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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 08:32

Hier dimanche, le Pays Haut était bien présent à Vincennes, pour le grand rendez-vous avec François Hollande. Un bus entier de militants a rejoint la capitale. Avec un couple d’ami, Nous avons fait le trajet en voiture, et force de constater que nous n’étions pas seuls !

 

Entrés vers 14h dans l’espace dédié aux membres du comité de campagne, nous avons côtoyé des visages connus, parfois un peu marqués par une saine fatigue, celle de la campagne, mais tous souriant du bonheur d’une victoire que l’on sent à porté de vote !

 

Lionel Jospin, alerte et super sympa, Jean Marc Ayrault toujours proche de ses députés, Robert Hue au visage typique, Jérôme Cahuzac exceptionnellement mal rasé, Martine Aubry au large sourire pas seulement de circonstance, Laurent Fabius comme toujours cravatté et bien mis, comme de très nombreux amis et collègues députés venus de toute la France.

 

Guy Bedos bavardant avec Jacques Higelin, Firmine Richard aux côtés de Benjamin Biolay, cela avait franchement une autre allure que Chantal Goya et Régine qu’on nous annonçait à la Concorde.

 

Et puis cette foule colorée et riante, bardée de drapeaux et d’autocollants, au milieu de laquelle on croisait des amis : des collaborateurs du groupe à l’Assemblée, comme Sophie et Sylvain, s’esclaffant de me voir pour une fois en jean et sans cravatte, notre fille Sylvine venue en voisine et difficile à retrouver tant les réseaux de téléphone étaient saturés, Guillaume, militant de Villerupt qui avaient eu la chance, lui, d’avoir trouvé nos amis du Pays Haut dans cette marée humaine bruyante et pleine d’espoir.

 

Le discours de François sonnait juste comme d’habitude, malgré sa voie un peu cassée par des semaines de discours usant les cordes vocales pour la bonne cause ! Interrompu maintes fois par les applaudissements et des « François Président », une seule fois par les « On va Gagner » retenus par superstition plus que par crainte, François a déroulé dans son style rassembleur entrecoupé de mises au point précises et habilement enrobées de son humour aussi drôle que grinçant.

 

Rien n’est joué, et on va consolider tout cela, mais les retours sont positifs. La campagne de François n’a rien à voir avec le mépris du candidat sortant, qui ne sait plus quelle peur agiter, comment masquer son bilan et comment convaincre qu’il pourrait faire demain autrement que ce qu’il a fait durant 5 ans.

 

A l’Assemblée Nationale, nous avons souvent levé les mains en écartant les doigts pour rappeler que la droite était au pouvoir depuis dix ans. De sa voix de ch’ti forte et chaude, notre regretté collègue Patrick Roy tonnait, quand la maladie ne l’en avait pas encore empêché : « Dix ans de malheur ! ».

 

Ces dix ans doivent trouver leur fin pour retrouver, sinon le bonheur intégral qui dépend de chacun, du moins la joie la construction collective d’une République soucieuse de tous et attentive à la justice et à la fraternité qui en garantissent son avenir.

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Published by Christian Eckert
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 08:46

La campagne pour les élections présidentielles masque un peu celle qui se prépare pour les élections législatives… C’est bien normal. Pour autant, la circonscription de Longwy-Briey, nouvellement agrandie par le rattachement du canton de Briey, regorge de spécialistes en prévision politique, et les rumeurs vont bon train pour prédire un avenir plus ou moins rose !

Revenons à quelques données fondamentales, tenant plus de la constatation que d’une volonté prédictive à laquelle il serait présomptueux de se livrer :

·         En 2007, dans l’ancienne circonscription, j’étais pour la première fois candidat aux législatives. Beaucoup relevaient le fait que, Maire de Trieux, modeste commune tout au sud de la circonscription, cette candidature souffrirait de ne pas être issue de l’agglomération de Longwy, grosse « pourvoyeuse » d’électeurs.

