. C’est incontestablement un bon score. Le soutien objectif du Maire de Briey dans le Pays de Briey voire au-delà y a contribué, mais cela n’est pas le seul élément.

Le Parti Socialiste, absent dans le canton de Mont-Saint-Martin, ne réalise pas un bon résultat dans le reste de la circonscription. Si Sylvie Balon et Christian Ariès sont arrivés assez largement en tête à Longwy, nos autres candidats ne se qualifient pas pour le second tour. La notoriété des sortants, leurs soutiens locaux et surtout le poids de la difficile politique du Gouvernement auquel j’appartiens ont été autant de handicaps qui relativisent cet échec et donnent plus de valeur au bon score obtenu à Longwy. Merci à nos candidats sur Villerupt et Briey de s'être bien battus et d'avoir posé des bases pour l'avenir.

Ces constats, qui ne manqueront pas d’être commentés et sur-interprétés (une phrase, un mot… sortis du contexte peuvent toujours faire bondir), me semblent être assez factuels.

Moins factuels et plus subjectifs sont les enseignements que l’on peut en tirer :

Le score de mon Parti à ces élections impose de ma part une implication plus forte sur le territoire. Même pris par mes fonctions actuelles, je dois néanmoins, avec mes amis élus sur la circonscription, avoir une expression et une présence plus régulières (Au passage j’indique que les rumeurs qui me parviennent de partout sur mon départ de la circonscription et la mise en vente de ma maison sont pure invention !). Sur l’intercommunalité en devenir, sur l’explication de nos politiques nationales, sur l’écoute et le soutien aux projets, il faut que chacun puisse percevoir la différence des socialistes.

Au-delà de ma personne - qui reste secondaire - il faudra bien faire le constat de l’absence de politique alternative crédible et durable. Certes le Front National surfe sur la vague d’une sortie de l’Euro, d’un refus de l’Europe et d’un repli identitaire anti-assistanat appuyé sur l’exclusion qui dévasteraient nombre de ses électeurs qui ne s’en rendent pas compte. Le Front de Gauche croit à une politique de relance qui ne tient pas compte des marges budgétaires inexistantes. Mais ce débat mérite d’être approfondi et tranché. Le Gouvernement de notre Pays l’assume, sans remettre en cause les solidarités héritées de l’histoire sociale. J’en fais partie. La droite classique se cherche et reste dans la critique populiste quand elle ne court pas derrière le Front National.

Et puisqu’il s’agit d’élections départementales, notre département doit et peut rester à Gauche dimanche prochain. Il a été présidé pendant plus depuis 1998 par Michel Dinet, qui a su mettre en œuvre bien des politiques solidaires des hommes et des territoires. Mathieu Klein, qui a pris le relais, peut et doit en rester l’animateur. Les élus Front de Gauche feront, comme ils l’ont toujours fait dans les moments décisifs, le choix de l’union à Gauche. L’élection de candidats du Front National doit être évitée à tout prix. Il y a donc toutes les raisons pour que dimanche prochain, nous nous mobilisions dans les quatre cantons. Il faudra évidemment voter pour les candidats qui restent en lice contre le Front National (Socialistes ou Front de Gauche) et qui prennent l’engagement de rejoindre la majorité départementale de Mathieu Klein.

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Voter, c'est choisir des valeurs !

19 Mars 2015 , Rédigé par Christian Eckert

Dimanche, il y aura des élections départementales. Comme souvent, le débat est animé pour savoir si ces élections conservent un caractère local ou si elles constituent un test pour ou contre le Gouvernement.

Pour ma part, peu m’importe. Mon parti est en situation de gouverner la France comme la Meurthe-et-Moselle. De plus, ma conception de la démocratie - et cela n’a rien d’original – me fait considérer que toutes les élections sont importantes. En se présentant comme candidat, ou pour le moins en exprimant son avis par un vote, chaque citoyen acquiert le droit à la critique, dans le sens large du mot. Ignorer voire mépriser les élections, quelle que soit leur nature, est une façon de nier son appartenance à une communauté humaine et condamne au silence.

Les résultats des élections précédentes, les sondages même avec les réserves d’usage, les rencontres et le dialogue avec les habitants, montrent un vrai risque d’installation durable du Front National dans notre paysage politique. Si par le passé le vote Frontiste a souvent été la conséquence d’un rejet des forces politiques en place, on constate aujourd’hui un vote d’adhésion plus profond et à vrai dire plus inquiétant. Nul ne peut contester les thèses d’exclusion développées par ce parti. Il suffit d’écouter les propos des candidats ou des leaders, pour remarquer que les discours flattent les plus bas instincts : exclusion, rejet de l’autre, populisme, nationalisme exacerbé…. Le plus choquant est que ces sentiments, contre-lesquels chacune et chacun a pu lutter, sont aujourd’hui exprimés ouvertement. Comme si l’histoire n’était pas une leçon. Comme si la terre industrielle de Lorraine n’avait pas été une terre d’accueil et d’intégration. Comme si, j’ose le dire, l’éducation chrétienne de beaucoup avait été vaine. Comme si la dureté de certains moments de nos vie n’exigeait pas la solidarité naturelle entre des êtres humains que chacun considère être nés libres et égaux en droit.

Pour ces raisons, Manuel Vals a eu raison de mettre le débat sur ce terrain, car ce sera la principale lecture des résultats de l’élection.

