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Blog de Christian Eckert

Jérôme Cahuzac, vos réactions et la mienne...

21 Mars 2013 , Rédigé par Christian Eckert

Mon article précédent m'a valu quelques réactions, diverses et parfois virulentes.

 

J'assume toujours ce que j'écris.

 

Deux ou trois compléments pour répondre à certains messages :

 

1- Jamais je n'ai mis en cause les journalistes. Encore moins ceux de Médiapart. J'y suis abonné depuis leurs débuts et entretiens avec eux des relations fréquentes, franches et cordiales. J'y suis régulièrement cité, c'est donc bien que je leur parle.

 

2- Le soutien à l'homme que je connais, ne vaut pas concordance totale politique. Je l'ai clairement exprimé dans mon article d'hier. J'ai, sur l'Europe, sur des mesures budgétaires, sur bien des sujets de société, des points de vue personnels différents de ceux de Jérôme Cahuzac. Nous le savons tous les deux.

 

3- Je ne me suis jamais exprimé sur sa culpabilité ou son innonence. Ce n'est pas mon affaire, c'est celle de la justice, dont j'observe qu'on la laisse faire son travail. C'est une bonne chose. Je n'ai jamais interrogé Jérôme Cahuzac sur ces sujets, même s'il m'en a parfois parlé à son initiative. Je n'ai d'ailleurs jamais utilisé l'expression "présomption d'innocence", dont le sens pour un homme public peut paraître ambigü.

 

4- Jérôme Cahuzac, comme moi, est tenu à une solidarité gouvernementale conséquence de nos institutions de la cinquième République. J'ai constaté que Jérôme Cahuzac était irréprochable sur ce point. Ceux qui nous reprochent la diversité dans une majorité sont prompts à nous reprocher l'unité pour ne pas dire l'uniformité. Dilemme pour tous les partis, toutes les organisations collectives....

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seb 22/03/2013 02:27


« Jérôme CAHUZAC, comme moi, est tenu à une
solidarité gouvernementale conséquence de nos institutions de la cinquième République. »



Alors pardon, mais non. Un Ministre, oui, se doit d’être solidaire du Gouvernement. Un
parlementaire n’a aucune solidarité à avoir envers le Gouvernement. Soutenir ne veut pas être inféodé à. La mission d’un parlementaire, c’est de faire la loi. Laquelle doit être conforme à ses
engagements (profession de foi de 2èmetour), respectueuse de la DDHC et des autres textes engageant le pays
(traités par ex) et utile au dit pays. Voter une loi pour n’impacte pas positivement le pays, qui risque la censure constitutionnelle ou/et qui viole les convictions affichés par un élu, cela n’a
aucun sens.  



En effet, un parlementaire qui vote un tel texte, est immédiatement rangé dans la
catégorie incapable (inutilité de la loi), traître (violation de ses engagements), incompétent et immature (violation des traités et/ou garanties constitutionnelles). Et in fine, son
« utilité » s’avère discutable, car il n’apporte rien au pays, sinon une complaisance coupable envers le Gouvernement, qui en fait un godillot.



Qu’un parlementaire soutienne le Gouvernement, quand il est dans la majorité, est une
chose parfaitement normale, j’irai même à dire louable. En revanche, ce soutien doit se corréler avec une exigence simple : ne pas se trahir soi même ainsi que le pays. Bref, ne pas être un
député godillot.



Un élu doit agir comme un ami. Quand le Gouvernement commence à trahir le mandat du
Président ou/et celui de l’élu – en décidant d’une TVA asociale conspuée quelques mois plus tôt par ex – l’élu doit aller secouer le Gouvernement, pour qu’il se décide à retrouver le « bon
chemin ».



Même chose. Quand le Gouvernement propose un texte qui a toutes les chances de subir une
censure, un parlementaire ne doit pas encourager ce dernier, mais au contraire s’opposer à voter un texte si mal bâti. Si les parlementaires avaient fait bloc contre le Gouvernement sur la taxe à
75%, au motif qu’il y avait un risque sérieux d’inconstitutionnalité, le Gouvernement se serait évité un reproche d’amateurisme et les élus ne seraient pas appeler à revenir discuter d’un nouveau
texte, on l’espère mieux bâti que l’ancien.