·         En 2007, j’étais opposé au député UMP sortant, qui aurait du bénéficier de la dynamique de l’élection victorieuse de Nicolas Sarkozy. L’élection aurait du intégrer ce que d’aucuns appellent le « prime au sortant ». En outre, Edouard Jacque, était le seul candidat de droite et était soutenu par Jean Luc André, rituel électron libre de la droite traditionnelle.

·         Les communistes présentaient la candidature de Laurent Righi, un des nombreux conseillers généraux de notre circonscription, bien implanté dans son territoire, comme ses nombreux soutiens Maires et élus locaux traditionnellement étiquetés communistes et solidaires de la majorité socialiste de Michel Dinet au Conseil Général.

Les résultats dans la 7° Circonscription furent clairs pour les deux tours :

Au premier tour :

·         Edouard Jacques (UMP) : 37,9 %

·         Christian Eckert (PS) : 24,5 %

·         Laurent Righi (PC) : 18,5% (soit 9,27% des inscrits, moins que les 10% nécessaires alors pour se représenter au second)

Au second tour :

·         Christian Eckert : 54 %

·         Edouard Jacques : 46 %

Qu’est-ce qui a changé dans les faits aujourd’hui ?

·         Notre circonscription s’est légitimement agrandie par l’ajout du canton de Briey. A toutes les élections nationales, présidentielles et législatives, ce canton a donné, au premier tour une large avance aux candidats socialistes par rapport aux candidats communistes. Au second tour, la gauche y atteint des records avec plus de 60% des voix.

·         Je me présenterai aux électeurs pour la seconde fois, et ils ont eu durant 5 ans bien des occasions de me connaître. Ils peuvent mesurer mes interventions, ma présence, mon engagement, sans préjuger des capacités de mes concurrents qui ont sans doute chacun des potentiels à révéler.

·         A droite, comme chez les communistes, des candidatures multiples sont évoquées. Nul ne sait si elles se concrétiseront. Je n’ai fait et ne ferait aucun commentaire sur ce sujet : Il est arrivé au Parti Socialiste de rencontrer ces problèmes et après tout, la diversité peut être facteur de richesse et d’un « ratissage » plus large au premier tour.

·         Pour être au second tour, la droite ayant changé la loi, il faudra cette fois obtenir 12,5 % des inscrits (ou être dans les deux premiers) au premier tour. Si la participation était similaire à celle de 2007, il faudrait donc au candidat classé troisième, plus de 23 % des suffrages exprimés pour prétendre concourir au second tour.

Voilà la donne pour les législatives, et au fil des semaines à venir, les choses se décanteront progressivement… Le premier tour des présidentielles aura eu lieu, et donnera quelques indications, même si les résultats des législatives diffèrent toujours beaucoup de ceux des présidentielles. Nous saurons quel est le nouveau Président, et les législatives ont jusqu’alors, toujours confirmé sa majorité. Nous saurons aussi quels sont in-fine les candidats du premier tour, et mesurerons les risques de dilution des voix au premier tour pour chaque sensibilité…

Nous allons donc vivre des moments de démocratie passionnants, dans lesquels nous devrons nous efforcer d’aborder les débats de fond, sur l’emploi, la santé, le pouvoir d’achat, l’éducation, le territoire… Pour ma part, j’éviterai après cette ultime analyse factuelle du contexte politicien et tactique, de jouer au petit jeu des combinaisons et des prévisions, qui plait beaucoup dans les repas de famille le dimanche, au comptoir des bistrots à l’heure de l’apéritif, mais qui détourne bien souvent la politique de son objet qui est d’organiser la société au service de ses citoyens.

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Published by Christian Eckert
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 14:52

Dernière commission des finances pour examiner le pacte de stabilité transmis par ce gouvernement à Bruxelles.

 

Quel décalage entre l'exercice d'autosatisfaction des députés UMP et de leurs Ministres, avec le ressenti des français que nous rencontrons pendant la campagne.