Résister à ces tentations de repli sur soi, c’est aussi être courageux et assumer des principes forts :

La solidarité en premier. La société est d’abord fondée sur les solidarités qu’elle permet. Chômage, maladie, handicap, difficultés à se loger, charges familiales, pauvreté, retraite sont autant de thématiques que notre modèle social forgé au fil de notre histoire aide à affronter. Plutôt que de s’indigner des abus très minoritaires - et qu’il convient d’éliminer - pourquoi ne pas se réjouir que dans notre pays, les aides existantes facilitent la gestion des situations difficiles. Les prestations sociales sont toujours considérées comme un droit quand elles bénéficient à nous même, à notre entourage familial ou à nos amis. On les estime même insuffisantes. A l’inverse, on parle volontiers d’assistanat lorsqu’elles s’adressent à des gens qui, sans qu’ils ne l’aient choisi, sont différents de nous.

Le respect ensuite. Liberté de croire ou de ne pas croire. Liberté de pratiquer ou de ne pas le faire. Liberté d’expression qu’elle soit politique, syndicale ou religieuse. Notre qualité d’être humain nous fait prendre conscience de la richesse qu’apporte notre diversité. Les croisements d’espèces, en agriculture, donnent souvent les plus belles plantes ! L’homme ne se distingue-t-il pas de l’animal par sa capacité à accepter les différences ? L’étude des civilisations montre que chacune d’entre-elles apporte son lot de richesses. Le respect des différences est sûrement un autre pilier de nos sociétés.

La justice enfin. Elle peut prendre un sens différent pour chacun de nous. Notre constitution prévoit que les contributions de chacun aux charges publiques doivent tenir compte de leur capacité contributive. Cela a conduit notre majorité à accentuer la progressivité de l’impôt. Assumer que les moins favorisés puissent échapper à l’impôt sur le revenu en s’appuyant sur celui des autres, c’est bien une valeur de gauche. La difficulté commence lorsque tous revendiquent leur appartenance à la classe défavorisée…

Sortir de l’Euro et faire ainsi exploser la dette, renoncer à la politique agricole commune qui soutient l’agriculture, mettre fin à la protection sociale, c’est le programme du FN.

La droite n’a ni projet national, ni projet départemental.

Dans un environnement difficile, les socialistes sont attachés à des valeurs. Ils ne cherchent pas la facilité, et refusent la démagogie.

Chacun a une voix. Chacun peut l’utiliser. Après, il sera trop tard.

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Respecter et relativiser la presse....

7 Mars 2015 , Rédigé par Christian Eckert

Membre du Gouvernement, j'ai fait le choix de m'exprimer assez peu, et encore moins sur ce blog. Lorsque je le fais, je le fais toujours moi-même. Cela me prend du temps, ce dernier m'étant depuis avril 2014 assez rare....

Cela peut néanmoins être utile, voire nécessaire, pour redresser quelques contrevérités. Le silence pourrait passer pour de la validation voire de l'approbation, à ce qui peut être dit ou écrit ici ou là. Mais il est des limites que je ne laisserai pas franchir sans réaction.

Hier vendredi, Michel Sapin, le Ministre dont je suis le Secrétaire d'Etat, me tend le journal "Libération" et me dit avec un sourire complice : "Alors, Christian, tu me caches des choses ?"

Craignant d'avoir gaffé en dévoilant un secret d'Etat, je me penche avec angoisse sur la page 4 dudit journal et prend connaissance d'un article destiné à minimiser (voire ridiculiser) par avance, les annonces que le Premier Ministre doit faire l'après-midi même, sur les mesures destinées à relancer les politiques sociales, éducatives et d'aménagement des quartiers suite aux événements de janvier.

Les deux journalistes, pour prouver la fiabilité de leurs informations portant sur des annonces intervenant bien plus tard que la parution de leur papier, font référence à des arbitrages rendus à Matignon mercredi soir, lors d'un dîner où les ministres initialement concernés se seraient retrouvés ensuite consternés en voyant débarquer Michel Sapin et Christian Eckert, les Ministres de Bercy, histoire de leur faire comprendre que la disette, rigueur ou austérité budgétaire - chacun choisira -, réduirait à peau de chagrin leurs demandes de moyens supplémentaires....

Il se trouve que ce mercredi là, à l'heure où ces journalistes me décrivent en gardien impitoyable des cordons d'une bourse aussi plate que notre cœur serait sec, j'étais dans un TGV qui me ramenait de Nantes après une demi journée de travail sur le RSI et la politique immobilière de l'Etat.

Michel Sapin, lui, luttait à sa façon ! Pas contre nos collègues aux velléités dispendieuses qui tentaient de soutirer des subsides à ces pingres Ministres de Bercy, mais contre un mélange de grippe et d'angine ! Tant pis je cafte : il était au lit avec une grosse tisane et beaucoup de médicaments. Pour l'avoir côtoyé la semaine durant, certes en respectant une distance de sécurité, j'atteste sur l'honneur de l'effet continu des microbes ou virus qui justifiait pleinement son choix (contraint) de garder la chambre mercredi soir !

Michel Sapin et moi avons ri d'abord, mais j'ai suggéré à mon attachée de presse de demander quelques explications... Elle m'a dit que le journal était embarrassé, ne comprenait pas... qu'ils cherchaient un moyen de corriger les choses... J'attends toujours ou plutôt je n'attends rien... Ce n'est pas la première fois.

