Honte à moi, je délaisse mon blog... Les occupations ne manquent pas : assemblée, commissions, rendez vous en cascade, hôpital de Mont-Saint-Martin, un peu de télé, Mairie, Manif, 5 stères de
bois à rentrer, course à pied....
Pour les fans, mais aussi les curieux, consultez aussi mon site officiel (en lien sur ce blog, en haut à gauche bien sûr), et n'hésitez pas à vous abonner en ligne à la News-letter, qui
parait tous les mois. Elle est bien faite car c'est mon équipe qui y travaille !!!
L'actualité politique est riche, et je prends ma part aux débats, à l'assemblée comme en circonscription.
Nous allons connaître une période électorale, avec les élections européennes. La liste socialiste est constituée, et je n'aurai pas d'états d'âme. Il faut faire un bon score, si nous voulons
faire passer nos idées dans les scrutins à venir. Même si le choix des candidats n'est pas forcément génial, il faut défendre le vote socialiste, seul barrage sérieux à la politique Sarkozy.
Chacun à sa place, et tous sur le pont !
Journée passée à de multiples rencontres : syndicats, administrations, associations...
Tous ont le même discours, craintes sur l'emploi, précarité, pouvoir d'achat en berne.
La crise n'est pas virtuelle, et dans notre bassin, ses effets sont palpables : chomage partiel, congés obligatoires, licenciements, fins de CDD;
Entreprises de l'automobile, sous-traitants de la sidérurgie - de ce qu'il en reste - , salariés de l'AHBL, employés des entreprises de service à la personne, tous sont frappés par une récession
que le gouvernement veut tantôt cacher, tantôt imputer à une fatalité mondiale qui le dédouanerait de toute responsabilité.
On oublie vite... Quand Nicolas Sarkozy vantait les mérites des prêts hypothécaires, quand Christine Lagarde, les yeux humides, regrettait que la place financière de Paris ne soit pas
la City de Londres, quand Luc Chatel vantait la modernité du libéralisme mondial... C'était il y a peu de temps, un an à peine.
Les mêmes, aujourd'hui, la bouche en cul de poule, nous parlent de régulation, de combattre les paradis fiscaux, de la fin du capitalisme financier débridé, du retour au partage des fruits
de la productivité.
Les mêmes nous disent que remettre en cause le triste "paquet fiscal" serait dangereux, que l'augmentation des salaires serait la fin de l'industrie, que la consommation n'a jamais été moteur de
la croissance.
Quel écoeurement, quel cynisme, quelle hypocrisie...
Je trouve quand même dans la détermination de mes interlocuteurs du jour des motifs d'espoir.
Je trouve aussi dans la mobilisation de mes amis de gauche, des forces syndicales, des enseignants, des signes de renouveau possible.
Continuons notre travail, et tout cela finira par payer.
Ce mardi, je votei sans état d'âme la censure de ce gouvernement.
Ce jeudi, je manifesterai sans réserve au côté des salariés et des retraités.
Je mesure les inquiétudes des français devant l'avenir sombre qui les attend.
Ce gouvernement est constitué de marionettes, dont les ficelles sont tirées par l'hôte de l'Elysée, lui même finalement le pantin des grandes fortunes françaises et internationales qui lui
accordent une existence médiatique puisqu'il sert leurs intérêts.
Les français sont prêts à des efforts. Ils savent qu'une crise puissante rend ces efforts nécessaires. Ce qu'ils n'acceptent pas, c'est que les efforts ne soient pas partagés.
Sans doute paieraient-ils plus facilement les franchises médicales s'ils n'étaient pas scandalisés par le bouclier fiscal.
Sans doute accepteraient-ils des gels de salaires s'ils ne voyaient pas les parachutes dorés et autres rémunérations démesurées.
Sans doute même comprendraient-ils quelques réductions de fonctionnaires s'ils ne sentaient pas que les services publics sont abandonnés au profit du secteur privé et des bénéfices des
actionnaires.
C'est bien sûr le sens de la motion de censure que je viens à l'instant de voter. Le résultat est connu d'avance. Jeudi, c'est dans la rue que les mécontents se retrouveront. Plus nombreux ils
seront, plus ils seront entendus. Seront-ils pour autant écoutés ?
Il faudra que ce qui se passe aujourd'hui serve de leçon pour les prochaines élections.
Ce soir, la Présidence de l'Assemblée Nationale a été lamentable. Le débat sur l'article 13, qui menace le droit d'amendement des parlementaires, a été interrompu
prématurément à la demande du rapporteur.
Après des protestations multiples, après des propositions concrètes faites par notre groupe, nous avons été conduits a quitter la séance, pour une durée indéterminée....
Cette droite est décidément la plus réactionnaire que nous ayons connue.
Le Président de la République veut tous les pouvoirs : presse, audiovisuel, justice, parlement....
La bataille continue... Mais, avant, je vais me coucher.
Depuis quelques jours, le travail parlementaire est intense.
Nous siégeons jusqu'à des heures pas possibles, dormons peu, et avons même siégé vendredi dernier et samedi.
J'y ai pris ma part, en défendant pied à pied le droit d'amendement des parlementaires.
Ce soir, mardi, vient en discussion l'article 13, coeur du texte, qui vise à imposer un temps "guillotine" limitant la durée des discussions et donc le nombre des amendements déposés sur un
texte.
Beaucoup de parlementaires sont sur le pont.
Peu de temps pour écrire, même si l'envie de raconter et d'expliquer est présente...
La presse se préoccupe plus des U.S.A., c'est peut être normal, mais un peu frustrant.
Si cette loi de la droite était votée en l'état, les droits des minorités seraient fortement amputées...
La droite tient la presse, régente l'audiovisuel public, musèle les juges....
On résiste, mais ils sont majoritaires !!!!
A bientôt, j'y retourne !
Derniers Commentaire