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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 07:43

 

Tard dans la nuit de lundi à mardi, je suis intervenu pour expliquer le vote des socialistes sur le plan d'aide à la Grèce.

Ci-dessous, mon intervention :

 

M. le président. Dans les explications de vote sur l’ensemble du projet de loi de finances rectificative, la parole est à M. Christian Eckert, pour le groupe SRC.

M. Christian Eckert. Le groupe SRC votera ce collectif budgétaire. Je voudrais cependant, mes chers collègues, vous mettre en garde contre un triomphalisme que j’ai cru percevoir, notamment dans les propos de M. Jérôme Chartier. Présenter ce texte comme une grande victoire de la France, voire du Président de la République, me paraît très largement excessif. Je préfère l’humilité de M. François Baroin ou de Mme Lagarde, qui n’en font pas une victoire.

Quel sont nos regrets ?

Premièrement, nous regrettons la lenteur de ce plan. Vous nous avez dit : « Nous y sommes arrivés » – ou presque. Mais n’oublions pas que les ordinateurs des traders fonctionnent au millionième de seconde alors qu’il nous a fallu plusieurs mois pour parvenir à ce plan de sauvetage.

Deuxièmement, notre regret a trait aux taux. Et l’on peut avoir le sentiment, ne vous en déplaise, que des bénéfices seront réalisés sur la misère d’un peuple, aux côtés duquel nous souhaitons nous engager.

Troisièmement, madame la ministre, vous dites réfléchir, vous prétendez même avoir écrit des courriers pour obtenir des codes de bonne conduite. Vos prises de position sur la régulation, sur les agences de notation, sur les CDS, que vous ne souhaitez pas interdire mais que vous souhaitez voir organiser dans un marché ordonné, nous montrent que la régulation n’est pas encore effective.

Notons aussi que c’est finalement l’Allemagne qui a imposé sa loi et ses règles. Pour ce qui est des diktats des marchés, notre collègue Perruchot a indiqué à quatre reprises que les marchés exigeaient telle ou telle mesure, telle ou telle démarche.

C’est donc aussi une victoire des marchés.

Dernier élément, qui me paraît le plus important : les banques – le débat l’a montré – s’en sortent finalement bien. Une fois de plus, les risques supportés par les États vont se substituer, et probablement dans la durée, aux risques actuellement supportés par les banques. Nous regrettons d’autant plus votre absence de volonté de taxer le système bancaire. Nous vous l’avions proposé ; vous avez refusé de nous suivre.

Les États vont se substituer aux banques, pour ce qui est du fonctionnement de l’économie et de l’organisation de la finance internationale. Il nous semble que la contrepartie serait d’avancer sur la question de la taxation des bénéfices des banques. Des pistes existent, elles ont été explorées, mais vous les avez malheureusement abandonnées.

Le groupe socialiste restera vigilant quant à la mise en œuvre des mesures de régulation et au suivi, dont M. le président de la commission des finances a souligné la nécessité.

Nous voterons néanmoins ce texte, mais sans triomphalisme. Restons humbles ! Il ne s’agit pas d’une grande victoire ni de la France, ni du Président de la République, ni de l’Europe. Il s’agit d’éteindre un incendie qui menace de s’étendre à l’ensemble de notre Communauté. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 19:06

 

Cette semaine, nous examinerons le projet de loi du « Grenelle 2 » à l’Assemblée nationale.

Par rapport au « Grenelle 1 », ce texte marque un recul incontestable du gouvernement.
Je me souviens que le candidat Sarkozy répétait sans cesse que le développement durable, c’était « une urgence, une nécessité », on a même entendu parler d'un « New Deal écologique »!