Ceci pour dire avec autant d'humour que de colère, que la Presse n'est pas toujours rigoureuse. Le constater sur ce type de fait ne saurait constituer un manque de respect ou une remise en cause de son indépendance. Chez moi, c'est un principe.

La difficulté, c'est que nos concitoyens ont cru ce qu'ils ont lu, en vertu du vieil adage : "C'est dans le journal, donc c'est vrai !"

Vérifier les faits, surtout lorsqu'on prétend leur donner un sens politique, c'est une règle que les vrais journalistes connaissent et pratiquent.

Le Premier Ministre a annoncé les mesures dans l'après-midi, en présence des Ministres rassurés par l'absence prolongée des deux "poches-cousues" de Bercy.

Tant pis je re-cafte : Michel Sapin et moi n'avons pas été sommés de ne pas venir pour donner raison aux deux plumitifs de "Libération". Nous accompagnions, comme prévu depuis quelque temps, le Président de la République au Grand Duché de Luxembourg. N'y avait-t-il pas là aussi matière à travailler sur quelques sujets concernant la fiscalité, le secret bancaire, l'échange automatique d'informations, la lutte contre l'optimisation fiscale agressive des entreprises ?

Ces questions ont fait l'objet de nombreux échanges, sans excès mais sans concession tout au long de la journée.

Ce qui n'a d'ailleurs pas empêché un journaliste commentant cette visite de considérer que le Président avait soigneusement éludé ces sujets... Sans doute que ce journaliste considère que 12 heures passées en Luxembourg pouvaient gommer d'un coup des années de pratiques. J'ai mesuré les évolutions déjà intervenues. J'ai entendu les engagements pris et les calendriers annoncés. A nous d'en être les garants, quitte à (re)mettre (collectivement) la pression si nécessaire.

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Du rôle de la presse locale (encore...)

26 Avril 2014 , Rédigé par Christian Eckert

L’entreprise Kaiser de Longuyon (54) fait vivre plus de 100 familles du Pays Haut, grâce au travail de ses salariés, en fabricant depuis longtemps des remorques de camion.

C’est cela le principal.

Ses salariés sont dans l’incertitude de leur avenir professionnel que tout le monde doit chercher à leur conserver.

Député pendant plus de 6 ans, mon équipe parlementaire et moi avons suivi le parcours de l’entreprise avec attention.

Était-ce notre rôle ? Oui et non : La Constitution charge les députés de voter la loi au nom des Français et de contrôler l’action du Gouvernement. Rien de plus. Les électeurs les considèrent souvent comme un appui pour eux-mêmes et pour leur territoire. Et c’est rentré dans les mœurs, même si ce n’est théoriquement pas la fonction du Parlementaire. Et après tout pourquoi pas… C’est la raison pour laquelle j’ai arpenté le territoire, rencontré les élus, les associations, les entreprises… De quoi aussi se faire une idée de l’utilité de voter ou d’amender certains textes de loi. De quoi porter bien des demandes d’appui à des projets locaux…

Quand j’ai, il y a environ 5 ans, été en contact avec l'entreprise Kaiser, elle allait très mal… Elle était au bord du gouffre… Il serai long de retracer toutes les péripéties en détail. Pour résumer : Perceva, fonds financier français, a racheté GBI (le groupe auquel appartient Kaiser), a restructuré l’ensemble dans la douleur (fermeture de Traylor, plan social dans toutes les unités…) et fait le maximum pour redresser la situation. Mon équipe et moi avons de nombreux contacts avec Perceva, qui trouve d’ailleurs en grande partie ses fonds auprès de la Banque Publique d’Investissement. Nous avons aussi régulièrement des échanges avec des représentants des salariés. Les administrations de l’Etat connaissent l’importance de ce dossier, et nous les sollicitons régulièrement.

Kaiser a aujourd’hui des perspectives intéressantes, grâce aux qualités de ses salariés et à la persévérance de ses actionnaires : Des commandes nombreuses venant de donneurs d’ordre solides ont été engrangées. Elles nécessitent des fonds pour payer des fournisseurs, de mettre en marche des équipes de bureau d’étude… L’entreprise peine à trouver l’argent nécessaire, ses comptes étant encore grevées par le poids du passé… Nous en sommes là, et travaillons avec tous les moyens disponibles (banques, aides régionales, crédits d’impôts, outils fiscaux…) pour permettre cette nouvelle phase où l’entreprise pourrait rebondir. Sans être exagérément optimiste, l’horizon pourrait se dégager pour les salariés de l’entreprise Kaiser

Le Républicain Lorrain de ce jeudi évoque la situation de Kaiser, relatant la rencontre du nouveau Maire de Longuyon avec les salariés. Le Maire s’inquiète légitimement avec les salariés de l’avenir de la plus grosse entreprise de la commune… Quoi de plus normal, chacun fait… son boulot : les salariés, le maire, la presse… Le journal relate les propos du Maire qui promet de faire remonter ses observations auprès de moi.

Il se trouve qu’au moment où parait cet article, Francis Herbays et moi recevons dans mon bureau l’actionnaire Perceva. Nous faisons le point de nos démarches parallèles pour trouver les fonds nécessaires au développement du site. Rien de plus ne peut être écrit ici. Le Maire de Longuyon, que nous connaissons bien, est informé par Francis Herbays des démarches en cours.

Pour rassurer, convaincre et mobiliser les salariés, les clients, les banques, les créanciers, il est décidé de faire un communiqué de presse, confirmant notre vigilance, notre soutien et la volonté de l’actionnaire de soutenir le projet.

