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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:06

 

La semaine dernière, un nouveau sommet européen se réunissait à Bruxelles... Le seizième consécutif, qualifié comme les précédents, de « crucial », de « sommet de la dernière chance », de « tournant décisif »...

 

Comme d'habitude, les allemands se disaient pessimistes la veille...

 

Et comme d'habitude, après quelques psychodrames, quelques coup de bluff et quelques claquements de portes, la traditionnelle conférence de presse annonçait le sauvetage de la zone Euro.

 

Et comme d'habitude, cette fois-ci c'était la bonne ! Promis, garanti, on allait voir ce que l'on allait voir, les agences de notation allaient se calmer, les marchés seraient rassasiés, les engagements seraient tenus...

 

Et comme d'habitude, moins d'une semaine plus tard, les agences se montrent sceptiques, les marchés restent gloutons, et le Président Sarkozy prépare l'opinion – comme s'il n'avait pas déjà compris – que la perte du triple A ne serait pas non plus une catastrophe...

 

Mais malheureusement, ce sommet est différent des précédents : Cette fois, il a été décidé de changer les traités, sans les changer, tout en les changeant... Les changer aurait pris trop de temps parait-il. En fait, les changer aurait imposé des ratifications dans chaque Etat, et chacun sait que par exemple en France, il fait peu de doute qu'un référendum serait un échec et que le Congrès aurait refusé de ratifier pareilles inepties.

 

Alors, pas à cours d'idées, le couple franco-allemand cherche un formule nouvelle, un OVNI technocratique consistant à imposer dans un protocole d'une valeur juridique non identifiée, des sanctions automatiques aux impécunieux après l'examen par on ne sait plus trop qui de budgets nationaux transmis « pour validation ».

 

La vrai question posée à tous est de savoir à qui revient la souveraineté des Etats.

 

Une commission nommée, un Parlement européen élu, des sommets de chefs d'Etat à géométrie variable, une Banque centrale européenne indépendante, on a bien là un monstre à plusieurs têtes, où le citoyen n'existe plus et où le suffrage universel ne fait plus sens.

 

Pour le moins, la proposition de François Hollande de fusionner les postes de Président du Conseil Européen et de celui de Président de la Commission serait un pas vers une clarification. Il en faudra d'autres...

 

Il est inconcevable de concevoir une évolution de nos traités européens sans le consentement des peuples.

 

Cette évolution ne saurait être que monétaire, budgétaire et (vaguement) économique. Un projet européen doit se construire aussi autour des questions sociales, sociétales et s'engager sur le chemin du progrès et de la croissance. Le seul thème de la rigueur, nécessaire mais pas suffisant, ne fera pas un projet partagé.

 

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Published by Christian Eckert
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alphonse 18/12/2011 13:43


Une évolution de l'Etat Européen ne postulerait-elle pas une évolution de l'Etat Français pour commencer?


Car comment réclamer une Opposition Européenne valable aux Marchés à travers leurs deux principaux personnages du moment...sans commencer par soi-même?


Car dans....l'état actuel des choses...qu'est-ce qui empêche vraiment  Sarkozy et Merkel de saborder l'euro en rade de Toulon sans rien demander à personne, fût-ce en Congrès à
Versaillles....


Et combien de français...et combien d'allemands...salueraient ce retour aux bons vieux temps...


Dans un premier temps du moins...


Car les ledemains, on ne sait dans quelle langue ils chanteraient le mieux..!