 

La sortie de crise, que Mme Lagarde annonçait déjà quand elle était encore aux affaires, il n'y a vraiment personne qui la voit sur le terrain ! Socialement et économiquement, notre pays est dans la panade.

 

N'oublions jamais que la droite gouverne depuis 10 ans. Ils voudraient nous faire croire qu'ils ont enfin compris et qu'ils vont changer. Comment les croire ?

 

Ils jouent sur les peurs, les divisions, et menacent les socialistes de représailles des marchés. C'est leur dernière cartouche. Qui a creusé les déficits avec les cadeaux fiscaux, qui a perdu le triple A, qui a perdu les parts de marché à l'exportation en cédant à la concurrence faussée par le dumping social ?

 

La justice peut revenir dans notre pays, à condition de faire les efforts justes et partagés que propose François Hollande. Il représente l'espoir crédible d'un autre partage des richesses, aussi bien en France que dans le monde.

 

Le bilan de Nicolas Sarkozy est à lui seul une motivation profonde au changement. Rien ne serait pire que sa réélection, avec ceux qui l'ont soutenu et servi. Cela serait pour eux un encouragement à aggraver encore plus les inégalités insupportables qu'ils ont creusées.

 

C'est là le vrai risque de l'élection présidentielle : Les français ont en fait plus à craindre des marchés financiers servis par un Nicolas Sarkozy réélu, qu'affrontés avec un François Hollande légitimé par son élection à une Présidence nouvelle.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:21

Ce mardi, un aller-retour à Paris m'a permis de prendre le pouls de mes collègues parlementaires, engagés comme moi dans cette campagne présidentielle qui entame sa dernière ligne droite. Nous avions décidé à la fin des travaux de l'Assemblée, de nous réunir tous les quinze jours entre députés et sénateurs, autour de l'équipe de campagne, pour faire "remonter" les impressions du terrain et convenir ensemble des réponses à y apporter.

 

Cette fois-ci, c'était au Sénat de nous accueillir. Nous étions particulièrement nombreux, dans les sous-sols dorés de cet endroit prestigieux. Pierre Moscovici, Jean Marc Ayrault, François Rebsamen et Jean Pierre Bel entre-autres, ont exprimé leur confiance et leur vigilance pour les semaines à venir.

 

Beaucoup ont comme moi souligné la percée de Jean Luc Mélenchon. La facilité comme la virulence de son discours tranchent avec la responsabilité et la volonté de rassemblement de François Hollande. Nous y avons vu plus un facteur de complémentarité qu'un risque de division. Ses voix ne viennent pas que de chez nous, loin s'en faut.

 

Les "spécialistes" en analyse des chiffres ont tous observé que le niveau dans les sondages de notre candidat reste l'un des meilleurs au premier tour des présidentielles, comme le total des voix de gauche d'ailleurs. Quant au second tour, il reste toujours favorable, et remonte même un peu après un tassement bien légitime compte-tenu du niveau atteint.

 

Soyons donc tous actifs et mobilisons autour de notre candidat, car rien ne serait pire que d'offrir un second mandat au sortant : lui qui prétend avoir appris, compris et changé, a bien sûr l'intention dans son programme caché, de faire en pire ce qu'il a fait durant les cinq dernières années.

 

Nous avons une responsabilité considérable pour protéger notre pays de ce risque majeur. Avec lucidité, précision et fermeté, nous avons beaucoup travaillé sur le souhaitable, le nécessaire et le possible.

 

Ce qui est annoncé sera fait, nos engagements sont sur la table, avec un timing précis et réfléchi.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 07:38

Force est de constater que chez le candidat sortant, "chassez le naturel, il revient au galop !" : Il a beau dire "J'ai changé...", "J'ai compris...", ou encore "J'ai appris...", il retombe immédiatement dans ses travers les plus abjects, en méprisant les français par les signes incontestables de ses aspects caractéristiques :

 

Le chômage connaît un "ralentissement de son augmentation" ! Voilà un art consommé de la formule trompeuse. Un gosse de 10 ans comprend l'objectif. Un chômeur de plus, encore mieux : Masquer son échec massif sur cette question, alors même que le Gouvernement a déjà croqué en quelques mois presque tout le budget "contrats aidés" prévu pour un an afin de dégonfler les statistiques !