Ce communiqué est envoyé au Républicain Lorrain.

En voici le contenu intégral :

Christian ECKERT suit avec beaucoup d’attention la situation des entreprises locales et notamment celle de KAISER, implantée à Longuyon.

Depuis plusieurs mois, des contacts ont été établis avec l’organisation syndicale du site, les dirigeants et actionnaires du groupe, les partenaires institutionnels, les élus locaux, le commissariat au redressement productif et la BPI.

Christian ECKERT a rencontré les actionnaires français du groupe et confirme leur volonté de soutenir l’entreprise

Le carnet de commande permet de maintenir l’emploi local, voire de le développer.

Christian ECKERT, en lien avec Jean Marc FOURNEL, nouveau député de la circonscription, restera attentif au devenir de cette entreprise industrielle du Pays Haut.

Il ne peut être plus précis, les négociations avec plusieurs banques pour plusieurs Millions d’Euros étant en cours.

Un communiqué officiel du Secrétaire d'Etat au Budget peut contribuer à inciter les banques à prêter (c'est le plus gros souci), rassurer les clients pour qu'ils le restent (parce que sinon rien n'aboutira), faire patienter les créanciers (car il en reste), donner des assurances aux fournisseurs (car personne ne fabrique sans matière première). Tout cela est destiné à donner aux salariés une perspective.

Le Républicain Lorrain de ce samedi a résumé le communiqué en langage journalistique avec beaucoup d’humour.

Voici la traduction :

Du rôle de la presse locale (encore...)

On pourrait en sourire si l'avenir de plus de 100 foyers n'était en jeu.

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Une nouvelle étape...

16 Avril 2014 , Rédigé par Christian Eckert

Elu député, j'ai souvent fait visiter l'Assemblée Nationale à des habitants de la circonscription. J'ai aussi beaucoup écrit ici sur mes journées, mes occupations, mes sentiments. J'ai eu l'impression de faire ainsi participer ceux qui m'ont élu, à l'exercice du mandat qu'ils m'ont confié.

Vos commentaires, écrits et oraux, vos SMS, tweets, mails et autres interpellations me l'ont confirmé.

Depuis maintenant une semaine, je vis autre chose. Je ne suis plus membre de "la représentation nationale" (quelle belle formule !). Un tourbillon de nouveautés pour moi : nouveaux lieux, nouveaux collaborateurs, nouveaux interlocuteurs... J'en suis parfois un peu "gêné" : le soin apporté par le personnel à répondre à mes moindres demandes, les "Monsieur le Ministre" qui ponctuent chacune des phrases, la taille de mon bureau, le silence feutré qui y règne, les hordes de photographes qui nous guettent à l'entrée ou à la sortie des réunions, la solennité du Conseil des Ministres, il faut s'accoutumer sans s'habituer, tout en sachant que cela ne durera qu'un temps et que cela ne doit pas nous faire cultiver un quelconque sentiment de supériorité !

Les choses démarrent bien vite : constitution de mon cabinet, premières réunions de travail, questions au Gouvernement au Sénat... nommé le mercredi je reviens "chez nous" le vendredi soir.

Le week-end s'est réduit à 36 heures : Il a fallu quitter Trieux à 10h le dimanche... Michel Sapin, de retour dimanche matin des USA, voulait travailler avec moi le dimanche à 15h. Pour être à l'Elysée ensuite le dimanche à 18h ! Le Président, le Premier Ministre, Michel Sapin et moi avons mis la (quasi) dernière main à la trajectoire des finances publiques qui sera transmise au Parlement et à Bruxelles et avons parlé des fameux 50 Milliards d'économies.

Dans ces lieux mythiques, quend le Président de la République se tourne vers moi pour avoir mon point de vue, "ça me fait tout drôle"... Michel Sapin est super sympa et me dira plus tard : "tu as été très bien"...

Le Conseil des Ministres du Mercredi a été me dit-on plus long que d'habitude. J'ai appris que ma présence y était souhaitée 12h plus tôt seulement. J'ai pris ma part au débat, à ma place, en bout de table, et ai pris beaucoup de notes...

C'est une nouvelle étape. Comme déjà dit, j'en ai mesuré tous les aspects. Cette première semaine a été dense et riche, sérieuse et amicale, sereine et chargée...

On me brocardera sûrement sur les ors de la République, l'attrait du pouvoir, l'argent, les honneurs... Mes (très) proches connaissent la réalité et la vivent. Les autres l'ignorent et en parlent.

Ce petit coucou dans un trou de souris d'agenda pour dire aussi que contrairement à ce qui a été écrit ici ou là, le blog est vivant même s'il connaitra des pauses.

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(Sous) Ministre : Ni récompense, ni sacerdoce...

10 Avril 2014 , Rédigé par Christian Eckert

Bien évidemment je souhaite ici remercier les très nombreux amis qui m'ont, par différents moyens, envoyé des messages de félicitations à l'occasion de ma nomination au Gouvernement comme Secrétaire d’État en charge du Budget. Un hebdomadaire satyrique bien connu a l'habitude de les appeler les sous-ministres...

