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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:09

J'aime mon pays, son histoire, son originalité, sa culture, son école, sa sécurité sociale, ses vins, ses paysages, ses fromages, ses victoires, ses déceptions,...


Ces atouts, il m'a été donné de les vivre, de les connaître, d'en user, d'en profiter...


J'avoue humblement m'être souvent trouvé coupable de conservatisme !


Probablement est-ce pour avoir eu par chance parfois, par des efforts aussi, bien des occasions de me réjouir d'être "gâté" par ce pays et son mode de vie.


Dans mes fonctions politiques, même localement, je me suis surpris à faire de temps à autre résistance au changement. Phénomène lié sûrement à l'avancée en âge, j'ai eu des pensées du style : "après tout, pourquoi vouloir bouleverser cet environnement qui m'a apporté tant de satisfactions ?".


Par exemple, cette école de la République, qui m'a tant donné d'un côté ou de l'autre du bureau,  il m'est bien trop souvent arrivé de me dire : "pourquoi la réformer ?"


La richesse de l'Homme réside beaucoup dans sa capacité à réfléchir sur lui-même, et à vite s'adapter individuellement ou collectivement à son entourage.


Pourrait-on imaginer aujourd'hui enseigner avec une craie et un tableau noir, dans des "tunnels" de 2 voire 4 heures de cours magistral consécutives, des programmes aussi théoriques que pléthoriques ?


Cette éducation là, qui a si bien réussi à beaucoup d'entre nous, ne fonctionne plus et en être nostalgiques ne fera sûrement pas progresser les élèves aujourd'hui habitués à zapper, munis de tablettes et de calculatrices, gavés d'internet et d'audiovisuel plus interactifs que le professeur, dont le langage lui même n'est très souvent plus le leur !


Coupables de résistance naturelle au changement, les élus ont plus que d'autres le devoir d'accompagner les mutations, et le slogan de campagne de François Hollande mérite d'être rappelé.


Je suis frappé des conservatimes qui émergent ces derniers mois :


Une droite réactionnaire qui nie des évolutions sociétales sur les structures familiales pourtant évidentes : familles recomposées, naissances hors mariages, couples homosexuels...


Une économie et des entreprises qui oscillent entre mondialisation source de marchés nouveaux en développement et protectionisme frileux niant besoin de compétitivité et de modernisation...


Une école déstabilisée, que l'on a forcé à travailler quatre jours seulement en supprimant plus de 90 000 enseignants. Ce que tous regrettent aujourd'hui, tout en contestant la mise en place de nouveaux rythmes scolaires.


Des pays heureux d'envoyer leurs étudiants étudier à l'étranger et peureux de voir arriver chez eux des travailleurs déplacés ou des migrants déchirés de fuir leur misère pour chercher leur survie ailleurs...


Manifs pour tous et votation en Suisse sont des signes forts, mais nous en avons bien d'autres sous nos yeux :


Le cas de la fiscalité est aussi symptomatique : on demande une réforme, voire une révolution, de ce que tous trouvent complexe, opaque et injuste. Les mêmes hurlent à la moindre proposition de modification, prétextant tantôt le besoin de stabilité, tantôt le risque de transferts... Très prosaïquement, je crains que réformer sans transferts et en assurant la stabilité est tout simplement mission impossible.


Les grandes réformes sociétales sont aussi le fait d'individus : De Simone Veil à Christiane Taubira, en passant par Robert Badinter.


Mais elles ont aussi été l'aboutissement de mouvements collectifs. François Mitterrand a eu les mots justes en parlant de "laisser le temps au temps".


Un des problèmes principal de notre vie politique est de trouver le bon tempo. A nous de le régler.




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Published by Christian Eckert
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Manant 17/02/2014 21:48


La Belgique teste la taxation au kilomètre malgré la colère des conducteurs





Ecotaxe : Aujourd'hui les camions, demain les voitures !

seb 17/02/2014 19:22


 


Pour commencer, Monsieur ECKERT, je dirai que le "changement" n'est pas, par essence, une excellente chose. Car le "changement" n'est pas nécessairement "le
progrès".