 

Vient ensuite la formule "d'apparence musulmane". Rien ne résiste à une analyse sérieuse de ce qui n'est même pas un lapsus. La religion et les origines sont une fois de plus mélangées dans une confusion au service des bas instincts de l'électeur qui refoule sa souffrance sociale dans le rejet de l'autre, encouragé officiellement par des amalgames intolérables.

 

En toile de fond, même si peu de journaux en parlent, se profilent aussi les tripatouillages financiers, dont quelques juges courageux cernent tous les jours un peu plus les acteurs. L'un présumé d'entre-eux s'est auto-protégé par son immunité présidentielle. Bettencourt, Karachi, Takkiédine, De Maistre, Woerth, Tapie, Bidermann, Wildenstein, Hortefeux, Gaubert, les amis du Président, récompensés, puis parfois bannis, sont trop nombreux à ne pas répondre précisément de leurs actes

 

Devant ces dérives plus que droitières, le vote Hollande apparait bien sûr le choix raisonnable de la rupture et de la reconstruction d'un République fidèle aux valeurs de la France.Pour l'heure, les boulettes du candidat sortant ressemblent le plus souvent à des boules puantes.

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Published by Christian Eckert
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:22

Hier soir, l’Assemblée Générales d’Alpha Santé a donné à SOS Hôpital les commandes de l’ensemble de ses établissements de santé, à savoir l’hôpital d’Hayange, celui de Mont Saint Martin et toutes les structures d’accueil de personnes âgées, existantes ou en projet. Qu’est ce qui est réglé, qu’est ce qui ne l’est pas, pouvait-on faire autre chose, comment en est-on arrivé là…

Pourquoi il fallait décider : Pour des raisons légales, compte-tenu de la situation financière d’Alpha-Santé, faute d’une décision majeure hier soir de l’Assemblée Générale, le commissaire aux comptes aurait sur le champ engagé auprès du tribunal une procédure de liquidation judiciaire. Le tribunal aurait alors liquidé les biens, c'est-à-dire vendu par morceaux le patrimoine, souvent pour rien compte tenu des dettes et des déficits chroniques de certains établissements. Les personnels auraient alors été licenciés, certains bien sûr auraient retrouvé auprès des acheteurs un nouvel emploi. Mais sans aucune garantie. Des communes ayant cautionné les emprunts d’Alpha Santé (pour permettre la construction d’établissements) auraient du payer les banques (au total 29.2 Millions d’Euros). Faute de repreneurs, les établissements les moins « rentables » risquaient tout simplement de disparaître, et au premier rang d’entre eux figure l’hôpital de Mont Saint Martin… Ce scénario du pire a été évité.

Cette situation a des causes nationales : Les hôpitaux sont financés par un système dit de tarification à l’acte (T2A) décidé par ce Gouvernement. En clair et pour faire simple : Avant, l’Agence Régionale de Santé (ARS) finançait des lits de façon forfaitaire : Un lit en service de cardiologie était payé selon un barème, que le lit soit occupé ou non, que le malade nécessite des soins coûteux ou pas. Le nombre de places autorisées et donc financées était ajusté régulièrement selon les besoins constatés. Maintenant, l’ARS finance les actes médicaux prodigués aux malades : Les radios, les prises de sang, les opérations, les analyses, les médicaments, etc., sont payés à l’hôpital malade par malade, et acte par acte… Un malade qui ne  nécessite qu’une petite surveillance n’est donc pas rentable. Un malade subissant une petite intervention et ne restant pas hospitalisé est plus rentable… Ainsi les cliniques privées se spécialisent dans les secteurs rentable (canal carpien, cataracte, prothèses…), laissant aux hôpitaux publics les cas peu rentables (soins de suite…). Ce système engendre des déficits dans bien des petits hôpitaux de Province, d’autant plus que les barèmes sont « serrés ».

