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Blog de Christian Eckert

Assistés, vous avez dit assistés...

3 Novembre 2013 , Rédigé par Christian Eckert

La semaine dernière, un hebdomadaire connu a fait sa une sur quelque chose qui ressemble à "La France des assistés..." Quel beau sujet, en ces temps de solidarités bien nécessaires...

 

Evidemment, le journal enfonçait les portes ouvertes habituelles... Les ritournelles sur les étrangers soignés aux frais de l'Etat, les titulaires du RSA plus heureux que les smicards... Bref, tous les thèmes rassembleurs qui excitent les forts en gueule qui eux au moins, osent dire tout haut ce que d'autres pensent  tout bas...

 

J'ai donc commandé une note à mon équipe, sur les aides à la Presse...

 

Celles-ci représentent plus de 650 Millions d'Euros. En effet, certaines dépenses ne peuvent être chiffrées ! Les aides à la Presse représentent environ 7.5% du chiffre d'affaires de ce secteur d'activité. Suivent sur quatre pages, les descriptions sommaires des 20 dispositifs différents en fonctionnement..

 

Un rapport de la Cour des Comptes évoque pour l'hebdomadaire en question une aide de 4.5 Millions d'Euros par an, au titre d'un seul des 20 dispositifs...

 

Cet hebdomadaire est véritablement bien placé pour parler de l'assistanat !

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Ambabelle 24/11/2013 19:16


Bonsoir; Monsieur le Député. Mon épouse et moi sommes fils et fille d'immigrés et les vents du destin ont fait que notre vie a été vécue en Afrique Pourtant, ayant fait si peu, sinon rien pour la
France et les français, lorsque le cancer du sein a frappé, la France a dépensé de l'ordre de 50.000 euros. Nous arrivons à la dernière intervention. Partout nous parlons de notre gratitude
envers les français et cela semble étonner. Ayant vécu ce que c'est que d'être à la charge de la France, que cela soit le cancer ou notre année de RMI, nous avons dû réfléchir au sens de l'impôt.
Pour nous nées dans la sociale démocratie l'impôt est une évidence, qui a écrit "c'est un honneur que de payer des impôts"?. Pourtant j'écoute les américains et je regrette de ne pas entendre
chez nous la discussion qui s'y déroule en ce moment. Au Texas si vous ne souscrivezpas à à la phrase "moins d'impôts, aucune services" vous ne serez pas réélu. Comment avons nous fait en France
pour croire que nous avions droit aux Services mais que l’impôt était une torture, un chantage, une exaction intolérable? Nous voyons au crépuscule de notre vie disparaître les fondements de
l'espérance qui nous porté sur des océans moins que cléments, la solidarité n'est plus évidente, elle ne fonctionne que dans un sens. Et écrivant ces lignes je m'entends dire des bêtises, nous
qui protestons contre les impôts ne sommes nous pas les mêmes qui remplissons les caddies pour les SDF? Monsieur le Député, qui sommes nous?

Pierre 24/11/2013 14:44


Et donc, que faîtes-vous pour supprimer ces aides aussi malsaines qu'inutiles ? Moi aussi, j'aimerais bien que l'état subventionne mon entreprise à hauteur de 7,5% du CA.


Mais bon, aucun courage, vous ne faîtes rien.

seb 06/11/2013 16:22



Préciser l’objet de votre rancœur serait pertinent M. ECKERT. Car parler d’un « hebdomadaire connu » ne renseigne pas beaucoup… Et même la lecture du rapport de la C d C ne permet pas
nécessairement d’éluder le mystère !



http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/finances/58.2_presse.pdf



Pourquoi ne pas donner son nom ? Bien que je vous connaisse fort peu, vos précédents articles montraient que vous n’hésitiez pas à interpeller directement et nominativement celui ou ceux qui
vous désobligeait, dans vos « billets d’humeur ». Pourquoi cette timidité soudaine ? A défaut, vous auriez pu faire un lien vers l’hebdo, laissant ainsi à vos lecteurs l’occasion
de vérifier si vos rancœurs étaient – ou non – justifiées…



Faute de nous donner – à nous lecteurs – la possibilité de prendre connaissance de l’article, qui vous a interpellé, il ne nous est pas loisible de déterminer si le journal s’est contenté
d’exciter la jalousie de son lectorat ou s’il a réalisé un travail de fond – à l’instar de la C de C – excitant non une jalousie malsaine mais une exaspération légitime de son lectorat sur le
mode : « à quoi servent donc ces braves élus qui commandent rapport sur rapport, sans agir » ?