 


Prenons la Révolution. D'excellents principes, des idées magnifiques...Et quelques siècles de mise sous tutelle de la femme, qui jusqu'alors n'avait pas, certes,
une totale liberté de mouvements, mais des protections dues à son sexe. 


 


Prenons l'Empire. Un exemple de méritocratie formidable ("l'émigré" corse qui devient Empereur des Français, quelle promotion !), des beaux combats, une extension
sans pareil des territoires, des Institutions qui font toujours parlées d'elles...Mais un code civil qui va faire fondre au soleil le récent "divorce" accordé aux femmes.  


 


Prenez la République. Magnifique...Et pourtant, que de crimes en son nom ! Ni plus, ni moins, que sous l'Ancien Régime certes, mais là encore...On pourrait trouver
quelques petites choses à redire. Sous l'Ancien Régime, nous avons eu un PM Italien, des régentes Italiennes, Espagnoles et même un très populaire Ministre des Finances Suisse et...Protestant !
De quoi "regretter" une époque où l'on pouvait devenir éligible à des fonctions sans être "français" à l'origine. 


 


Tout çà pour dire que le "changement" n'est pas nécessairement le progrès et qu'on peut avoir une perception fort différente d'une attitude selon l'époque. Les
contemporains de Louis XIV ont approuvé "à fond" ce qui nous apparait être une régression : la fin de l'édit de Nantes. Que penseront les enfants du 22ème siècle, de ce temps "passé" où des
parlementaires étaient ouverts à la diversité familiale (qui pour info, existait depuis des siècles : les familles "recomposées", on en avait sous Saint Louis, d'où l'invention (du reste) des
notaires pour régler la succession entre enfants de plusieurs "lits") mais se refusaient à faire sauter ce qui était très utile sous la Révolution ou l'Ancien Régime (le droit d'éviter toute
contrainte judiciaire) mais est "passéiste" à une époque où les élus n'ont plus à craindre de "lettre de cachet" ou une trahison "robespierriste" ?


 


Au delà de cette faute commune entre "changement" et "progrès", il est important, je crois, de vous rappeler que vous êtes député...De la Nation. Et qu'en tant que
tel, il vous est demandé de représenter le Peuple Français, dans sa diversité d'opinion, même celle "réactionnaire" à vos yeux. Le catholique François 1er n'aimait peut être pas beaucoup la foi
de certains de ses sujets, il tâcha (jusqu'à ce que certains d'entre eux poussent le bouchon un peu trop loin) de les comprendre et surtout mis toujours un point d'honneur à les
respecter. 


 


Je ne partage pas nécessairement les positions de cette "droite réactionnaire" (bien utile, pourtant, lors des élections, n'est il pas ?) mais votre manque de
tolérance à leur égard, m'oblige (pour le coup) à être leur avocat à défaut d'être leur défenseur, rôle qui vous revient de droit, puisque la France vous a confié l'avenir de ses enfants, tous
ses enfants. 


 


Est-ce vraiment surprenant que des gens défendent un outil (le mariage) qui a fait ses preuves ? Le Législateur peut nier le fait qu'il s'agisse d'une union ayant
pour unique fonction l'enfantement, mais ce serait occulter le fait que des époux peuvent saisir la justice s'ils s'estiment "mal besognés", que le mariage est validé par l'union charnelle et
peut être annulé (par le maire) s'il y a "non consommation".


 


On n'oubliera pas que (contrairement au concubinage par ex), il est également demandé aux époux d'être fidèles...Pourquoi donc, sinon pour garantir à l'enfant une
protection juridique réelle et efficace ? 


 


Le mariage, s'il s'est "agrémenté" sous la Révolution (et dans les romances hollywoodiennes) d'un verni propre à le faire investir par l'amour, est d'abord un
contrat. Qui vise à protéger la femme (merci l'Eglise!) et sa progéniture (merci l'Eglise !) contre une lâcheté masculine. Si le mariage civil s'est écarté du religieux, il en reprend les
principes et si l'on exige une consommation des corps et une vie commune, on ne demande pas aux époux de s'aimer, "seulement" de se respecter. Ce qui est déjà beaucoup. 