Beaucoup de ces messages me disent que c'est mérité, logique, et que cela serait une récompense. C'est sympa ! Mais être nommé au Gouvernement ne peut être considéré comme une récompense, un cadeau pour services rendus ! S'il est vrai qu'on me reconnait parfois quelques qualités que chacun apprécie à sa façon, j'ai aussi quelques défauts comme le fait d'être assez long à décider, d'avoir tendance à cabotiner, d'être aussi pratiquant de l'esquive et de la langue de bois... Pour autant, être placé à des responsabilités ministérielles est trop sérieux, trop influent sur la vie de tous, trop important pour l'avenir d'une communauté humaine, pour que cela soit considéré comme une contrepartie en faveur de quelqu'un qui n'a en fait que cherché à faire sérieusement son travail et à en rendre compte, sans complaisance ni fierté exagérées.

D'autres également très nombreux, me font part de leurs encouragements, devant la montagne de difficultés qui se profilent sur les questions budgétaires et financières. Bonne chance, bon courage, cela revient sans cesse, comme lorsque l'on va voir un ami bien malade à qui on cache sous des sourires d'un optimisme forcé la réalité de la souffrance à venir. Là encore, se voir confier le soin de gouverner (un peu), ce n'est pas un sacerdoce qui revêtirait le pauvre (sous) Ministre d'une robe de bure sous laquelle un corset de crins lui imposerait des souffrances continues ! Bien des fonctions sont difficiles et laissent augurer des moments inconfortables. Il y a pire "métier" que celui de (sous) Ministre.

Certains commentaires ici ou là et notamment dans la presse laisseraient à penser que l'on m'aurait proposé une place au Gouvernement pour mieux me contraindre au silence. La liberté de parole que j'ai parfois eue, entre-autre sur ce blog, s'est toujours accompagnée dans le cadre de mes fonctions de rapporteur du budget d'une grande solidarité avec mon Gouvernement. J'ai bien sûr réfléchi à cet aspect des choses et en ai parlé avec le Président de la République lorsqu'il m'a appelé pour envisager ma nomination. L'adhésion aux objectifs posés par le Président est bien sûr une condition que nul n'ignore avant et après sa nomination au Gouvernement. Les difficultés économiques et sociales du Pays commandent de ne pas y ajouter de difficultés politiques au sein d'une majorité fragilisée par des élections municipales perdues.

Enfin, sans fuir les responsabilités individuelles et collectives des élus, n'oublions jamais que notre démocratie conduit ceux-ci à agir au nom du peuple souverain. Si certes l'abstention est grandissante et inquiétante, il n'existe pas de meilleure façon pour organiser et améliorer la vie collective, que de déléguer pour un temps à quelques uns, dans les strictes conditions fixées par la Constitution, le soin de gouverner en leur nom. Les mandats sont limités dans le temps, dans l'espace et dans les compétences. Les Français sont régulièrement consultés, amenés à choisir, et chacun peut librement s'exprimer et même candidater. Ne pas le faire, c'est laisser faire les autres pour soi-même.

Je sais tous les risques que je prends. Deux d'entre eux priment sur les autres : Le premier est de décevoir les espoirs que certains ont mis en moi. Le second est d'y entrainer mes proches.

Ce blog a été pour moi un fil conducteur de mon action, et un lien de proximité original et profond. Je l'ai toujours alimenté personnellement. Cela m'a pris beaucoup de temps même si j'y ai pris du plaisir. Beaucoup m'ont dit leur intérêt à le consulter, et y trouver une façon de se sentir impliqués : Journalistes, élus, collègues, militants ou mieux, citoyens attentifs.

L'organisation de mon travail ne me permettra sans doute pas de continuer à l'alimenter régulièrement.

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Exigence et loyauté sont inséparables...

7 Avril 2014 , Rédigé par Christian Eckert

Notre ami Michel Dinet nous a quittés il y a maintenant plus d'une semaine. L'hommage impressionnant qui lui a été rendu restera un temps fort qui doit inspirer notre action politique.

L'action politique repose sur quelques principes simples : fidélité à nos valeurs fondamentales, loyauté par rapport à notre parti et à nos électeurs, reconnaissance du travail individuel et collectif, exigence envers nous mêmes et envers les autres.

Accessoirement, cela n'empêche pas la solidarité, la fraternité et l'amitié, forgées dans le travail en commun, les moments de tension vécus ensemble, les joies et les peines partagées... Jean Marc Ayrault en a été un bel exemple, même si force est de reconnaitre qu'il n'en a pas été payé en retour.

J'ai signé avec de nombreux parlementaires socialistes, une tribune qui tire les conséquences de notre échec aux municipales, en donnant quelques pistes pour éviter d'autres déconvenues électorales :

  • La fidélité à nos valeurs fondamentales en est la marque. Une politique de gauche doit prendre en compte la détresse économique et sociale. Elle doit favoriser le développement économique, et nous l'avons déjà beaucoup fait. Mais elle doit plus justement répartir les efforts demandés pour rétablir l'équilibre des comptes publics que la crise et la droite ont malmenés. L'exercice budgétaire de la fin 2013 pour établir la loi de finances 2014 en a été un exemple. Le groupe socialiste a du ferrailler des heures avec SON Gouvernement, pour obtenir environ 1.5 Milliards de mesures en faveur des plus modestes. Pendant ce temps, le CICE attribue 20 Milliards de Crédit d'Impôts aux entreprises, le pacte de responsabilité semble leur accorder 10 Milliards de réduction de cotisations sociales, les assises de la fiscalité des entreprises évoquent 8 Milliards de réduction d'impôts supplémentaires... Le groupe de travail sur la fiscalité des ménages s'oriente vers un recyclage de la Prime Pour l'Emploi et/ou du RSA activité, la "dépense" fiscale ne dépassant semble-t-il pas 1 ou 2 Milliards. C'est largement insuffisant.

