Hier, pour la première fois de ma vie, j'ai assisté -le mot est plus juste que participé- à la célèbre garden-party de l'Elysée.
Partis le matin en TGV avec Laurence, nous nous sommes rendus à pied, costumés comme il se doit, de notre mini-studio rue de Richelieu vers l'Elysée. Belle journée ensoleillée, trajet un peu parcours du combattant, car il fallait croiser les voies de dégagement du défilé finissant, et montrer patte blanche assez souvent.
Dans la file d'attente, nous côtoyons David Douillet, Hugues Auffray, et autres inconnus de nous, sûrement célèbres.
Comme dit Laurence, on reconnaît beaucoup de visages, mais personne ne nous connaît !
Accueil par la musique de la garde républicaine, dans la cour d'honneur, et nous franchissons le fameux perron, pour traverser la salle des fêtes.
Les buffets sont somptueux, accessibles au début, beaucoup moins ensuite. Le vin est très moyen, parfois bouchonné... Les jus de fruit du stand antillais réjouissent Laurence, et je me replie sur la bière pression...
Des côtes de boeuf rôtissent, mais les parts ne sont pas à mon échelle !
L'orchestre de la garde républicaine juché sur une belle estrade, exécute des morceaux de fort belle facture.
Nous croisons des collègues députés, très peu de gauche, et saluons quelques visages plus amènes, comme Elisabeth Guigout et son mari.
Vers 14 heures, le Président et presque tout le gouvernement sortent, accompagnés de Mme Bettancourt et sa famille, pour des discours et des médailles convenus.
Mme Carla a un regard tombeur, genre fauve charmeur, se faisant discrète pour mieux se faire remarquer.
Après un nouveau tour des jardins et quelques sucreries, nous rentrons vers 15 heures, à la fois déçus et contents...
Nous y avons été !
Pourquoi ? Certes par curiosité et un peu fiers d'être admis dans un cercle restreint ! Mais pour se dire aussi que notre famille, politique s'entend, et ce bout de France qui m'a élu, ont aussi leur place dans les hauts lieux de la République. J'avais hésité à déserter ma commune et la fête populaire au stade municipal, à servir des bières au profit du Comité des fêtes. Je crois devoir faire les deux, même si le plaisir n'est pas forcément où on l'imagine.
Après un petit somme réparateur et un bisou à Sylvine venue nous saluer, nous avons bravé la foule et les rames de métro bondées pour le feu d'artifice du Trocadéro.
Alors là, peut-être mal placés sur le pont de l'Alma, peut-être trop exigeants sur nos attentes, nous avons été déçus de ce que l'ont dit le plus beau feu de l'année. On a regretté Trieux, les visages sympas, la proximité, les yeux émerveillés des enfants.
Bref, un 14 juillet mitigé, certes original et inhabituel.
L'an prochain, je ne suis pas sûr de faire pareil.
Ce matin, le travail à l'Assemblée a repris avec d'autres textes injustes au menu. Les fons-flons sont oubliés, la réal-politique reprend le dessus !

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Je tiens à continuer à écrire moi-même sur ce blog, pour lui conserver son caractère personnel, que certains m'ont dit apprécier.
L'expérience montre que le temps me manque parfois.
Pour les accros, je rappelle ici le lien de mon site, animé par mon équipe, où vous trouverez beaucoup d'infos, des vidéos, le textes de mes interventions, des photos, mon agenda....
Une news letter est publiée, vous pouvez vous abonner en ligne sur le site.

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Alors que beaucoup de français aspirent à la détente, l'Assemblée Nationale poursuit ses travaux.
Qui plus est, le Gouvernement profite de la période estivale pour enchaîner des textes de loi dont la teneur pose questions :

Ainsi, le dernier en date détruit le droit des salariés, en laissant les négociations internes aux entreprises prévaloir sur les accords de branche. On imagine le chantage à l'emploi, à la compétitivité, comme chez Bosch ou chez Goodyear, du style : signez l'accord pour vous faire exploiter ou bien je délocalise.
Les 35 heures sont mortes, les forfaits jours des salariés autonomes sont explosés, les employeurs rigolent.

Nous allons "amuser la galerie (des glaces !)" à Versailles, en examinant une réforme des institutions consacrant le mode de scrutin du Sénat qui restera à Droite pendant quelques siècles encore, et en faisant semblant de donner plus de droits au Parlement, avec quelques mesurettes dont se fichent les français.

Nous auront droit au sketch du droit d'accueil des élèves, alors qu'on expulse les étrangers à tour de quotas ! L'école souffre plus du non remplacement des enseignants malades ou en stage suite aux suppressions de postes, que des grèves qui coûtent beaucoup de pertes de salaire aux enseignants. Est-ce que l'on veut une école-garderie ou une école de l'enseignement citoyen et républicain ?

Quoique l'on en pense, des députés socialistes se mobilisent -j'en témoigne- et font les séances de nuit, en s'opposant autant que faire se peut, jusqu'aux votes qui consacrent la suprématie que les électeurs ont donnée à la droite.

