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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 08:27

Ecrire et informer prend du temps. Le temps est un bien précieux. Dans nos fonctions de parlementaire, la gestion du temps est sans doute l'exercice le plus difficile.

Un de mes meilleurs amis élu me disait vendredi dernier à l'issue d'un déjeuner de travail fructueux qui nous avait rassurés tous les deux : "On devrait se voir plus souvent !" Je lui ai répondu : "Tu n'imagines pas le nombre de personnes qui me disent cela !"

J'ai bien conscience de la nécessité d'écrire ici le plus souvent possible pour rendre compte, expliquer, justifier, inciter et convaincre. Ces derniers temps, les articles se font plus rares, même si les gros textes budgétaires sont pour un temps derrière moi.

J'avoue avoir pris en famille trois jours et demie de détente en montagne. Personne ne m'en a fait grief. Cela explique aussi mon absence lors des débats dominicaux et nocturnes sur le mariage pour tous, que certains pourraient interpréter comme un signe de retenue sur ce texte. Il n'en est rien. Mais réunir ma famille grandissante en un même lieu au même moment avait nécessité une organisation anticipée depuis des mois, bien avant de savoir que ce texte emblématique serait programmé à l'Assemblée y compris le week-end. Je l'ai voté avec fierté et j'ai vécu grâce notamment à Christian Taubira, un grand moment parlementaire.


Ces derniers jours ont été jalonnés de nombreux rendez-vous en circonscription. J'ai été frappé du nombre de sollicitations relatives aux dossiers économiques : zone commerciale de Briey (200 emplois prévus in fine), entreprise Kaiser à Longuyon (122 emplois en jeu), entreprise EBO à Villers la Montagne (52 salariés), Performance Fibers à Longlaville (230 salariés), sans compter quelques dossiers de taille plus modeste qu'il ne faut pas négliger.

 

Beaucoup de ces rencontres me demandaient un appui pour les financements bancaires. J'ai mesuré encore une fois la diversité de nos structures de financement, le parcours du combattant que représente le montage et le suivi des dossiers... La création de la Banque Publique d'Investissement sera une réponse qui améliorera les choses. C'est en cours de structuration, et en attendant, je profite de mes réseaux parisiens pour naviguer entre OSEO, le Fonds stratégique d'investissement et toutes les structures de financement malheureusement disséminées et diverses selon la nature des dossiers. Cela prend un temps fou et gaspille beaucoup d'énergie...

 

J'ai aussi, à sa demande, rencontré Edouard Martin et quelques uns de ses amis de Florange. Nous avons fait le point de ce dossier symptomatique devenu national à défaut de nationalisation ... Il m'a avec beaucoup de franchise et de responsabilité, résumé la situation et leurs exigences. J'ai dès hier, transmis au Premier Ministre personnellement le contenu de nos échanges...


Au programme de l'Assemblée s'inscrit la loi bancaire. Avec le groupe socialiste, nous avions déjà bien travaillé le texte en commission des finances. Je me suis particulièrement impliqué sur la question des frais bancaires, sur laquelle des avancées substantielles seront obtenues en séance aujourd'hui et demain. Pierre Moscovici s'y est engagé.

 

La situation de l'Hôpital de Mont-Saint-Martin nous réunira demain autour de l'Agence Régionale de Santé (ARS) et de la Sous-préfète. Je m'en suis longuement entretenu au téléphone avec le Directeur de l'ARS qui travaille avec ardeur et efficacité.

 

Les débats du moment concernent aussi l'Ecole, et l'aménagement des rythmes scolaires. Espérons que l'appropriation de cette réforme se fasse d'abord dans l'intérêt des enfants. Les premières réactions ne vont pas toujours dans ce sens.


Enfin, avec d'autres, nous continuons notre travail sur la TVA de 2014, et devrions affiner nos propositions pour la fin du mois.

