Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog de Christian Eckert

Plafonnement du quotient familal : encore des chiffres !

18 Juin 2013 , Rédigé par Christian Eckert

Mon post sur "les mensonges de Chloé" a entrainé de nombreuses réactions et commentaires. C'est bien normal. Elles vont souvent au delà de la question du plafonnement du quotient familial. C'est aussi assez naturel. Pour y voir clair, et clore le débat des chiffres, apportons les précisions suivantes :

 

En 2012, un couple ayant trois enfants voyait son avantage au titre du quotient familial plafonné dès lors que son revenu annuel dépassait 95 671 euros.

 

La réforme annoncée plafonnera sa réduction d'impôts dès lors que son revenu annuel dépassera 81 782 euros.

 

Je m'engage sur ces chiffres.

 

Ma mise au point sur les propos de Chloé était clair : toutes choses égales par ailleurs (revenus, barême de l'impôt...), l'impôt de Chloé serait le même en 2013 puisqu'elle affirme avoir un revenu annuel de 5 900 X 12 = 70 800 euros.

 

Elle n'était pas touchée en 2012 par le plafond, et ne le sera pas en 2013 malgré sa réduction. Elle ne le serait que si son revenu augmentait de 10 982 euros, ce que je lui souhaite de tout coeur.

 

A ceux qui me reprochent de comparer le cas d'un couple sans enfants et celui d'un couple avec trois enfants, je veux ici préciser que cela n'a pour seul objectif que d'attirer l'attention de tous sur le principe du quotient familial, et que cette comparaison est nécessaire pour expliquer le plafonnement de cet avantage, que tous les gouvernements ont mis en place, de gauche comme de droite.

 

Si les allocations familiales sont les mêmes pour tous, l'avantage en impôts est évidemment nul pour les très faibles revenus qui ne sont pas imposables quel que soit le nombre de leurs enfants, et de plus en plus significatif dès lors que le revenu augmente.

 

Le débat est utile, plus complexe que l'on pourrait le croire, mais doit reposer sur des données correctes.

 

Tel n'est pas le cas du reportage de ce dimanche soir.

 


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

ReneM 21/06/2013 14:40


@Guillaume : où donc avez-vous lu que je situe la classe moyenne à ce niveau ? En général quand je parle de quelque chose, je me renseigne avant, et comme je suis gentil, je vous indique une
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Classes_moyennes#Revenu_de_la_classe_moyenne. Vous constaterez qu'on est loin de ce que vous avancez.


 


D'autre part, tant qu'à parler, essayez de répondre sur ce que j'ai dit au lieu d'inventer ce que je n'ai pas écrit. La polémique pour le plaisir n'est pas une option, car on n'a pas le temps de
rigoler dans la situation ou nous nous trouvons.


 


De plus, même si vous pensez que nous ne vivons pas dans le même monde, nous subirons tous deux de plein fouet les "mesures sociales" de ce gouvernement, ne vous en déplaise.


 


Je vous rappelle que mon propos est d'affirmer que tôt ou tard nous perdrons tous nos avantages sociaux à force de les voir rogner jour après jour au nom d'une fausse "solidarité" que nos
gouvernants s'efforcent d'établir entre pauvres et moins pauvres en excluant du jeu les vrais nantis qui en fait les commandent eux.


 


Argumentez donc là dessus, ça fera avancer le débat.

alphonse 19/06/2013 17:36


La copie de @micheline, ci-dessous, est sans doute excellente pour un bac-PS de direction..!


Combien lui donnez-vous , Mr le Député?!


(sans surnoter, svp..!!)


On y relève toutefois quelques contradictions. Et aussi des explications par la crise dont on achevait d'en prendre avec le Sarko dernière mouture...


Pour élever un petit peu le débat, puis-je proposer un sujet pour le bac des municipales ou pour celui de 2017..?


"Je me sentirais beaucoup moins LIBRE de voter FN...que de ne plus voter PS ou de ne plus voter du tout..."


Et je crains fort que ce ne sont pas 4 ans de plus qui permettront à Hollande de mieux affecter aux moins nantis et au recul des précarités (la culturelle découlant des autres) les économies
obtenues par la réduction des avantages injustifés parmi ceux "que nous avons tous", paraît-il...


Si l'on table sur le fait que Cahuzac n'était heureusement député que du Lot....pour ne pas généraliser cette primaire....attention tout de même que, comme à Lourdes, la multiplication des
miracles n'empêche pas les inondations catastrophiques!


(mais, après qu'on m'ait donné la cote de "travailler mal" pour l'identité du PS dans mon far-west,...on vient de me dire de ne plus m'énerver: cela nuirait à ma santé!)


 

Guillaume 19/06/2013 14:12


@René : Si vous situez la classe moyenne à ~3 fois le salaire médian/couple c'est que nous ne vivons définitivement pas dans le même monde...

ReneM 19/06/2013 12:25


J'aimerais faire remarquer à Micheline que depuis des années que nous perdons une partie de nos avantages (réformes des retraites, déremboursements en cascade, CSG 1 et 2, RDS, etc) pour le bien
commun, nous allons finir par les perdre tous.


 


Alors c'est bien gentil d'en appeler à l'esprit citoyen, mais je constate que ce sont toujours les mêmes qui paient les pots cassés : nous, la classe moyenne, tranquille vache à lait de tous les
gouvernements.