Cette situation a des causes locales : Le groupe Alpha Santé, sans revenir sur toute sa genèse, avait été créé pour répondre à une contradiction que l’on peut résumer ainsi : A Longwy, il y a des besoins importants, les longoviciens (sans autre choix) viennent à leur hôpital, mais on y manque de personnels et notamment de médecins. En gros, face à une offre proche et concurrente, à Hayange c’est le contraire ! L’idée était de jumeler les deux pour optimiser le système. Cela n’a pas fonctionné. Les personnels sont peu mobiles, les malades non plus. Le caractère très libéral de la médecine ne permet pas de forcer les choses, et le manque de médecins causé par ce crétin numérus clausus qui limite les formations fait courir les établissements après des vacataires fort coûteux ou des médecins étrangers, qui, comme ils ont l’embarras du choix, choisissent d’exercer sur la côte d’azur plutôt que dans ce que beaucoup considère comme l’exil longovicien. Certains mercenaires daignent s’y aventurer mais dans des conditions financières qui accroissent les déficits !

On pouvait faire autrement : Depuis des mois, l’ARS, le Ministère, des élus, les Préfets, l’administrateur provisoire, les syndicats… travaillent sur ce dossier. Pas tous ensemble malheureusement, j’y reviendrai dans un autre article plus tard. On avait imaginé que le Centre Hospitalier de Metz-Thionville (CHR) puisse reprendre l’activité hospitalière d’Hayange, et la coordonner avec celle de Thionville. Certes la chirurgie disparait à Hayange, mais les urgences et d’autres activités médicales peuvent subsister en complémentarité de Thionville. POUR L’INSTANT, ceci n’est pas acté. Concernant Mont Saint Martin, c’est bien flou et souvent contradictoire : SOS n’est pas un spécialiste des maisons de personnes âgées, et n’est entré dans le secteur hospitalier que récemment. Avant de reprendre la partie « hôpital », et de s’engager clairement dans l’organisation de l’offre de soins complète, il souhaitait obtenir de l’Etat un engagement à couvrir tout ou partie des déficits qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain dans les deux hôpitaux. L’Etat, pourtant garant de l’organisation de la santé dans notre pays, n’a pris aucun engagement financier à ce jour. Légitimement, à situation comparable (excepté le bloc chirurgical d’Hayange dont la fermeture coupe une part des déficits), on peut craindre que l’on se retrouve dans un certain temps devant le même mur qu’aujourd’hui !

L’offre de soins future reste vague : Excepté les déclarations générales faites, rassurantes mais jamais argumentées, nul ne sait si les services de soins subsisteront. La décision d’hier a sauvé le très cout terme. Rien d’autre. Si j’ai bel et bien entendu en Préfecture, l’ARS évoquer la fermeture de la maternité, c’est parce que l’ARS sait que si rien ne change, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Elle peut toujours démentir ses propos, elles sait qu’avec les mêmes services, les mêmes personnels, les mêmes malades, la même tarification à l’acte, sans un apport financier que le Ministère a refusé jusqu’à ce jour, on ne règlera pas durablement les problèmes. SOS aussi le sait, et a menacé de retirer sa proposition de reprise jusqu’au bout pour obtenir des garanties de l’Etat. Comme rien n’est acquis, le mot d’ordre doit rester : « défendre l’intégralité de l’offre de soins ».

Les personnels doivent être défendus : Personne n’a parlé de licenciements. Personne ne l’a exclu non plus. Les organisations syndicales jouent leur rôle. Elles sont satisfaites, comme moi, que le pire ait été évité hier soir. Elles y ont contribué et la mobilisation générale aussi. Pour autant, il va falloir se battre pour éviter ce qui se produit malheureusement le plus souvent dans ce type de situation : le personnel reste la variable d’ajustement. Avec les conséquences humaines que nous connaissons trop bien à Longwy et dans tous le bassin. Avec aussi le scénario trop connu qui consiste à supprimer du personnel, ce qui rend les services moins performants, ce qui rend l’hôpital moins attractif (si l’on peut dire pour un hôpital), ce qui justifie moins de personnel… A chaque fois que j’ai posé la question du Plan social, il m’a été répondu qu’il y en aurait un, sans jamais m’en préciser l’ampleur. Le volume du personnel dépendra lui aussi du calibrage de l’offre de soins.