 

 

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Published by Christian Eckert
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Claude Dautréaux 20/02/2013 10:09


Bonjour Christian


Mauvaise nouvelles pour Kaise . Lors de le réunion qu'ils ont eus avec toi et notre patrin Mr Vaney , mes collègues m'ont certifié ( je n'étais pas à cette réunion ayant un statut un peu
particuler en ce moment comme je l'ai expliqué à Francis lors de la journée solennelle de rentrée du CPH ) ce dernier a bien spécifié que si l'entrprise n'obtenais pas de subventions il y aurait
du chômage partiel . Ce qu'il a dit également au maire de Luneville lorsqu'il l'a rencontré pour la même raison mais pour Trailors ce coup ci .


Hors hier il y a eu une réunion afin de mettre au point ce chômage partiel qui serait de 2 jours par semaine .


Monsieur Vaney cours aux subventions par tous les moyens y compris les menaces et les mensonges .Qu'inventerat-il dans quelques mois , 3 ou 4 après avoir touché ces subventions lorsque l'on se
retrouvera au même point que maintenant ?  Mais que devient Perceva dans tout ça ? Qui a injecté des millions à Trailor et ACTM  en 3 ans de temps et à fonds perdus alors qu'en ce
moment le carnet de commande de Kaiser est au beau fixe , et qui est majoritaire chez TAI et ACTM . Pourquoi Mr Emile Behm majoritairer et millionnaire en euros n'investi pas dans son entreprise
? Au mois d'octobre dernier 4 million leur a été refusé par le FFI te voilà qu'il redemande aujourd'hui .


Dès le début du remaniement et l'arrangement entre ces différents groupe et en laissant E  Behm à la tête on savait que ça n'irait pas , c'est des mafieux ces gens là .D'ailleur , d'après
une rumeur venant du comptoir de Lyon , il y aurait une histoire de blanchiment , rumeur ? oui , peut-être ; sans doute ?


Nous allons bien sûr émettre un avis déffavorable à ce plan de chômage partiel .


Voilà , Christian , je tenais à ce que tu sois au courant .


Cordialement Claude

seb 19/02/2013 22:45



S’agissant du projet de loi sur la question bancaire – il faut arrêter d’utiliser le mot réforme quand la vraie volonté est le statu quo sinon l’aggravation – il y a clairement du travail à
faire. Et pour ma part, j’observe que le débat sur cette question met en situation des parlementaires qui connaissent leur job et le sujet sur lequel ils travaillent et des orateurs, qui ne
semblent pas franchement avoir beaucoup potassé leur sujet ou/et fait acte de présence pour éclairer leur pensée.



Ainsi, du coté de l’opposition a-t-on des députés complètement à coté de la plaque, mais bons défenseurs de la FBF – E. Woerth, F. Lamour, J. Chartier, G. Larrivé, F. Baroin – et de l’autres, des
députés qui font honneur à leur mandat : C. De Courson, P. Lellouche, A. Grosskost    …Mais peut être est ce parce que ces derniers
n’ont pas fréquenté assidument Bercy et/ou pantouflé dans certaines banques ?



Du coté de la majorité, des interventions aussi très décevantes et d’autres que j’ai beaucoup apprécié. Du coté des déceptions, M. Caresche, qui semble ignorer que l’on peut, au niveau national,
intervenir sans bénédiction de l’UE ! Ou L. Baumel, qui est en contradiction avec lui-même, en ce qu’il soutient un projet de loi qui est incohérent avec la finalité souhaitée par le
député ! Heureusement, les députés N. Sansu, T. Robert, E. Alauzet, E. Sas, K. Berger, D. Potier, sauvent l’honneur en venant défendre un point de vue bien construit et cohérent avec la
finalité de la loi.



Reste maintenant à exiger de M. Moscovici qu’il n’emprunte pas la voie de l’interdiction – dite Volcker – qui est actuellement entrain de s’effondrer aux USA (a), qu’il ne choisisse pas non plus
celle de la filialisation – dite Liikanen – qui elle non plus ne s’attaque pas au problème d’une faille de la banque d’investissement (b), mais bien celle de la séparation des activités bancaires
sur le modèle du glass-steagall voté en 1933 aux USA et adapté à la France en 46, pour son plus grand profit.