Les associations, les syndicats, les entreprises, l'Etat et les collectivités territoriales ont travaillé main dans la main pendant quatre mois. Ce travail a donné naissance à la loi d’intention du « Grenelle 1 », dont nous avons voté les grands principes à la quasi-unanimité. Mais ce n'étaient que des principes, et la loi du « Grenelle 2 » devait assurer leur financement.
Mais voilà, Nicolas Sarkozy a lancé le chantier d’une « taxe carbone » injuste socialement et inefficace écologiquement, puis il a reculé et abandonné l'idée de fiscalité écologique. Puis il y a eu l'échec de Copenhague et un plan de relance qui n’a pas pris en compte la nécessité du développement durable. Et voilà que l'Etat refuse de s’attaquer aux entreprises polluantes, dérégule le secteur de l’énergie, privatise la distribution du gaz et reporte la « taxe poids lourds »...
Souvenez-vous de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture en mars dernier : « Toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire ! ». On l'avait compris !!!
Autant le dire tout de suite : le « Grenelle II » n'est qu'un catalogue de mesures techniques et d’ajustements que les députés sont sommés d’examiner...en 30 heures !! Rien que ça !

Les reculs sont partout : on renonce à une agriculture respectueuse de l'environnement en ne prenant aucune mesure forte pour le développement de l’agriculture biologique ; on recule sur l'interdiction des pesticides, sur l'étiquetage environnemental. Les mesures pour protéger la biodiversité ne sont ni contraignantes, ni financées.

Tout doit être bouclé en 30 heures, et j'en suis sûr, cette fois-ci, le gouvernement tiendra sa parole !

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 18:47

Le gouvernement vient de découvrir l'urgence de la question des retraites. On en oublierait presque que la droite est au pouvoir depuis 8 ans !

 

Bien sûr, c'est une question très importante, mais quand on évoque des projections à horizon 2050, on en est plus à trois mois près !

 

La question des retraites ne doit pourtant pas cacher les autres questions sociales : baisse du pouvoir d'achat, hausse du chômage, stagnation du SMIC, multiplication des allocataires ASSEDIC en fin de droit...

 

Je suis de plus en plus frappé par un autre phénomène dont on ne parle pas assez et qui n'est pas sans lien avec la question des retraites : je veux parler des conditions de travail.

 

Auditionné par le groupe socialiste il y a quelques semaines, Brice Tinturier, grand spécialiste de TNS/SOFRES, nous indiquait que toutes les enquètes d'opinion mettaient aux tous premiers rangs des préoccupations des français le mal-être au travail.

 

J'ai eu récemment plusieurs rencontres avec des salariés qui m'ont tous fait part de la dégradation de leur vie au travail : harcèlement, relevé des moindres "écarts", avertissements, incitation au "départ volontaire"...

 

Cela n'est pas étranger au débat sur les retraites : j'ai souvent croisé des salariés dont l'impatience à partir en retraite était plus liée au "ras le bol" du boulot qu'à la simple question de l'âge.

 

Je pense sincèrement que si les conditions de travail étaient meilleures, surtout pour les "seniors", la question de l'allongement de la durée de cotisation ne se poserait pas de la même façon.

 

Le gouvernement s'est positionné sur la seule question de l'équilibre financier des régimes de retraite. Il aurait mieux valu proposer clairement aux partenaires sociaux et aux parlementaires de discuter simultanément de toutes les questions liées à l'emploi : niveau des rémunérations, conditions de travail, heures supplémentaires, durée du travail, chômage, accroissement des inégalités salariales...

 

Si on isole une problématique, on risque fort de passer à côté de l'essentiel : donner sens à la vie, au travail comme ailleurs, en rassemblant une communauté humaine au service du progrès et du bien être. La vie professionnelle en est un aspect important, probablement même structurant, mais ce n'est pas le seul. 


 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 18:25

Samedi dernier, 24 avril, les salariés frontaliers ont manifesté à Metz devant la Préfecture, avec les soutien de l'OGBL que je remercie de m'autoriser à mettre en ligne cette petite vidéo où vous reconnaîtrez Francis Herbays, mon assistant parlementaire qui me représentait car j'étais engagé sur une autre manifestation au même moment.

 

Leur combat est juste, je les avais déjà vus et j'ai ait de nombreuses démarches à leur côté. Il faut faire revenir Nadine Morano sur son décret qui privera de nombreux frontaliers des ressources qui leur permettaient d'employer jusque là des assistantes maternelles. Ce n'est sûrement pas comme cela qu'on créera de l'emploi !