 

 

La décision d’hier soir était la moins pire. Avec d’autres, nous aurions souhaité qu’avant de donner les clés à SOS, les questions qui restent sans réponses évoquées plus haut soient clarifiées. Une concertation entre l’ARS, SOS, le Ministère, les syndicats et le CHR, de façon collective et constructive, aurait du être conduite. Cela n’a jamais été fait, sauf par des échanges bilatéraux qui ont d’ailleurs conduit à bien des incompréhensions. Cela se fera je l’espère dans les prochains jours, mais pas dans les mêmes conditions. Il faut donc continuer à sensibiliser tout le monde et obtenir plus de garanties. Pas de procès d’intention au repreneur, qui a déjà le très grand mérite d’avoir franchi le pas sans garantie précise de l’Etat. Sans lui, c’est face au tribunal que seraient les salariés et la population. Mais la confiance n’exclut pas le contrôle !

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Published by Christian Eckert
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 18:00
Réponse d'un ministre appliqué à bien lire la réponse du cabinet de Xavier Bertrand.
A revoir à la lumière de la situation d'aujourd'hui.... 

 
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Published by Christian Eckert
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:13

Toujours attaché à dire et expliquer ma perception des choses, voici pour la troisième fois aujourd'hui, les dernières nouvelles en ma possession sur le dossier Alpha Santé :

 

Ce midi, peu après avoir mis en ligne le précédent article, j'étais informé que sur facebook, Monsieur Etienne Mangeot, candidat UMP aux prochaines législatives, annonçait avoir été reçu au Ministère, et précisait :

  • que l'hôpital ne fermerait pas. (Je n'en ai jamais douté)
  • que la maternité était maintenue. (Je demande à voir dans la durée)
  • que l'offre de soin restait inchangée. (J'en doute malheureusement)

Pêché d'orgueil, j'ai d'abord été vexé : Le Maire de Metz, Président du CHR, Michel Liebgott, député de Moselle (PS), Anne Grommerch, députée de Moselle (UMP) et moi même, avions demandé une entrevue à Xavier Bertrand. Nous n'avions eu aucune réponse, et pensions que des élus représentant des populations, auraient justifié de l'attention du Ministre ou de son cabinet sur un tel dossier... Un candidat UMP aux législatives, arrivé récemment sur notre territoire, a semble-t-il justifié d'un traitement plus respectueux.

 

Passé ce moment de vexation, j'ai eu un sentiment de joie. Après tout, que pèse la fierté d'un représentant du peuple devant la finalité de la chose publique et l'intérêt des salariés et des populations ? Si ce candidat UMP pouvait obtenir qu'un hôpital soit sauvé en un aller-retour au Ministère, il nous faut faire chapeau bas et dire bravo. C'est en plus bien joué à trois mois des élections...

 

J'ai donc appelé le Directeur de l'ARS (Agence Régionale de Santé) pour une "franche" explication. Il m'a affirmé qu'il y avait sans doute eu une incompréhension de ses propos sur la maternité, qu'il s'était sûrement mal exprimé et que j'avais peut-être mal écouté... Il n'était au courant  ni de la démarche de Monsieur Mangeot dont je lui ai appris l'existence, ni de ce qu'il rapportait de Paris. Pour lui, les discussions avec SOS et le CHR continuaient et il restait optimiste mais prudent.

 

Plus tard dans la journée, j'ai eu un échange avec l'administrateur provisoire d'Alpha Santé. Il n'avait aucune information nouvelle, sauf que les repreneurs hésitaient sur le maintien de leur offre, faute d'engagement de l'Etat. Info ou intox ? Chantage pour obtenir des aides de l'Etat ? L'expérience m'encourage à la prudence.