 


En votant Hollande, j'avais bien cru qu'il aurait le courage de s'attaquer aux vrais responsables de la crise, à savoir le monde de la finance qui a réussi à privatiser, sous forme de "dette",
les finances publiques.


 


Hélas, il est infiniment plus courageux, et certainement plus honorable, de s'attaquer à ceux qui ne peuvent pas se défendre, à savoir les citoyens de base que nous sommes et qui supporteront
bien sûr sans broncher les "mesures sociales" dictées par Bruxelles.


 


Il est certain que maintenant je suis dégoûté à tout jamais des politiciens et que je ne vois plus aucune utilité à voter, étant donné qu'à la fin du compte nous sommes toujours les dindons de la
farce.


 


N'allez pas croire pour autant que je regarde du côté du FN, et permettez moi en passant de trouver votre raccourci (ils ne veulent plus voter à gauche, ils vont donc voter FN...) un tantinet osé
et sous-argumenté.


 


Ah, je tiens aussi à remercier Monsieur le député Eckert pour sa non réponse à mon intervention précédente au sujet du patrimoine des élus. Cécité sélective ou dédain de l'opinion de l'électeur
de base ?

Micheline 19/06/2013 11:11


Je lis ici des commentaires à propos du plafonnement du quotient familial - ce nouvel épouvantail - commentaires critiques qui rajoutent encore aux attaques continuelles autant qu'injustifiées à
l'égard de François Hollande et, disons-le, du PS. 


Qui donc a oublié que nous étions en pleine crise mondiale ? Peut-on également rappeler que celle-ci n'a certainement pas pour origine une quelconque manipulation frauduleuse du PS mais bien
plutôt de tenants de la finance internationale qui se sont depuis, pour beaucoup, remis sans grande peine de ce marasme généralisé.


Quant aux réelles victimes de cette crise, elles sont toujours touchées, elles,  et se comptent parmi les couches moyennes et modestes de la population. Partout dans le monde et
particulièrement chez nous dans " La France d'en bas " , dixit un homme politique du passé...


Cette crise, donc, il faut bien en minimiser les effets délétères. On voit bien ce qu'il en est en Grèce, bien sûr, mais aussi en Espagne, en Italie...


Nous n'en sommes pas là et ce n'est certainement pas grâce au précédent gouvernement qui a pratiqué l'invocation et la médiatisation plus que l'action en profondeur mais plutôt grâce aux qualités
de résistance de l'économie française.


Malheureusement, celle-ci est aujourd'hui fragilisée, entre autres, par la perte de nombre de nos industries, provoquée par l'unique désir de rentabilité immédiate. 


Nos acquis sociaux, si importants pour chacun d'entre nous, et qui font partie de notre quotidien depuis si longtemps sont aujourd'hui menacés. Faudra-t-il attendre la déréliction complète de ce
système et laisser chacun se débrouiller face aux aléas de la vie ou vaut-il mieux le conserver grâce à des efforts de toutes façons devenus inévitables ?


Qui aura les moyens, par exemple, de s'offrir une assurance santé qui couvrira suffisamment ses besoins en soins médicaux, en particulier hospitaliers, pharmaceutiques, etc. dans un environnement
difficile ? 


Qui souhaiterait avoir des enfants dans ce contexte déprimant ?  


Alors, perdre une partie de ses avantages dans le contexte actuel dans l'espoir de pérenniser tous les avantages dont nous
bénéficions tous actuellement semble ressortir de la simple logique.


L'heure n'est plus à ratiociner sur la diminution de ces mêmes avantages, mais bien plutôt de voir plus loin et plus large et d'envisager intelligemment une situation qui, sinon, risque de mener
à la disparition complète de la sécurité qu'offre la mutualisation des services sociaux.


Le " chacun pour soi "  latent qui émerge de plus en plus dans les discours ici et là ne peut flatter que les inconscients. Tout le monde peut être amené à être précarisé à un moment plus ou
moins long de sa vie et l'exemple de certains pays ne peut que nous inciter à la vigilance.


On apprend que pas moins de 302 sans-abris sont morts en France depuis six mois. Ce chiffre peut effrayer et, pour atténuer les effets de la paupérisation qui atteint l'Europe, il paraît évident
que nous devont préserver au maximum la cohésion des citoyens face à cette vague destructrice.


Enfin, si certains ne veulent plus voter pour le PS à l'avenir, c'est évidemment le moindre de leurs droits mais qu'ils réfléchissent un instant à ce qu'ils auraient pu subir sous la férule
d'autres gouvernements.


Et puis, nous n'en sommes qu'à un an après l'élection présidentielle, il reste quatre ans pour améliorer la situation. L'honneur de Hollande est d'avoir adapté courageusement sa politique à la
période actuelle sans céder aus pressions pour ce qui concerne les grandes questions ni aux critiques politiciennes qui fusent de toutes parts.


Mais bien sûr, si d'aucuns préfèrent se tourner vers l'extrême-droite, libre à eux.


Tout de même, lorsqu'on voit, dans un sondage, que 40% des Français interrogés ont une opinion favorable à l'égard de Marine Le Pen, on est en droit de s'interroger sur la culture historique des
Français et leur faculté de jugement.


Si les même cherchaient ne serait-ce qu'à parcourir le programme du FN, leur opinion serait peut-être plus mesurée...