 
  • La loyauté par rapport à notre parti et à nos électeurs en est un fil conducteur. Les engagements pris dans la campagne électorale par le candidat socialiste restent des objectifs. Si les contraintes budgétaires, techniques, politiques ou européennes ne nous laissent pas insensibles et méritent d'en gérer dans le temps la mise en œuvre. La retenue à la source de l'impôt, la progressivité de ce dernier et des contributions sociales, les questions sociétales comme le droit de vote des étrangers aux élections locales, ne sauraient être balayées d'un revers de remaniement. Les économies de dépenses encore en débat ne sauraient non plus remettre en cause le modèle social français et le juste accès aux services publics qui sont les principes redistributifs intangibles de la 5° puissance économique mondiale.

 
  • La reconnaissance individuelle et collective du travail ne doit pas être oubliée. Dans une société où la communication fait rage et où l’argent facile comme le pouvoir né de la présence médiatique font perdre le sens des valeurs. Le travail des parlementaires n'a pas été valorisé. Les élus de la nation sont la plupart du temps aussi à même de proposer et de décider que les cabinets ministériels et les hauts fonctionnaires. Dans cet esprit, le bon sens et le respect des institutions doivent permettre au Parlement de mieux prendre sa place dans l'élaboration des politiques.

 
  • L'exigence va de pair avec la loyauté. Les électeurs attendent de leurs élus un engagement total. Ils n'ont à l'évidence pas ce sentiment aujourd'hui. La confiance dans les valeurs républicaines passe aussi par le respect du Parlement par le pouvoir exécutif. Cela vaut encore davantage pour l'Europe. Comment exiger de la France et des Français d'être en accord avec les demandes de la Commission de Bruxelles, si la France ne porte pas à ce niveau les exigences d'une politique économique et sociale plus claire, pour ne pas dire plus juste !

Le deuxième temps de la législature ne réussira qu'à condition de respecter ces quelques principes simples.

Je voterai bien entendu la confiance à ce Gouvernement. Ne pas le faire serait lui faire un procès d'intention et pourrait ouvrir une crise politique qui se rajouterait à une crise économique et sociale qui n'en fini pas de se terminer... Je n'oublie ni d'où je viens, ni ce que la droite et l’extrême droite présentent comme risque majeur... Beaucoup de pouvoirs totalitaires sont arrivés par les urnes...

Pour autant, l'exigence envers nous mêmes renforcera notre devoir de loyauté.

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Un dimanche noir, avec quelques contrastes !

31 Mars 2014 , Rédigé par Christian Eckert

Je n'aime pas les lundi ! Mes proches le savent... Mais ce lundi est plein de contrastes et doit nous faire réfléchir sur cette journée de dimanche.

 

Je n'oublierai pas de sitôt ce dernier dimanche matin : trouver à son réveil l'annonce par SMS de la mort brutale de Michel Dinet, c'est un sale réveil ! Mon ami et collègue Dominique Potier, un des fils spirituels (et nous sommes nombreux) de notre Président de Conseil Général, m'informait de la tragique disparition de Michel... Un échange téléphonique, entrecoupé de sanglots mutuels, me confirmait l'inimaginable... Michel était parti, victime d'un accident de la route. Peu importent les circonstances...

 

Les souvenirs communs s'égrènent dans nos têtes : les moments de joie, les moments de doute, les moments de fraternité, de volontés partagées, d'exigences républicaines appuyées sur des valeurs intangibles, sans concessions si ce n'est celles de l'intérêt général.

 

Michel Dinet faisait l'admiration de tous. Il était venu avec son épouse Josette dîner à la maison un samedi soir il y a quelques mois. Mon épouse, avec laquelle je partage bien des choses, lui vouait une énorme admiration. Nous avions passé une belle soirée. Certes en parlant politique, mais aussi famille, amour, enfants et petits enfants... J'ai aussi souvenir des lendemains de défaite en 1993. Bien qu'il ait été battu aux législatives, j'avais été le solliciter pour qu'il revienne diriger la Fédération des Elus Socialistes et Républicains de notre département. Il m'avait confié son amertume de son mandat de parlementaire, et avait fait du Conseil Général son objectif exclusif. Il y était parvenu.

 

Son éloquence faisait envie. Parler après lui était impossible, sauf à être fade et sans saveur... Discours fluides, idées fortes, volonté exceptionnelle, il inspirait en quelques phrases, l'enthousiasme, l'adhésion et le dynamisme.

 

Ces derniers mois, il s'était battu pour redonner aux départements des marges de manoeuvre. Avec son compère Claudie Lebreton, ils étaient sans cesse en relation avec moi pour relayer leurs propositions à l'Assemblée et auprès de Jean Marc Ayrault. On a gagné sur ces sujets, en défendant la noble idée de politiques territoriales justes pour les plus fragiles.

 

Mais ce dimanche a aussi été électoral, et a confirmé le désamour des électeurs avec la Gauche et le Parti Socialiste. Je l'ai écrit dès dimanche dernier : C'est une sanction. Les conséquences doivent en être tirées. J'ai pour ma part toujours soutenu que les efforts demandés pour rétablir les comptes publics dégradés par la crise et dix ans de politique de droite, doivent être justement répartis et clairement affichés. Cela continuera à être mon combat aux responsabilités qui sont les miennes.