 

Grâce à facebook et à quelques coups de fil, j'ai ensuite appris que Monsieur Mangeot avait parlé à l'hôpital de "la désinformation du député", et avait confirmé ses propos de facebook.

 

J'ai tendance à croire les gens importants et me réjouis sincèrement de ce succès.

  • Quand les repreneurs auront cofirmé leurs offres,
  • Quand l'Assemblée Générale de ce vendredi aura accepé les statuts qui donnent la gouvernance d'Alpha Santé à SOS,
  • Quand ce dernier aura confirmé le maintien durable de tout le potentiel de soins à Mont-Saint-Martin et qu'on l'aura vérifié,
  • Quand on connaîtra le niveau et le coût du plan social et que l'on saura qui le paiera
  • Quand on sera sûr que les garanties d'emprunt des collectivités ne seront pas actionnées,

                                    alors je songerai à m'excuser d'avoir transmis de bonne foi des informations alarmistes aux salariés.

 

En attendant, j'ai peur que bien des questions restent posées. Les réponses viendront une à une. Espérons qu'elles seront favorables.

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Published by Christian Eckert
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:42

Dans des dossiers complexes comme celui d'Alpha Santé, il est difficile, particulièrement en période électorale, d'éviter les sous-entendus, les arrières pensées et les manipulations.

C'est d'autant plus difficile que l'on touche à la politique de santé qui touche les habitants, à l'emploi direct ou indirect de nombreux salariés, aux intérêts financiers pas toujours avouables de certains groupes privés.

C'est encore plus difficile parce que les partenaires sont divers : l'Etat central, l'Etat décentralisé (l'ARS), les organisations syndicales, les élus locaux et nationaux, parfois engagés dans des campagnes électorales proches...

 

Face à cela, j'ai pour ma part pris le parti de la transparence totale, de la présence active sans caractère ostentatoire, de l'écoûte et du respect de chacun. J'assume mes prises de position, en sachant qu'elles se font en fonction des informations en ma possession à l'instant t, et qu'elles peuvent être reçues et évaluées par d'autres à la lumières des leurs, qui peuvent êtres plus complètes ou moins exhaustives que les miennes... Je les mets par écrit et les publie, par souci de clarté et de précision.

 

Il semble que certains s'interrogent, et quoi de plus normal, sur le fait qu'hier, en sortant de l'entrevue avec l'ARS et le Préfet, j'ai annoncé la fermeture programmée de la maternité de Mont-Saint-Martin. Avec les collègues présents dont, entre autres, Ahmed Zamoum, Christian Ariès, Michel Liebgott, Philippe David, Philippe Tarillon et Brigitte Vaisse, nous avons entendu le Directeur de l'ARS et le Préfet. J'ai pour ma part confronté avec nombre d'entre-eux depuis hier soir, nos analyses des propos tenus. Vous pouvez les interroger.

 

Si l'ARS souhaite démentir ses propres propos, c'est son affaire.

 

Peut-être que ma réaction au cours de la réunion, déapprouvant ouvertement les positions de l'ARS, l'ont conduit à atténuer les choses devant les syndicats ! Si c'est le cas, tant mieux !

 

Si les réactions d'indignations observées, comme les nombreuses mobilisations conduisent l'Etat à revenir sur la décision de programmer la fin de la maternité sur le Bassin de Longwy, tant mieux aussi !

 

Que l'ARS annonce AVANT l'Assemblée Générale du 16 mars prochain le maintien de TOUTE l'offre de soins à Mont-Saint-Martin, et tout sera clair. Je serai alors prêt à "oublier" ce que j'ai entendu hier après-midi.

 

Bien sûr qu'en prenant la parole devent les salariés, j'avais conscience d'être le messager de mauvaises nouvelles.

 

Ceux qui la semaine dernière, ont annoncé au cours de la manifestation, les informations obtenues de leur centrale syndicale, faisant état de la FERMETURE de l'hôpital, ont eu la même attitude, et je le comprends.

