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Blog de Christian Eckert

Je suis allé à Versailles...

7 Février 2008

Lundi 4 février, à 15 heures, des autobus ont conduit  les parlementaires à Versailles.
J'en étais. Un peu ému, traversant des lieux prestigieux, chargés d'histoire, animés pour quelques heures par une foule bruyante, filmée de toute part par nombre de journalistes en mal d'images originales.
Dans un hémicycle plus calme que d'ordinaire, des discours convenus, des postures parfois difficiles, Pierre Moscovici ayant bien du mal à justifier une position peu claire de mon parti ayant oscillé entre boycot, abstention et votes partagés....
Ma décision était prise depuis longtemps : j'ai voté NON et je ferai le même vote à l'Assemblée Nationale cet après-midi.
J'ai l'intime conviction que l'Europe ne pourra progresser que lorsque les citoyens français auront validé par un vote direct un vrai traité, une vraie constitution, qui répondra à son idée européenne.
J'ai aussi la conviction que ce traité fait la part belle à une structure technocratique, faux-nez de quelques puissants, légitimes par leur seule force économique et financière.
J'ai enfin mesuré le souhait de mes électeurs, qui m'ont élu en toute connaissance de cause, et n'ont cessé de me rappeler mes engagements.

Si nous en sommes arrivés là, c'est bien parceque la France n'a pas bien négocié le traité de Lisbonne, en s'appuyant sur la force du Non massif au référendum de 2005.

  • Absence de volet social, d'harmonisation fiscale.
  • Retour, certes dans un protocole additionnel, de la concurrence libre et non faussée.
  • Evocation ambigüe des services publics, devenus services d'intérêt economique général.
Ce traité est médiocre, et ne mérite pas le soutien d'un parti de Gauche. Mon engagement Européen reste intact, mais n'est pas celui de ce traité.

On mesure dans notre bassin sidérurgique, à Gandrange, les limites édictées par Bruxelles, imposant que les forces politiques abandonnent au marché et à la Banque Centrale, les possibilités de peser sur une économie méprisant les hommes et les territoires.

Cette semaine restera certainement une mauvais semaine pour les français, et je crains que l'avenir ne confirme l'erreur que notre Pays commet en abandonnant nombre de ses pouvoirs à une Europe bien mal ficelée.

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