 

Cette défaite électorale en France est malgré tout atténuée par quelques succès locaux dans notre circonscription, notamment une victoire aussi réconfortante qu'éclatante à Longwy : La liste de Gauche unie déjoue tous les pronostics dans un contexte national pour le moins difficile. Réconfortant car les tripatouillages d'entre deux tours de la droite, dénoncés sur ce blog récemment, ont été condamnés par les électeurs. Eclatant parce que la liste commune de Gauche grimpe presque à 55%, alors que tous annonçaient une défaite avec au mieux un score serré !

 

Bravo donc à mon suppléant Jean Marc Fournel et à ses colistiers, d'avoir remis la droite à sa place à Longwy. J'ai pleinement confiance en leur capacité à faire autre chose à Longwy que des discours creux, stériles et partisans qui ont pu un temps tromper les électeurs.

 

Ils sauront trouver la bonne façon d'exercer un mandat électif, au service d'un projet collectif en faisant fi des intérêts particuliers.

 


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Municipales : La soupe (im)populaire !

26 Mars 2014 , Rédigé par Christian Eckert

L'observation des alliances entre les deux tours notamment à Longwy, n'honore pas la démocratie.

 

Je suis député, fréquente peu les instances de mon parti duquel j'ai toujours été solidaire, même (et surtout) dans les périodes difficiles, tout en gardant une certaine liberté de parole et d'écriture comme en atteste régulièrement le contenu de ce blog.

 

La politique doit reposer sur des valeurs partagées et une solidarité nécessaire car toute forme de division est malheureusement présentée et perçue comme une faiblesse dans la presse et dans l'opinion.

 

Certains commentaires continuent de regretter qu'il n'y ait eu qu'une liste dans ma commune. Tous n'en connaissent pas l'histoire municipale, et n'en mesurent pas toute la signification... Il me semble que ce que mon équipe et moi y avons fait en a créé les conditions. Mais il serait prétentieux et peu objectif de ma part de développer ce sujet.

 

En tant que député, je n'ai pas l'habitude de me mêler beaucoup des affaires municipales des communes autres que la mienne. J'ai toujours cherché à travailler dans l'intérêt général de notre territoire, avec des élus pas forcément de mon bord "politique". Un équipement public n'a pas de carte politique : il est nécessaire, simplement utile ou superflu et doit être soutenu uniquement sur de tels critères.

 

Les femmes et hommes qui gèrent les collectivités territoriales ont des approches plus ou moins partisanes. Loin de moi l'idée que leur couleur politique n'induit pas une gestion différente des affaires publiques et n'a pas de conséquences sur la vie des gens. Ce n'est pour autant pas toujours aussi binaire...

 

Les municipales à Longwy n'honorent pas la vie publique. Je veux le dire ici calmement mais fermement :

 

Edouard Jacque y a été Maire 6 ans, venu d'un village voisin, grâce à une triangulaire en 2008. La gauche divisée avait perdu d'un cheveu, face à une droite rassemblant les deux acteurs locaux, Jean Luc André et Edouard Jacque. Cette union des droites a rapidement volé en éclats (de voix). Jacque a présidé un peu la Communauté de Communes, avant que ses propres amis ne le conduisent à y renoncer en cours de mandat. André, un temps premier adjoint au Maire, invalidé pour défaut de compte de campagne, a quitté le navire avec tambour et trompettes. La presse a souvent relaté ses déclarations tonitruantes : Mosquée, impôts, postes à responsabilité... La méthode Jacque est villipendée... Les démissions d'adjoints (et pas des moindres), de conseillers municipaux qui se démarquent, conduisent à ce que Jacque se retrouve minoritaire au Conseil Municipal en fin de mandat.

 

Vient la préparation des municipales : On annonce 5 ou 6 listes de candidatures plutôt à droite : Mangeot, Servagi, André... démarchent, consultent, font du porte à porte, fourbissent leurs armes... Mangeot, qui avait promis lors de son parachutage moranesque aux législatives de s'investir durablement sur notre territoire, se replie discrètement dans son toulois natal. Servagi, qui n'avait pas de mots assez durs contre "la soupe politicienne d'Edouard Jacque", trouve vite la soupe à son goût ! André fait sa liste, en famille, et Akmouche aussi. Edouard Jacques n'avait-il pas déclaré : "Avec André, on est d'accord sur rien. Si c'était un animal, il serait un dinosaure. Son élément c'est le vent. Il gesticule..."


Jean Marc Fournel, a rassemblé, dans la clarté, ce qui était épars : Sur sa liste, Christian Ariès, Irma Pala, Martine Etienne, les différentes sensibilités de gauche voire au delà, ne veulent pas rééditer 2008. Le projet est patagé et les dossiers qui fachent sont mis à plat, avec franchise et pas toujours facilement. Chacun fait un pas vers l'autre...

 

Le premier tour les place en tête, mais avec un petit 38,24% des suffrages. Un score honorable au vu des résultats nationaux qui sanctionnent la Gauche au pouvoir. Le sortant Edouard Jacque se glorifie d'un petit 36,2%, curieuse interprétation de "la prime" au sortant ! Les 17,17% attendus de Jean Luc André sont vite mis aux enchères publiques et trouvent acquéreur comme les 8,39% d'Akmouche. On remballe les tambours, les trompettes et les banderolles brandies y compris durant les séances du Conseil Municipal.