 

Pour voir la vidéo,   CLIQUEZ ICI

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 07:52

Je suis toujours frappé par le décalage entre ce que je vis ici à Paris et ce qui est vécu dans ma circonscription.

 

A Paris, lorsqu'on évoque le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, les députés de droite jubilent, et applaudissent à tout rompre. A croire qu'ils ont un compte à régler avec cette catégorie, qui certes bénéficie (encore) d'une garantie d'emploi, mais qui n'est quand même pas surpayée. Je rappelle que l'économie budgétaire de cette mesure représente environ 500 Millions d'économie annuelle au budget de l'Etat, soit 7 fois moins que le manque de recettes lié à l'abaissement de la TVA dans la restauration dont chacun aura mesuré qu'elle n'a aucunement baissé les prix.

 

Sur le terrain, les parents d'élèves manifestent : A Mairy-Mainville, à Valleroy, à Longwy... Les écoles sont occupées, les barrages des routes sont organisés... Cela n'est que la conséquence des mesures décidées à l'Assemblée par le Gouvernement, appuyées et votées par leurs députés, UMP, Nouveau Centre, Sarkozyste, Villepinistes, tous complices. Les pauvres proviseurs, inspecteurs, recteurs, sont chargés de gérer la pénurie, et ne savent plus comment faire ! La colère monte.

 

Les socialistes ne sont pas parfaits, ne l'ont pas toujours été lorsqu'ils étaient aux manettes, et ne le seront sans doute pas s'ils y reviennent. Mais quand même ! Si les gens ne font pas la différence, ils en reprendront pour cinq ans.

 

A nous de prendre les engagements que les gens attendent, sans oublier les inévitables contraintes que nous devons clairement montrer : remettre de l'ordre dans le chaos libéral prendra beaucoup de temps et demandera beaucoup de combats.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:11

Après une interruption de deux semaines, l'Assemblée a fait sa rentrée ce matin.


Une belle rentrée pour moi : Dès le matin, à 9h30, j'ai entamé la séance des questions orales sans débat par une question au Ministre de l'Aménagement du territoire au sujet du projet Esch Belval. Michel Mercier a quasiment répondu à ma sollicitation de créer sur ce territoire un Etablissement Public d'Aménagement. Il n'y a mis que quelques réserves d'usage, laissant à d'autres sûrement les annonces à venir.


Lors de la réunion du groupe, qui hésitait sur la forme d'une question sur la crise grecque, j'ai suggéré d'élargir le débat sur la régulation financière, et... sans vraiment le chercher, j'ai hérité d'une question au Gouvernement !

J'ai donc gratté en vitesse, avec l'aide toujours précieuse de Pierre, mon assistant parisien.


Les plus fans pourront visionner la question (et la réponse) à partir de la 35° minute en   CLIQUANT  ICI.


Tout cela s'est fait sous le regard curieux et intéressé de deux journalistes longoviciens venus dès l'aube suivre mon travail du mardi. Ils ont été servis, car (heureusement), ce n'est pas toujours pareil.

 

Quelques autres réunions entre-temps, et un déjeuner en commun à midi, au restaurant de l'Assemblée.

 

Une belle journée de travail qui s'achèvera tard car je suis le débat sur la réforme des chambres de Commerce et d'Industrie qui commence aujourd'hui.

 

Demain, je retrouve François Baroin en Commission des finances, qui présente son collectif budgétaire à partir de 9h30.

 

Mais demain sera un autre jour !

 


 



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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 13:19

Ce lundi est une belle journée de travail avec un programme bien chargé.

 

Aujourd'hui, une délégation de trois parlementaires nationaux est en Lorraine pour examiner l'avenir des territoires frontaliers et les modifications réglementaires à envisager pour faciliter les échanges.

 

C'est important, même si les rapports d'information rédigés par les parlementaires sont nombreux et pas toujours suivis d'effets.

 

J'étais ce matin avec eux à Russange où des expériences concrètes ont été échangées, avec des élus locaux invités à faire part de leurs espoirs.