A l’heure actuelle, le projet de loi c’est une règle Volcker ultra-légère, ne concernant qu’une fraction infime de l’activité de la banque (environ 0,5 % d’après un Directeur de
BNP-Paribas)…. !  

seb 19/02/2013 21:38



Le temps d’un parlementaire est effectivement précieux. Il est, à cet égard, fort dommageable que tant d’élus aient, pour leur mandat, un respect plus bas que l’herbe tondue.



Il est pour moi, par ex, incompréhensible qu’un élu accepte de débattre de textes avant de s’être assuré que les existants sont appliqués ou qu’ils puissent l’être. Le respect de la loi, à ma
connaissance, c’est l’essence du travail parlementaire ! Il devrait donc y avoir un réel suivi – inexistant apparemment – pour que les élus sachent ce que deviennent les textes qu’ils votent
(a) et pourquoi pas, une matinée dédiée (b) à ce suivi (des députés choisis pour cette mission faisant un rapport à leurs collègues et/ou convoquant les Ministres pour leur demander ce qu’ils
attendent pour rendre effective la loi).  



Ce, pour éviter que le Parlement ne soit invité à voter dix fois la même chose parce que des Ministres fainéants n’ont pas fait leur job, qui consiste, en premier lieu, non à communiquer dans les
médias, mais à s’assurer que leur administration sorte les décrets d’application de la loi. (Les députés choisis s’assurant que lesdits décrets sont en phase avec l’esprit et le fond de la
loi)



Il n’est pas plus normal qu’un élu accepte de passer à l’étude d’un nouveau texte, avant de s’être assuré qu’il a achevé le précédent. A quoi bon ouvrir un droit…Si la loi organique qui est
censée encadrer ledit droit est inexistante ? Depuis 2008, la Constitution se trouve ainsi avec des « trous » faute d’avoir des députés sérieux, pour organiser les nouveautés
prévues par la révision constitutionnelle de 2008 ! Ne serait-il pas possible que le Législateur se décider à les combler ?



A moins bien sur que la Constitution, comme la loi, n’ai plus vocation à garantir, protéger ou sanctionner, mais seulement l’humble but de permettre aux élus de se congratuler d’avoir voté des
textes dont la portée soit inexistante, faute de décrets ou lois organiques ?



J’apprécierai vivement que le Législateur soit, un peu, sérieux dans son travail. En exigeant que les lois votées jusqu’à ce jour aient une réelle portée. Et si ce n’est pas le cas, en encadrant
celles-ci, via des lois organiques ou de programmation (a) ou/et en demandant aux Ministres, sous peine d’accepter sur le Bureau tout texte venant de ses services, de rédiger les décrets
d’application desdites lois (b).



Une fois ce prélude fait, le Législateur pourra passer à la suite. Je sais, je sais, c’est un travail terrifiant que d’exiger du Gouvernement qu’il respecte le Parlement, mais parfois…Je sais,
c’est très nouveau de demander à des Ministres de faire leur job, je sais c’est révolutionnaire de demander aux parlementaires de respecter leur mandant…Mais bon, j’ai toujours été, en moi-même,
un idéaliste !  

luinel 16/02/2013 16:02


Monsieur le Député,


Loi bancaire, dites-vous. Oui. Il faut durcir le projet présenté par le goiuvernement qui semble une fois de plus bien timoré par rapport à ceux qui étaienty hier dans les discours désignés comme
l'ennemi. Certains de vos collègues s'y sont employés comme Christan Paul ou Karine Berger, vous-même d'après ce que je comprends (sur les frais bancaires). L'amendement sur les paradis fiscaux
est essentiel. La possibilité donnée au Ministre des finances de contrôler les activités de tenue de marché, devrait être mieux définie et mieux précisée. Courage, Monsieur le Député, et
 Résistance ! Résistance ! 

Gérard de Baslieux 15/02/2013 16:02


Et toujours rien sur la réforme du code du travail !!!!!!!!!!!!!