 

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Published by Christian Eckert
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:34

« La durée de règlement d’une situation est proportionnelle à sa complexité ».  C’est par cette phrase sibylline que le Préfet de Région, a ouvert et refermé la réunion qu’il a tenue hier avec les élus.

D’abord le contexte. Il y a un mois, le 6 février, le Préfet avait réuni les députés, départements et communautés de communes concernés par le dossier Alpha-Santé. C’est lui qui invite, fixe les modalités et les participants à ce type de réunions. Dès le lendemain, j’avais communiqué aux organisations syndicale les informations qui y avait été données, et qui posaient les jalons de l’adossement au CHR et à SOS Hôpital.  

Depuis, le mouvement de mobilisation s’est amplifié, notamment suite à la communication par une organisation syndicale, d’informations en provenance du Ministère précisant que l’Etat ne financerait pas les « adosseurs ». Beaucoup ont traduit cela de façon un peu synthétique par l’annonce de la fermeture de l’Hôpital de Mont-Saint-Martin.

Le Préfet a donc initié hier une réunion semblable à celle du 6 février. pour hier. Apprenant cette entrevue, les Syndicats ont fort justement organisé une manifestation à Metz, et demandé à être reçus aussi, ce qui a été fait dans la foulée, mais en séparant les deux entrevues. C’est la décision du Préfet…

Quelques remarques sur le fond :

Si certes le risque subsiste que les « adosseurs » finissent par retirer leurs propositions faute de contreparties, personne n’imagine que l’Hôpital de Mont-Saint-Martin puisse disparaître. De plus, à cet instant, le CHR et SOS continuent de discuter et leur intérêt à la reprise reste entier.

Tout la question est de savoir quel sera le calibrage de l’offre de soins pour le bassin de Longwy. C’est aussi cela qui conditionnera le nombre et le statut des salariés.

Encore une fois, aujourd’hui, il n’est nullement question de voir disparaître les urgences, la médecine et la chirurgie.

Si l’Etat avait décidé de garantir financièrement la reprise, il est certain que l’offre de soins sur Longwy n’aurait pas significativement évolué. C’était notre demande.

L’Etat n’a pas fait ce choix et tout laisse à penser qu’il ne changera pas d’avis. Je le regrette.

Le Ministère fait état de négociations globales, entre la CNAM, la Carmi, SOS, Hospitalor… Plus personne n’y comprend rien…

D’autre part, le CHR demande à ce que la rénovation et le redimensionnement de la maternité de Thionville soit enfin financé, en attente depuis longtemps bien que classé prioritaire…

Bref, la reprise de Alpha Santé se fait au prix de négociations extérieures, et il est anormal que l’offre de soins et l’emploi sur Longwy soient la conséquence de tractations où Longwy et Hayange n’ont rien à voir.

Dans ce contexte, j’ai entre autre interrogé le Directeur de l’ARS sur l’avenir de la maternité de Mont Saint Martin. Dans le langage « diplomatique » qui sied à ce genre de milieu, il a fait état de difficultés, de l’âge du Pédiatre, de la rénovation de Thionville, de la proximité de Briey… Sur mon insistance à ne pas pratiquer la langue de bois, il a clairement –et je l’ai vérifié ensuite auprès des autres participants- confirmé, certes sans donner de délais, de modalités ni d’alternatives, la disparition de la maternité. Il a même précisé que cette fermeture serait un argument supplémentaire pour obtenir les moyens de rénover Thionville.

Avant de partir, j’ai demandé au directeur « s’il allait annoncer cette fermeture aux syndicats ? ». Il m’a textuellement répondu : « S’ils me posent la question, oui ! ».

J’ai donc en sortant, annoncé les choses aux salariés présents. Aurais-je pu faire autrement ?

Il semble que la version de l'ARS aux salariés n'ait pas été bien claire...

 

Il faut donc poursuivre les actions. A chacun d’en décider les modalités…

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