 

Je les rejoindrai à la Préfecture de Région en milieu d'après-midi, où nous devrions approfondir les échanges avec le Préfet de Région. Je passerai au Lycée de Longwy ensuite car les personnels ont prévu une action spectaculaire pour protester contre les conditions de la prochaine rentrée. Je finirai avec mes amis socialistes du secteur pour échanger sur la situation politique dans le Bassin.

 

Demain, retour à Paris où je serai accompagné par deux correspondants du Républicain Lorrain, qui souhaitent suivre une journée du Député à Paris. Ils ne devraient pas être déçus, car je commence dans l'hémicycle dès 9H30 par une question orale sans débat au Ministre Mercier, sur Belval et son O.I.N. J'enchaîne par les réunions du mercredi : 9H45 avec des députés Aubryistes pour se coordonner, le bureau du groupe SRC autour de Jean Marc Ayrault à 10H30, le groupe en entier à 11H, une réunion des socialistes de la Commission des Finances à 12H, le calage du temps de parole sur le texte Grenelle2 à 14H, les questions au Gouvernement à 15H, le vote solennel de deux textes dans la foulée, puis l'examen du texte sur la réforme des chambres de Commerce et d'Industrie qui devrait se poursuivre tard dans la nuit !

 

Je prendrai le temps de déjeuner avec eux et de leur faire la viste des locaux dans la journée...

 

Les journées des députés sont certes passionnantes, mais, tous peuvent le constater, plutôt bien remplies.

 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 14:37

Ce vendredi, entre Sancy et Audun le Roman, à10h42, mon téléphone sonne dans ma voiture. Un numéro de portable, non reconnu... Exceptionnellement je décroche, sans le kit main libre qui équipe ma voiture habituelle retenue au garage pour réparations.

 

Un citoyen au bout du fil sollicite l'appui de son député. C'est urgent, on lui a donné mon numéro de portable.

 

La conversation dure deux minutes exactement. Je raccroche en lui promettant de le rappeler dès mon arrivée à la permanence pour organiser un rendez-vous.

 

Au même moment une sirène de police m'interpelle, venue d'une voiture banalisée qui me suivait.

 

Une gendarmette, me demande poliment mais froidement mes papiers : "Vous savez pourquoi on vous arrête ?". Hé oui, je le sais !

 

Je suis verbalisé et on m'informe que je peux payer 22€, en liquide ou en chèque sur le champ, ou par timbre amende dans les quinze jours. La gendarmette me dit aussi que j'encours la perte de deux points. La formule est étrange, vu que cette perte de points est quasi-automatique.

 

Sans me présenter, je demande simplement d'où vient cette patrouille. Les militaires me disent appartenir au PSIG, peleton d'autoroute de Jarny.

 

Je suis sur une route départementale, au centre d'Audun le Roman.

 

Une fois le PV récolté, je me présente, les informe du motif de mon coup de fil, en leur disant m'étonner de voir le PSIG très souvent sur Trieux et Audun. Ce n'est pas la première fois que je le constate. La nuit du nouvel an et quelques évènements de cette nuit là me reviennent en mémoire. Je dis froidement à ces militaires que je ne demande aucune faveur, ne l'ayant jamais fait pour moi même et l'ayant très peu fait pour d'autres.

 

Je devais retrouver tous mes points en septembre (il m'en reste 7) après trois ans sans infraction.

 

Les militaires disent ne pas me connaître (un peu étonnant) et me signalent que mon permis n'est pas signé (!).

 

Je les quitte donc, rassuré sur l'efficacité des forces de l'ordre, qui, sur ce coup là au moins, ont parfaitement rempli leur noble mission en appliquant avec rigueur et conscience les lois de la République que les parlementaires votent majoritairement.

 

Plus tard, une moto me double à une vitesse folle, et un coupé sport me double dans la descente de Longwy largement au delà de la vitesse autorisée.