Ingrid Bétancourt a occupé, et c'est justice, le devant de l'actualité.

Les batailles parlementaires ont été occultées, mais j'en ai mené ma part.

Parallèlement, le groupe socialiste a -comme c'est la règle tous les ans- renouvelé ses instances dirigeantes. Il aurait mieux valu attendre un an de plus, pour éviter cette image de division plus que néfaste.

Vivement le congrès !

Allez, je file en séance voter contre le projet du "gentil" Xavier Bertrand.

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J'ai été absent de ce blog depuis quelques temps.

Le travail parlementaire est plus que soutenu, et trouver le temps de nourrir ce blog est difficile. Je n'ai pas d'excuses, j'ai des explications.

La semaine passée, par exemple, a été plus qu'intense :

Le lundi, arrivé à Paris vers midi, j'ai eu une rencontre avec une délégation de députés luxembourgeois accompagnés de l'Ambassadeur du Luxembourg à Paris. Au menu, asperges et poisson, mais aussi Belval, le contournement routier, la ligne ferroviaire Longwy-Belval-Thionville et la création d'un G.E.C.T..

Le mardi matin, une Question Orale au gouvernement, sur les insuffisances du TGV Est, son prix, ses places disponibles et la desserte du Pays-Haut. Une réponse nulle du Secrétaire d'Etat à l'Aménagement du Terriroire...

Dans la foulée, à la réunion de groupe de 11h., je suis désigné pour poser ma première question au Gouvernement, sur le prix des carburants et le chèque transport. Vite, il faut consulter, rédiger, faire valider, et déstresser pour être en forme.


A 15h30, ça se passe bien pour moi ; dans les temps, ferme et clair, interrompu par les encouragements des collègues. En revanche, la réponse de Nathalie Kusciusko-Morizet tombe à plat et est accueillie par un silence glacial des députés U.M.P.. Des traces d'O.G.M. sans doute, et une ministre sous perfusion...

Jour de grâce que ce mardi pour moi, j'ai aussi été désigné comme responsable du suivi pour le groupe d'une proposition de loi U.M.P. sur les dérogations au travail dominical.

A 18h, j'anime une réunion de travail des collègues pour organiser la bataille, programmée d'abord le 10 juin, repoussée depuis au 17 juin.

Le mercredi, Jean Marc Ayrault me demande de présenter nos réflexions au groupe au complet à 11h, tâche qui me vaut des encouragements et quelques compliments.

Consigne m'est donnée de travailler une centaine d'amendements !

La collaboratrice du groupe est efficace et de bon conseil, et Jean Mathieu, actif, fait les recherches nécessaires et rédige les argumentaires.

Beaucoup de "premières" pour moi, je défendrai une des motions de procédure (30 minutes à la tribune) et aurai déléguation du Président pour la séance pleinière... A moi de jouer et de faire mes preuves.

La vie continue cependant, et le reste du travail se poursuit, il faut être présent sur la loi "réforme de la constitution" et, depuis, l'examen du texte "LME" a commencé.

Un comité de dessertes Ter à Audun le Roman, des passages en Mairie et à la Permanence...

Week-End chargé en représentations, je reviens dès le lundi pour bosser et apprendre le décalage d'une semaine du texte que je dois suivre ! Moins d'urgence, mais désorganisation dans les réunions...

Allez, je ne me plains pas, j'aime ce travail et j'y apprends beaucoup !

Je vous tiens au courant de la suite !


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Après l'intervention du Président à la télévision, c'est encore plus de rigueur qui se profile pour la grande majorité des français.

Ici, à l'Assemblée Nationale, on sent les députés de droite parfois gênés aux entournures, mais contraints au silence et à la solidarité avec un gouvernement toujours arrogant, obstiné, ne trouvant son unité que dans les attaques contre les socialistes...

Ils en sont encore aux 35 heures, et oublient qu'ils sont au pouvoir depuis 6 ans, en ayant creusé les déficits. Qui se souvient aujourd'hui que Nicolas Sarkozy a été Ministre de l'Economie et des Finances ?

Face à cela, nous devons garder nos valeurs, et dénoncer pied à pied les inégalités toujours plus fortes dans notre pays et dans le monde.

Au nom de la Réforme, de la Modernité, on nous raconte des mensonges, et, même si des zones d'incertitudes méritent attention, notre pays reste riche et pourrait mieux partager ses richesses.

La Société Géénérale a trouvé en vitesse et en secret 7 Milliards d'Euros, l'Angleterre, pour sauver ses Banques, en a débloqué plus de 60 ! Pendant ce temps là, on taxes les malades pour 800 Millions, on rogne sur la Prime pour l'Emploi des petits pour financer un bout du RSA qui, au rabais, cherche un Milliard ou à peine plus !

C'est affligeant et désespérant. Les députés UMP managés par l'Adjudant Coppé entendent "A droite, droite !" et "Silence dans les Rangs !"

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