 


La question posée par les cortèges de la "Manif pour Tous" c'est principalement celle là : en quoi aurait il été nuisible pour la Société de conserver l'Institution
en l'etat ? "L'évolution sociétale" est un faux argument. Il y a toujours eu des "couples homosexuels" (prené le Chevalier de Lorraine et "Monsieur"), il y a toujours eu des "familles
recomposées" (y compris dans les familles "royales")...On en a pas pour autant modifier une structure bien définie. 


 


Plus important encore. Les motifs invoqués pour supprimer la condition "de sexe opposé" étaient sans valeur. Juridiquement, aucune inégalité en droits (dixit le CC
et la CEDH) Alors...L'amour ? Certes, mais (et cela a été mentionné) si le mariage devient l'unique serment de l'amour, qu'est ce donc que le pacs ? Un serment "de pacotille" ? Et si seul le
mariage peut officialiser "l'amour" que se porte deux êtres, peut on légitimement l'interdire à des mineurs ?


 


On invoque Sara demandant à une servante de porter l'enfant d'Abraham pour légitimer la GPA...Qui dit qu'un jour, Marguerite de Provence (douze ans) mariée à notre
Saint national (vingt ans) ne sera pas l'égérie de certains, qui auront bien raison d'arguer que cette reine de France, qui consomma son mariage à cet âge tendre, fut très heureuse ?

Manant 11/02/2014 19:04


Lagarde, candidate possible à la présidence de
l'Europe


 


« Le nom de la directrice générale du FMI circule à Bruxelles, pour remplacer José Manuel Barroso, à la tête de la Commission ou Herman Van Rompuy à la présidence de l'Union européenne. Elle
bénéfie de solides soutiens à Berlin, Londres et Paris ».


 


"The Oligarchy presents Christine Lagarde".





Si c'est pas de la provoc' ça !

Coin Le Canard 11/02/2014 15:03


Cher Monsieur le Rapporteur et Député,


 


Je commencerais par vous souhaiter (avec un peu de retard) un joyeux et heureux 60eme anniversaire.


Cependant, je doute que Monsieur le Ministre des Finances vous ait fait un grand cadeau puisque  la nouvelle est
tombée qu'en 2013, malgré un ajustement budgétaire record et des hausses d'impôts de plus de 20 milliards d'euros, l'État a encore dépensé 373,2 milliards d'euros, soit 74,9 milliards d'euros
de plus que ce qu'il a gagné.


Je ne vous parlerais même pas des recettes en baisse puisque cela fait bien longtemps que les Français ont pu vérifier par la pratique le vieil adage : « Trop d’impôt, tue
l’impôt »… Si vous aviez encore des doutes, je crois que les chiffres de 2013 devraient quand même vous parler, non ?


J’attire votre attention plutôt sur le volet des dépenses qui me semblent être en hausse par rapport à celles de 2012 si on exclue les intérêts de la dette. Bref, le « mammouth » ne finit pas de grossir.


J’attends d’ailleurs toujours vos pistes pour commencer à le dégraisser. Quelque chose me dit que je vais attendre encore longtemps.


Dans ces conditions, votre pseudo excuse qui consiste à vouloir maquiller une hausse d’impôt en un débat sur l’exonération partielle ou totale de la CSG au nom de l’équité et de la
justice n’en est que plus pitoyable.


Quand allez-vous finir par comprendre que l’impôt rentre mal parce que les Français en payent trop et que ce système que vous semblez prêt à tout pour le défendre profite
principalement à une minorité qui elle a su en tirer tous les bénéfices ?


Vous vous dites de gauche mais je me demande si vous vous rendez compte à quel point vous êtes en fait un privilégié ?


 


Bien cordialement


 


Coin le Canard

Manant 11/02/2014 13:50


Ces taxes qui coûtent plus qu'elles ne rapportent