Repos, famille, agapes... Cette période écoulée a été douce et chaleureuse. J'ai eu plaisir aux retrouvailles familiales, en particulier de mes filles trop souvent
éloignées...
Le travail reprend, je retourne ce soir à Paris, avec un mois de janvier très chargé.
Décembre avait été un mois si dense que ce blog a été (encore une fois) négligé.
L'actualité parlementaire avait été intense en décembre, le fameux texte sur le travail du dimanche ayant été finalement repoussé à mi-janvier, après une séance où la droite a reculé, de peur
d'être minoritaire...
Pour moi, quelques interventions à la télé, LCP, et à la radio, RTL, et diverses citations dans la presse. Un travail collectif avec de nombreux collègues, des syndicats, les collaborateurs du
groupe : le métier qui rentre.
Janvier promet des séances marathon, mais je m'en délecte à l'avance.
Je souhaite à toutes et à tous une année 2009 riche en amitié, en amour, en solidarités. Je crains des moments difficiles, car la crise s'annonce profonde et longue. Ce gouvernement en profite
pour continuer à massacrer les droits sociaux et à aggraver les inégalités au profit des plus riches. J'en suis souvent révolté, pas pour moi, mais pour les jeunes, pour les malades, pour les
plus fragiles. Que chacun cherche à vaincre les peurs qui, même légitimes, paralysent et n'encouragent pas à l'action.
Que chacun trouve ou retrouve le goût de l'action collective.
Triste victoire que celle de Martine Aubry. Les partisans de Ségolène Royal ont exagéré :
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Sur les annonces du soir du second tour, ils reprochent l'annonce dans la nuit de la victoire
de Martine, oubliant qu'eux mêmes, dès 23 heures, avaient fait état d'une victoire de Ségolène avec 53% des voix !
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Sur les fraudes, en fait quelques erreurs, ils oublient de dire que certaines fédérations très ségolénistes voyaient d'un très
mauvais œil le contrôle des votes, et que le cas de la Guadeloupe est bien curieux.
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Sur le ton, Manuel Valls et d'autres, en appelant aux tribunaux et aux manifestations devant Solférino, ont donné une image
que tous les socialistes regrettent. 14 manifestants devant la mutualité - j'y étais et j'ai compté - ont été montrés en boucle brandissant une pancarte ! Quelle image...
Maintenant, l'heure est au travail, à la remise en route du PS, pour que les français trouvent l'alternative qu'ils attendent. Le
chantage et les postures d'une fraction du Parti - un jour victimes, un jour vainqueurs - ne doivent pas être le centre de nos réflexions. Retournons près des gens, sur leurs sujets de
préoccupations, et redevenons un parti militant, quels que soient notre ancienneté dans le parti, notre âge, notre origine...
J'ai 25 années de parti, ce n'est ni une gloire, ni une tare !
Je suis élu, grâce au parti, que je sers de mon mieux. Là encore, ce n'est ni une gloire, ni une tare !
La constitution de nos équipes dans le parti comme le choix de nos candidats aux élections, ne doit
pas être le casting d'une série télévisée, mais prendre en compte les compétences de chacun, que l'on trouve sans nul doute dans la diversité de nos adhérents, sans à priori.
Cela sera ma position, en respectant mes amis du PS, sans exclusive ni esprit
partisan.
Journée chargée pour moi ici à l'assemblée : Dès 9 heures, réunion des commissaires socialistes de la commission des affaires sociales, pour coordonner le travail.
A 10 heures, réunion de ladite commission, où on nous confirme que le texte sur le travail dominical est programmé pour mi-décembre. A 11 heures, réunion du groupe des députés socialistes où Jean
Marc Ayrault me propose de poser une question au gouvernement sur ce thème. Je remonte l'écrire en vitesse dans mon bureau.
Déjeuner avec mon oncle, ma tante et sa soeur au restaurant. Leur visite était prévue de longue date. Ils pourront me voir intervenir ! Peu avant 15 heures, dernière mise au point de mon texte,
mis en forme par Jean Mathieu. 15 h. 20, j'interviens en direct, et subit une réponse évasive d'un Xavier Bertrand moins inspiré que d'autres fois.
Mais la journée n'est pas finie, car j'interviens 10 minutes en séance sur le texte "revenus du travail" qui m'avait mobilisé fin septembre et qui revient en dernier lieu après la commission
mixte paritaire. Intervention écrite en vitesse entre les réunions précédentes, je mouche encore un peu Xavier Bertrand, dans un hémicycle cette fois vide et beaucoup plus calme.
Envie de dormir ? Que non ! Le texte sur le redécoupage électoral est en discussion, je dois "faire" 5 minutes dans la discussion générale ! Programmé en fin de séance, je ne suis pas sûr de
passer cette nuit ! A cet instant, j'envisage de renoncer, car demain je pars à 7h. Trois interventions le même jour à la tribune, c'est peu courant ! Pas peu fier le Kiki !