Autre situation du même genre. Un parlementaire vraiment sérieux n’enverrait pas au
Ministre de l’Intérieur, qui démonte des camps insalubres, des vivats quand il dit que les Bulgares et les Roumains ne font pas l’effort de s’intégrer. (Après qui le tour ? Aux SD (le F est
de trop, puisqu’ils n’ont pas de domicile du tout) qui sans doute aussi ne font rien pour s’intégrer ?) Il irait au contraire secouer ce dernier, pour qu’il se décide enfin à faire respecter
aux maires leurs obligations (loi Louis Besson) et pour que le Gouvernement demande à l’UE d’accorder un peu de temps à la France pour bien recevoir les citoyens européens du dernier
élargissement.



Bref, pour moi, un parlementaire doit voter un texte présenté par le Parlement quand il
est juridiquement inattaquable (a), utile au pays (b) et respectueux des engagements pris (c) par l’élu. Les trois conditions allant ensemble, comme notre devise. Au Gouvernement de faire en
sorte de présenter de tels textes pour s’éviter des retours de bâton. Le courage ce n’est pas de voter des textes contraires au vœu de la Nation. Le courage, c’est d’aider le Gouvernement sans
être son vassal.



En vertu de quoi les parlementaires devraient ils être « fidèles » au
Président (et au Gouvernement) quand la réciproque n’est pas de mise ?



 Juste pour finir : la V République
n’explique pas que les parlementaires soient des « godillots » la plupart du temps. C’est une excuse pratique, mais qui n’a pas de sens. Comment expliquer sinon que le
« Parlement » de Paris, pourtant cantonné à exprimer des « remontrances » au Souverain, n’hésitait pas (lui) à être critique quand il le fallait ? Ce, alors même que
ses membres, pour privilégiés qu’ils étaient, pouvaient être sanctionnés bien plus durement par ledit Souverain (un tour à la Bastille ! Ou au Chatelet !) Que ne le sera jamais un
député à notre époque ?



Pour rappel, et ce quoi que puisse en dire les parlementaires, c’est le Parlement qui
est en position de force dans la V République. Et ce, pour une raison des plus basiques : c’est le PM qui a la réalité des pouvoirs. Ainsi donc, quand un député est élu, il sait d’avance
qu’il pourra avoir tel et tel prérogative. Alors qu’un président, tout bien élu qu’il soit, être soumis au bon vouloir d’une majorité parlementaire. S’il ne l’obtient, il sera cantonné à
s’occuper des chrysanthèmes. Car tel est la « loi » de notre pays : un Président ne peut rien sans le bon vouloir de son PM. D’où la nécessité, pour un Président, de prendre (si
possible) un PM plutôt accommodant. Car s’il y a clash, et on l’a vu au moment de la présidence de VGE, c’est le PM qui détient la réalité des pouvoirs. Adieu VGE, bonjour Chirac. Adieu
Mitterrand, bonjour, à nouveau, Chirac.



 

luinel 21/03/2013 13:46


Monsieur le Député,


Le problème du jour n'est pas Jérôme Cahuzac. C'est ce que le gouvernement s'apprête à faire en matière de "75%". On apprend que le Conseil d'Etat recommanderait 66,6% d'imposition maximale sur
les "riches" (le Conseil est ici dans son rôel de conseil du gouvernement) pour que la nouvelle disposition d'encoure pas la censure du Conseil Constitutionnel. On croit rêver. En quoi le Conseil
consitutionnel a-t-il le pouvoir de décider ce genre de limite, CONTRE la volonté politique et populaire ? C'est un abus de pouvoir caractérisé. Que la représentation nationale ne se laisse pas
intimider et que le gouvernement ne recule pas une nouvelle fois - comme il le fit avec les "pigeons" à l'automne dernier. Sinon à quoi cela aurait-il servi de voter Hollande et socialiste ?

Gérard 21/03/2013 13:19


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