Prenons « l’affaire » de la CMU. Quoi que j’ignore tout de l’article que vous décriez, votre réaction me fait penser que son rédacteur a fort bien pu suggérer que l’Etat chouchoute plus
les étrangers (bénéficiaires de la CMU donc) que les Français eux-mêmes. (Qui voient eux leurs prestations santé diminuer)



S’agit-il d’un mensonge éhonté ? Pas nécessairement, puisque la C de C le dit elle-même. La « CMU rembourse mieux les soins que les contrats souscrits par les bénéficiaires, un peu
moins pauvres, de l'aide à la complémentaire santé (ACS), qui eux-mêmes offrent plus de garanties que les contrats moyens. »



http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/08/04016-20110908ARTFIG00646-la-secu-droguee-a-la-dette-s-alarme-migaud.php



Devant un tel constat, est-il illégitime que le citoyen – qui au demeurant à le droit constitutionnel de demander des comptes sur l’usage qui est fait des impôts de la collectivité (en direct ou
via son représentant) – se demande pourquoi le Gouvernement continue à restreindre les remboursements de la Sécu alors qu’il semble inactif sur « l'éventuelle surconsommation de soins des
bénéficiaires de la CMU et de l'ACS » envisagée par la C de C ? Et pourquoi le Parlement – commanditaire du rapport – persiste, année après année, à ne pas tenir compte des
prescriptions d’une Cour qui « a l’oreille du Peuple » si j’ose dire ?



J’observe que vous déniez le droit, au dit hebdomadaire, de questionner certaines mesures, qui lui paraissent relever de l’assistanat » parce que lui-même est « assisté ». Est-ce à
dire que toute personne bénéficiaires d’une « assistance » publique (de nature fiscale, budgétaire ou autre) devrait s’interdire d’exprimer un avis sur des mesures publiques tant que
les mesures qui l’impactent – et sous couvert que celles-ci ne soient pas unanimement saluées comme vertueuses – ne sont pas abrogées ?



Dans ce cas, M. ECKERT, nous ne nous en sortons pas. Comment pourriez-vous, dans un tel cas, dénoncer les 684 millions d’euros dévolus (au minimum) à la presse (dixit la C de C) en pure perte –
on appelle cela communément jeter l’argent par les fenêtres – alors qu’il existe au Parlement une enveloppe visant à « aider » les élus à hauteur de 134 millions d’euros ?

alphonse 04/11/2013 09:53


D'un autre côté....deux journalistes assassinés....au Mali...en essayant de comprendre les extrëmes...


Les journaux sont à l'image de nos sociétés dont mëme les capitalistes en titre n'ont de cesse de se faire assister...Voilà-t-il pas qu'ils se mettent à manifester...!!!??...avec des bonnets
rouges...!!!


Sans parler du capitalisme métissé d'argent public..!


Là...on devrait voir une différence, avec Hollande....??!! Quand on voyait Sarkozy s'amener en grand patron de l'audio-visuel public....et privatiser GDF pour reprendre la Belgique...


Bref, l'humain est un mélange de plus en plus complexe.


Quand vous aurez 5 minutes, pourrez-vous nous donner votre sentiment sur mon post précédent, (qui fut un peu noyé dans le colombarium de votre week-end des saints et des morts!!) où je parlais du
Cheval de Troie....et du pessimisme de Sloterdijk pour l'Europe en raison même d'un certain échec du socialisme, celui qu'on disait jadis "à visage humain"....

Julien Tabulazero 04/11/2013 09:51


Cher Monsieur Eckert,


 


C’est bien joli votre article mais je
m’étonne qu’ en tant que rapporteur général de la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle
budgétaire de l'Assemblée nationale (joli titre) vous ne pouviez pas plutôt tabler un amendement mettant fin à l’abattement de €8k dont les journalistes bénéficient exceptionnellement au titre de
l’allocation pour frais d'emploi.


Si mes souvenirs sont bons, cette
mesure a été introduite dans le code fiscal en 1930. Elle a été supprimée par Alain Juppé en 1996 (tien, un homme politique qui a du courage) avant d’être promptement rétabli par Lionel Jospin en
1998 dans un magnifique retour d’ascenseur, les journalistes votant majoritairement … à gauche.


Ne pensez-vous pas que supprimer un tel
traitement de faveur représente une belle occasion de mettre vos actions en accord avec vos principes en introduisant un peu plus de justice et d’égalité devant l’impôt en des temps
difficiles ?


Ceci aurait aussi pour effet de mettre
fin une fois pour toute aux accusations de collusion entre les hommes politiques et les journalistes qui les couvrent. Rassurez-vous : ils pourront toujours coucher ensemble.


D’où ma question : Pourquoi ne
vous contentez-vous que de cette simple dénonciation? Pourquoi vos actes ne suivent-ils pas votre parole ?


Avez-vous trop peur  ou votre
article n’est en fait juste qu’un coup dans l’eau qui trahi plus un agacement de votre part vis-à-vis de la couverture médiatique de la politique gouvernementale  qu’autre chose?


Si c’est effectivement le cas, je vous
conseille plutôt de regarder du côté de la politique du gouvernement et de sa communication pour voir d’où vient le problème.


Bien cordialement


Julien Tabulazero