Le travail est fait ! Je pense même bien fait ! Après, on dira, comme à Reims, que nous sommes inaudibles. Moi je fais mon travail, et même si j'ai dit mes préférences, je ne fais pas du
leadership au PS, l'alpha et l'oméga de mon travail au parlement. D'autres collègues sont sur leurs terres à battre la campagne interne, ou paradent aux côtés des stars sur les plateaux
télé...
Le discours de Ségolène à Reims m'a interpelé, dérangé. La vie politique n'est pas faite que d'intentions, fussent elles portées par des socialistes ! J'attends de mon parti qu'il porte un projet
plus que des slogans. Un candidat ou une candidate doit définir les mesures concrètes qu'il va porter, avec tous les socialistes. Le reste ne relève que de la forme et de questions qui amusent le
star-système.
On verra demain soir, peut-être vendredi soir. De toute façon, on mettra du temps à s'en remettre !
Pendant ce temps, la droite vote ses textes avec sa majorité servile !
Vivement la semaine prochaine !
Un vote partagé, un parti éclaté, des ambitions fortes, tous les ingrédients d'un congrès difficile sont réunies.
Pourtant, les responsabilités du Parti Socialiste sont grandes, car face à la politique habile, partisane et bien vendue du Gouvernement de Nicolas Sarkozy, la France cherche une alternative que
nous ne sommes pas capables de fournir.
Les résultats du vote des adhérents ne dégagent pas de majorité claire. Le rassemblement des motions arrivées derrière celle de Ségolène Royal apparaitrait comme un front contre elle. A
l'inverse, compte tenu de sa façon d'ignorer le Parti, le ralliement autour de celle qui fut notre candidate en 2007, relèverait de compromis assez impensables. Encore eut-il fallu en avoir
conscience plus tôt et ne pas multiplier le nombre de motions qui a généré cette situation.
Nous sommes collectivement coupables, chacun a cru en sa victoire seul. Moins de 5 000 voix donnent aujourd'hui un sentiment de victoire à Ségolène Royal qui oublie qu'elle avait rallié deux fois
plus de suffrages lors de sa désignation comme candidate du Parti.
Ayant choisi Martine Aubry, j'avoue être partagé et attendrai le Congrès de Reims pour me déterminer. L'idéal serait de trouver un candidat de renouvellement, résolument à gauche, capable
d'incarner un parti aujourd'hui inaudible malgré ses valeurs humanistes et le travail de ses nombreux adhérents et élus.
La vie politique demande aujourd'hui qu'un projet soit porté par des individus, et la forme est de nos jours plus importante que le fond. Si Ségolène Royal doit être cette incarnation du projet
socialiste, et surtout si elle respecte le rôle de notre parti et le choix de ses orientations, alors je serai de la partie, en mettant mon travail de parlementaire au service de mon parti.
J'attends de notre premier secrétaire qu'il en fasse de même...
Si le congrès est chaud, cela ne sera pas une catastrophe, encore faudra-t-il qu'il débouche sur une ligne claire et portée par tous !
Grosse semaine pour votre député, semaine marquée par deux élections importantes, l'une aux Etats-Unis, l'autre au PS ! La première est finie et la victoire d'Obama donne de l'espoir, et met fin
à la triste période Busch. La seconde est plus confuse, et on ne sent pas les choses se décanter. Espérons que le congrès de Reims dégagera une ligne plus claire de notre parti, mais surtout que
cette ligne reste appuyée sur sa gauche !
Hier, la majorité de droite a adopté à l'Assemblée Nationale le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Ce budget est injuste et irréaliste. Il culpabilise les malades et les
retraités, il se fonde sur une croissance à laquelle personne ne croit, il conduira à un déficit prétexte au transfert au secteur privé de nos régimes sociaux qui serait la source des pires
inégalités.
Depuis, l'exament du budget 2009 a commencé, avec un tableau aussi sombre : suppression des moyens de l'Etat, aussi bien en moyens humains que financiers, étranglement des collectivités locales,
politiques fiscales toujours aussi inégalitaires....
Parallèlement, la crise financière devenue économique, donne à la droite des prétextes pour faire passer ses mauvais coups : fin des 35 heures, rachat des RTT, blocage des salaires, travail
dominical, retraie à 70 ans...
Les députés de gauche font ce qu'ils peuvent, mais les votes se succèdent avec toujours les mêmes résultats.
J'ai fait hier soir un aller-retour à Audun le Tiche, pour accompagner le Préfet de Région au festival : pâte au four, cappelettis et un film très... Italien.
Retour à Paris, réunion de groupe, séance publique... Demain, plein de réunions en Lorraine, vivement le pont du 11 novembre !!! je pourrai soigner un lumbago bien douloureux...
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