 

Les trois posent devant l'hôtel de ville pour la presse, et les éclats de voix se transforment en éclat de rire ! Edouard Jacques parle "d'un rassemblement historique de 3 listes, inédit à Longwy et sans doute en Lorraine". Les portes qui claquent se transforment par magie en portes qui s'ouvrent.

 

Le "Front National" (officiellement absent à Longwy) dénonce partout la tambouille politicienne. En voilà un exemple de choix.

 

Sûr que ces gens là ont au moins une valeur en commun : l'envie d'être élus.

 

Les électeurs ne doivent être ni dupes ni dupés.

 

La ville de Longwy -et je peux en témoigner- a été la risée des acteurs publics locaux, lorrains et parisiens pendant 6 ans, suite aux frasques et aux divisions de ses élus. D'autres communes du bassin et d'autres territoires voisins ont profité de la faiblesse de la gouvernance de la ville et de l'agglomération.

 

En moins de 24 heures, ils auraient réussi ce qu'ils ont loupé pendant 6 ans : porter ensemble un projet de territoire, faire de Longwy le vrai moteur dont son agglomération a besoin.

 

Le second tour est un enjeu qui peut mettre fin à ces pratiques qui déshonorent la vie publique et renvoient les électeurs à des choix dangereux.

 

La liste de Jean Marc Fournel a rassemblé dès le premier tour des candidatures sur un projet, autour des valeurs de la Gauche. Avec ses différences, ses doutes parfois, mais une volonté de redonner à Longwy et à la vie politique de la crédibilité, elle offre le seul choix raisonnable.


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Elections municipales :

24 Mars 2014 , Rédigé par Christian Eckert

Les élections municipales ont livré leur verdict du premier tour. Tout le monde y va de son commentaire et tantôt revendique sa victoire, tantôt minimise son mauvais score, et essaie de se placer dans une dynamique gagnante pour le second tour, quand il y en a un. C'est un peu court.

 

Dans ma modeste commune de Trieux (2 500 habitants) en Meurthe et Moselle, l'élection était jouée d'avance, ma liste étant seule en piste. En 2001, mes concurrents habituels avaient perdu d'une seule voix ! N'avoir aucune opposition en capacité ou en volonté de présenter une liste contre la mienne était déjà une certaine satisfaction.  Près de 32% des électeurs inscrits se sont déplacés et ont voté pour ma liste complète, alors même qu'il n'y avait pas d'enjeu. Près de 13% des électeurs se sont déplacés et ont voté blanc ou nul, dans la moitié des cas en déposant une enveloppe vide, les autres ayent rayé souvent quelques noms, ce qui était courant avant le changement du mode de scrutin. Les autres ne se sont pas déplacés. La comparaison suivante peut être faite entre les communes n'ayant eu qu'un seul tour :

 

VILLE électeurs ayant voté électeurs ayant voté pour le vainqueur électeurs ayant voté blanc, nul ou contre le vainqueur
  (% des inscrits) (% des inscrits) (% des inscrits)
JARNY 53,55 29,71 23,85
JOEUF 57,84 31,11 26,74
HOMECOURT 39,55 31,32 8,23
MONT SAINT MARTIN 51,54 31,54 20,00
FAMECK 49,39 31,55 17,84
TRIEUX 44,45 31,74 12,71
TUCQUEGNIEUX 42,48 35,22 7,26
CONFLANS 50,32 38,10 12,22
HAUCOURT 45,69 40,78 4,92
SAULNES 47,99 41,28 6,71
BRIEY 58,21 42,01 16,20
HUSSIGNY 50,77 42,40 8,37
CRUSNES 54,37 48,08 6,29

 

Chacun appréciera.


Concernant notre circonscription, rappelons qu'aucune liste étiquetée Front National n'était présente dans nos communes. Il reste un second tour à jouer à Longwy. Il s'annonce comme prévu serré et dépendra des alliances souvent difficiles à droite. A Villerupt, le score est comparable à celui de 2008, mais la droite progresse un peu. A Longuyon, Pierre Mersch(Divers Droite) est largement battu par une liste que nous soutenions. A Audun le Roman, notre ami René Thiry remporte une très belle victoire contre le Front de Gauche. A Mont Saint Martin, notre liste fait un score remarqué dans un contexte difficile. Près de nous, à Bouligny, Le PS l'emporte très largement face au Front de Gauche donné pourtant comme indéboulonnable. Déception à Joeuf pour Emmanuel Bergé, qui se place pour l'avenir et qui s'est bien battu. Nous gardons nos sortants, à Sancy, Mercy le Bas, Landres, Haucourt Moulaine, Ugny... Et avons des beaux challenges dans d'autres communes pour le second tour.


Au niveau national, le tableau est bien sombre. La sanction de notre politique est évidente, et la droite en bénéficie. Le Front National cultive le populisme et surfe sur tous les mécontentements. C'est un risque majeur. Les électeurs jouent avec le feu, mais ils sont souverains. Les responsabilités sont multiples et nous ne saurions nous en exonérer et les rejeter seulement sur la droite, la presse ou nos alliés. Nous avons insuffisamment décrit les difficultés du pays, insuffisamment joué collectif au PS et à Gauche, pas été assez clairs sur les efforts nécessaires demandés aux Français et devrons convaincre que la seule voie possible est celle que nous conduisons. Notre position sur l'Europe doit être précisée, plus ambitieuse et offensive, faute de quoi les prochaines échéances seront (à nouveau) douloureuses.

 

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