 

Je repense à nos interventions pour garder une brigade de gendarmerie à Trieux, à la qualité du casernement que nous avons construit, aux prêts de salles et de matériels que nous avons gracieusement consentis... Je repense aussi à quelques affaires où j'ai convaicu des concitoyens de ne pas faire d'histoires lorsqu'ils se plaignaient -parfois à juste titre- du comportement des forces de l'ordre. Je connais la difficulté de leur métier. Mon père était policier. Mon mandat de Maire m'a souvent conduit à côtoyer les forces de l'ordre dans des situations dramatiques.

 

Je n'ai aucune excuse, ayant commis une incontestable infraction aux lois de la République, alors même que j'en représente un maillon.

 

Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a quelques années, on m'aurait sans doute demandé pourquoi je téléphonais et qui j'étais... On m'aurait légitimement réprimandé. On m'aurait peut-être verbalisé.

 

Le progrès, c'est qu'au moins on est sûr aujourd'hui qu'il n'y a pas de privilèges. On est sûr que les forces de l'ordre ne connaissent pas les parlementaires du territoire surlequel ils interviennent. On est donc certain qu'ils ne passent pas de temps à lire le journal enfermés dans leur brigade. Ils traquent le contrevenant sans aucun discernement, ce qui montre bien leur souci de l'égalité des citoyens devant la loi.

 

Au fait, il faut que je vous dise : La personne qui m'appelait me demandait de l'aider à rapatrier en France, un fils tombé dans le comma à l'étranger. Moi, prendre son appel au volant m'aura coûté deux points sur mon permis.

 

Cela m'aura surtout permis de mesurer le bonheur que j'ai d'avoir trois filles en pleine santé !

 

J'ai vraiment beaucoup de chance !

 

 

 

 

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:47

J'ai déjà dit sur ce blog les sentiments que m'inspirent la façon de traiter des retraites de la part de ce Gouvernement :

 

En faire une question politicienne, dans l'urgence, sans véritable concertation, pour se refaire une santé devant l'opinion.

 

Sans nier que le problème se pose, il est clair que l'urgence ne se mesure pas en mois. La droite dirige ce pays depuis bientôt 8 ans, et ne saurait constamment invoquer la prétendue inaction de ses prédécesseurs. Si la question était aussi urgentissime, pourquoi la droite n'a-t-elle rien décidé de sérieux depuis qu'elle est au pouvoir ?

 

Ceci étant dit, parmi les éléments de solution, il y a forcément la création de recettes nouvelles. L'allongement de la durée de cotisation ne saurait être le seul levier. Ainsi, les revenus peu ou pas taxés doivent connaître le même sort que les salaires de la majorité de nos concitoyens : intéressement, participation, bonus, revenus financiers, heures supplémentaires... Cela devrait déjà nous rapprocher de l'équilibre pour l'horizon 2020. Une taxation des banques pourrait aussi dégager quelques Milliards sans mettre en péril ces monstres froids et peu partageux.

 

Remettre en cause le droit à partir à 60 ans, ne pénalisera que ceux qui ont commencé à travailler et cotiser le plus tôt (donc les plus modestes) ! La durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein conduit déjà à dépasser souvent 60 ans.

 

Enfin, l'allongement de la durée de vie étant constamment évoquée comme argument, il serait inéquitable que ceux ayant exercé un métier pénible et qui ont statistiquement une durée de vie plus courte, ne bénéficient pas de quelques avantages.

 

Ces principes seront sans doute évoqués par Martine Aubry qui doit dans les prochaines heures préciser la position du PS.

 

A ma place, en tout cas, ce sont ceux que je défendrai.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:28

Le pauvre petit Nicolas !

 

Le nuage noir qui s'ammoncelle sur l'Europe va peut-être l'empêcher de parcourir le Monde et de faire le leçon aux G7, G12 et autres G20, à Pittsburgh, Copenhague ou ailleurs...

 

Tant mieux, cela économisera un peu de CO2, et vu le succès de ces sommets, on ne loupera pas grand chose.

 

D'autres nuages noirs s'accumulent au dessus de notre Président : Le climat social se dégrade davantage chaque jour : DRH sequestrés, menaces de faire sauter les usines... On a l'impression qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça explose.

 

On ne le souhaite pas. Quoique..........

 

 

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